Overblog Follow this blog
Administration Create my blog
January 21 2011 6 21 /01 /January /2011 16:33

Le vendredi matin, c'est l'effervescence.

 

Pendant que les femmes font la cuisine ou les courses, ou alors qu