Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 21:29

J'arrive bien à l'heure pour chercher ma fille à l'aéroport de Ben Gourion.

L'avion a du  retard.

Tous les avions ont de retard.

J'attends avec des centaines d'autres, épiant les arrivées.

Bratislava, Paris, Bourgas, (?), Bruxelles, Atlanta, Genève, ...

 

Des groupes sortent, des monceaux de valises sur les chariots effondrés, scrutant ceux qui poireautent, et soudain, un sourire, on accélère, comme si les amis ou la famille allaient s'envoler tout à coup.

Certains ce précipitent à la rencontre des voyageurs, embouteillant la sortie, d'autres ne peuvent attendre ailleurs que devant la porte automatique, empêchant les gens de pénétrer dans la salle d'arrivées.

 

Une fille, à côté de moi, debout, jette un oeil sur les arrivants, et un oeil sur son "I machin", (vous savez, le nouveau bidule grand comme un bouquin), ouvert sur une page hautement capitale.

Celle de l'un des réseaux sociaux qui vous rend asocial.

 

J'essaye de deviner, d'après les têtes des voyageurs, d'où ils reviennent.

Ce qui est parfaitement ridicule, évidement, mais un avion qui revient de Moscou, n'a quand même pas les même passagers que ceux qui reviennent de France.

 

Les gens attendent avec des ballons, un dans chaque main, ou carrément un bouquet de coeurs flottants des "I love you", accueillant à grand renfort d'accolades les revenants, ils se serrent et s'enlacent, soudain si démonstratifs.

 

Ils prennent des photos des gens, derrière, devant et à côté de leur bagages, offrant et recevant des cadeaux, et puis, en bons israéliens, ils vont s'asseoir aux différentes cafétérias pour boire un café, ou une boisson fraîche, et pour manger bien sûr.

 

Des américaines sont venues avec un grand panneaux "home made", et des t-shirt sur lesquels il y a une photo d'un groupe de gens.

Deux jeunes filles arrivent de je ne sais quelle destination, et elles les assaillent de "Welcome welcome!"

 

Et vas-y que je pose avec les filles, les filles derrière le t-shirt déployé, la dame avec les filles, sans la pancarte, puis avec la pancarte, puis seule avec la pancarte...

 

Et encore une, encore une, une dernière, et la dernière.

"Great !"

 

J'entends des cris de joie.

Une nuée de petits religieux et leur mère heureux de courir partout, les aînés surveillant les cadets, pendant que les mamans papotent, des bébés dans les bras.

 

Un jeune orthodoxe à la démarche raide, accompagné de son fils de 10 ans, habillé comme un vieux, et des ses trois petites soeurs attendent, eux aussi.

Ils parlent yiddish entre eux.

Le gamin s'occupe de ses soeurs avec amour et attention.

 

Ils portent tous un vêtement rayé bleu et blanc.

Le grand frère un pull manche longue (32degrés dehors), les filles une robes ou un t-shirt rayés.

 

Je suppose qu'ils attendent leur mère.

 

Et oui, la voilà.

Reconnaissable ... à son pull rayé.

Elle porte un bébé dans les bras, en body rose, ce qui dénote un peu.

 

C'est la secte des marins orthodoxes !

Ou des orthodoxes au pied marin ?

 

Soit.

 

Soudain un type sort, une tête de belge poussant un chariot de belge, portant un t-shirt Carlsberg...

 

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Par Miss caustic - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Ma vie en Israël
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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 14:50

 

Je remercie ceux qui se demande où j'ai bien pu passer, mais tout baigne, merci.

 

Enfin, si on peut dire.

 

Je travaille comme un âne, j'ai perdu deux tailles de pantalons (oui, ça c'est bien), je crève de mal aux jambes et j'ai des envies peu avouables vis-à-vis des clientes.

Mais je persiste dans mon projet, ce qui me fait tenir, en imaginant le jour merveilleux où je dirai "salut et à jamais"***

 

Je vis une expérience traumatisante mais néanmoins pas nouvelle avec Maîtresse Avital, devenue gérante du magasin où je travaille, celle-ci se métamorphosant tel le loup-garou, en monstre aux instincts sanguinaires.

 

Car dans une chaîne, peu importe de quoi, il y a un tas d'intervenants qui, du sommet jusqu'à presque le sol, s'emploient à torturer mentalement, tous ceux qu'ils prétendent dominer.

Vous me suivez ?

 

chefs.jpg

 

Il est des patrons qui s'imaginent que diriger c'est terroriser et, celui de la chaîne qui m'emploie, a donné ce poncif en héritage, outre les pépettes, à ses 4 enfants.

 

Ces 4 enfants, nés dans la soie tissée avec la sueur de leurs parents, élevés dans l'idée sans équivoque, qu'être patrons, c'est génétique, se partagent donc aujourd'hui la lourde tâche de traumatiser les sous fifres en tous genre.

 

Et une chaîne, comme son nom l'indique, est une suite de maillons faibles faits de chefs, sous-chefs, cheffaillons et autres trous du cul. 

 

Là où ça devient vraiment rigolo, c'est que tout le monde se tire dans les pattes et où chacun dénigre le travail de l'autre.

 

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Ainsi, celle que j'ai renommée Botoxa, vous aurez deviné pourquoi, (une bouche de poisson surmontant deux flotteurs accrochés à deux brindilles), envoie des sms, 10 fois par jour, juste pour se contredire.

 

Ah non, juste parce qu'elle est chef.

Chef de quoi, personne ne sait vraiment, et d'aucuns sous-entendent qu'elle couche.

 

Mais, je m'égare.

 

Toujours est-il que Botoxa est payée semble-t-il, pour nous envoyer des messages contradictoires.

 

Exemple.

Je réceptionne la marchandise du matin, et parmi les 5 sacs que je dois ouvrir, il y en a deux sur lesquels il est écrit "Ne pas ouvrir sans l'autorisation de Botoxa !"

 

Une heure plus tard, au moment de l'ouverture du magasin, quand tout est mis en place, message : "Ouvrez les sacs !"

 

En même temps, coup de fil d'une autre chef : "Avez-vous ouvert les sacs ?"

 

Message suivant, alors que le magasin est bondé d'emmerdeuses venues échanger, rouspéter, essayer, hésiter.

 

"Les articles 125468, 125789, 125412, 125778 doivent porter l'étiquette "Prix Spécial", et les pantalons bleus réf. 125444 qui sont sur des cintres doivent être pliés à la place des t-shirt turquoises, réf. 125698, qui eux doivent être mis sur cintre."

 

Coup de fil, 3 minutes après de la sous-chef qui est la chef de ma chef.

"Vous avez mis les étiquettes ? Vous avez mis les.....?"

 

Une heure plus tard. "Les pantalons bleus réf.125444 doivent rester sur les cintres."

...

 

Ils n'y sont plus, sur ces p... de cintres.

 

Vous avez dit "boulot de con"? Vous avez raison !

 

Tout ça me faisait bien marrer, jusqu'à ce que Maîtresse Avital se mette à stresser comme une dingue et à nous harceler de ses invectives envenimées et incessantes.

 

Elle devint agressive et plus.

Pas seulement avec nous, les besogneuses, mais aussi avec les clientes.

 

(***Jeudi, je l'ai envoyé paître.)

 

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Par Miss caustic - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Ma vie en Israël
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 23:22

Je suis allée à la plage, à Tel Aviv.

 

Le vendredi il y a un monde fou qui circule.

Les gens font leurs achats pour shabbat, envahissant aussi les boutiques, afin d'achever les vendeuses avant le week end.

 

La foule se précipite sur la plage et moi je m'installe à un café, les pieds dans le sable.

Le soleil tape, je m'étale sur ma chaise, bien à l'ombre.

Je ferme les yeux.

 

Je sursaute quand la serveuse se précipite sur moi avec la carte et me demande si je veux commander.

Pour l'instant, un jus d'orange, j'attends des amies.

 

Je ferme les yeux.

 

Le maître nageur hurle dans le micro.

"Revenez par ici les enfants, vous nagez trop loin !"

"Oui, vous les filles, rapprochez-vous mes chéries, c'est dangereux !"

"Vous allez bouger oui ? Je parle hébreu ou pas ? "

 

Devant moi, madame, une fashion anorexique, et son mari, qui lui, a le droit d'avoir du bide et qui a plus de seins que sa femme, s'extasient devant leur petite fille de 9 mois.

 

Arrive la noubou et l'aîné des enfants, 3 ans à tout casser, un petit blondinet infernal, que rien, ni la mère, ni la nounou, ni une troisième femme arrivée de nulle part, ne pourra calmer.

 

Il gueule comme un damné et bientôt ce sont 5 personnes qui s'ingénient à le satisfaire.

Sous l'oeil attendri de maman, et le mien, assassin.

 

Les peaux rougissent, les bières défilent, ça sent la crème solaire et les ailes de poulet à la sauce chili.

Mes ailes de poulets, en l'occurrence.

 

La mer fait de grosse vagues et leur musique me détend de toute une longue et horrible semaine de labeur.

 

Les gamines sont sorties de l'eau, le garde peut se taire et le blondinet est tombé de la chaise sur laquelle il se balançait dangereusement depuis 10 minutes, face contre sable, ce qui l'a calmé pour 2 secondes.

Avant de lui donner enfin, une bonne raison de gueuler.

 

Moi je quitte tout ça, requinquée et bronzée, en pensant déjà, à la prochaine fois.

 

 

chien-a-la-plage.jpg

Par Miss caustic - Publié dans : La vie est belle - Communauté : Ma vie en Israël
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 00:06

 

 

Pervers Pépère n'aurait donc pas obligé la femme de chambre, mais c'est elle, la cochonne, qui, voyant ce bel homme séduisant la provoquer, nu car sortant de sa douche, (quelle idée de sorti nu de sa douche aussi !), se serait jetée sous son bide, pour l'engloutir.

 

En fait, c'est lui qui devrait porter plainte pour viol.

 

Et puis, toute guillerette, elle est allée nettoyer d'autres chambres, avant de se dire que finalement, elle allait porter plainte.

 

Don Juan étant parti vaquer à d'autres affaires, comme s'envoyer l'hôtesse de l'air par exemple, elle est retournée dans la chambre du délit pour se rouler dans le sperme généreusement projeté par le fringuant sexa, afin d'accumuler les preuves contre ce salaud qui ne l'aurait pas remerciée suffisamment pour la petite gâterie.

 

leonor fini

 

Ensuite, elle a couru porter plainte et son employeur a fait suivre.

 

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, DSK, se retrouve menotté et à la une de tous les journaux de la planète.

Même en Papouasie, on connaîtra dorénavant les célèbres initiales.

 

La presse transmettra tout ce qu'elle pourra entendre et imaginer de plus immonde et la présumée victime, elle, disparaîtra on ne sait où.

 

Tout ça a passionné le public pour diverses raisons qui m'échappent je l'avoue, et clou de la soirée du 1er juillet, la femme de chambre a menti.

 

C'est une menteuse !

 

Elle a menti sur sa demande d'asile.

(Je me demande combien de demandeurs d'asile disent la vérité, moi.)

 

"Bonjour, je viens d'Afrique et j'aime trop les hamburger."

 

La pauvre femme, après que son délicat avocat ait donné des détails sordides sur ses blessures, n'a plus qu'à écarter les jambes devant la caméra pour prouver ses dires.

 

Elle a eu plein de sous sur un compte en banque, et est copine avec un dileurre.

Donc elle n'a pas été violée.

 

Tout ça est limpide.

 

On connaît donc aujourd'hui la vie sexuelle de DSK, ses préférences, ses goûts, et quelques ex-victimes sont prêtes à porter plainte contre lui.

Enfin elles se tâtent encore. (Sans jeu de mot.)

 

 

Anne Sinclair est passée pour une icône ou une conne, ce qui fera d'elle à jamais une iconne.

Et pour ceux qui n'étaient pas au courant, moi par exemple parce que je m'en fous, Anne est immensément riche et tout aussi immensément amoureuse de son partouzard de mari.

 

Quant aux milliers de femmes qui sont abusées par des salauds tous les jours, elles n'oseront plus porter plainte, préférant l'indignité à l'étalage de leur éventuelle séropositivité, extrémisme religieux, ou 3ème oeil caché sous une mèche de cheveux.

 

Qui sort grandi de cette histoire ? Personne.

Par Miss caustic - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Etats d'âme
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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 23:23

 

Je suis allée à Raanana ce matin, et je me suis payé le bus.

Pour changer.

Le chauffeur, un russe rigolo, (si, ça existe), nous a trimballé à travers toute la ville, avant que je n'arrive enfin à mon point de rendez-vous, le Canyon (mall, shopping, centre commercial sur deux étages ou ce que vous voudrez).

 

Je lui ai demandé de me prévenir quand je devrais descendre et c'est ainsi qu'il a commencé à me faire la conversation alors que je m'informais à propos d' un chemin plus court pour rentrer chez moi.

Plus court parce que faire le tour du monde, juste parce qu'un crétin, un jour, certainement heureux propriétaire d'une voiture, lui, a décidé de nous imposer une visite du pays, au cas où on s'ennuierait.

 

Il connaît bien les trajets et les numéros de bus ce chauffeur, mais il se mélange les pinceaux car...

"Tu peux venir avec le bus 10 mais il ne tourne que le matin jusqu'à 10h et puis il fait un break jusqu'à 18h, heure à laquelle il reprend son tour.

(Dis-donc le break...!)

 

 

"Le 6 aussi passe chez toi mais quand, ça je ne sais plus car c'est comme disait Pouchkine, on apprend on apprend, mais qu'est-ce qu'on retient ? "

 

"Ah, et puis il y a le 12, mais celui-là, je ne sais pas où il passe exactement."

 

Et de m'énumérer des numéros de bus dont je n'ai jamais entendu parlé, surtout ceux qui passe une fois par jour dans ma rue.

 

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Quand les gens montent, ils leur demande où ils veulent se rendre et les conseille au mieux.

En russe ou en hébreu.

 

Ce type n'est ABSOLUMENT pas représentatif des chauffeurs de bus de ce pays !

 

Ah ! Voilà le Canyon.

 

Il crie aux passagers, "Canyon Reenanim pour ceux que ça intéresse, il y a des affaires à faire au 2ème étage!"

Et il me fait un clin d'oeil.

"J'ai un magasin au 2ème étage."

"Ah bon ?"

"Mais non, me rétorque le comique, il manque plus que ça dans ma vie ...!"

 

Le soir, je sors exsangue du boulot, il est 21h45 et je n'ai eu que des dingues qui ont essayé absolument tout le magasin, y compris les housses de plastique qui recouvre les chemisiers blancs, j'ai couru 100000 fois dans la réserve pour une cliente au ventre très proéminent, qui n'a pas arrêté de me dire que décidément on le voit trop, ce ventre.

Un ventre gros comme si elle portait des quintuplés qui auraient largement dépassé le terme, et je lui rétorque à la fin, parce que je n'en peux plus, que la blouse qui effacera son ventre n'a pas encore été crée.

 

Je sais, c'est mal.

 

joker_final1280.jpg

 

Je monte dans le bus qui va me ramener chez moi et voilà-t'y pas que le chauffeur qui est nouveau se fait expliquer par une brave dame le chemin.

Le mec sait à peine comment ouvrir les portes du bus.

Il roule à du cinq à l'heure et freine tout le temps.

 

J'ai la nausée.

 

"Prends à gauche au feu, juste après il y a un arrêt, tu t'arrêtes, tu ouvres les portes et tu dis bonjour..."

Non je déconne, mais le gars ne sait ni où son les arrêts, ni quelle rue prendre.

Et ça c'est véridique.

"Attention, dis la dame, il y a un arrêt après cet arbre."

"Tu vas jusqu'au bout et tu fais le tour du rond-point, pour reprendre la même rue dans l'autre sens. Non, pas cette rue, la suivante."

 

Quand vient le tour de Mamie de descendre, il lui lance, "Tu descends ? Et je fais comment moi ? "

panique-questions.jpg

 

"T'inquiètes, lui répond celle-ci, elle va te guider."

 

Elle, c'est une jeune fille assise derrière le chauffeur, qui va effectivement lui dire tourne à droite, tourne à gauche, là il y a un arrêt...

"Là-bas c'est le terminus, tu es arrivé ! "

 

"Merci !"

"De rien ! Et bonne chance !" lui lancent les derniers passagers.

Par Miss caustic - Publié dans : Portrait - Communauté : Ma vie en Israël
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  • Miss caustic
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  • Je suis quelqu'un d'inintéressant qui raconte des choses intéressantes. Ou le contraire. Bavarde. Gai luronne à ses heures. Imbue d'elle même et menteuse! Non, ça ce n'est pas vrai!

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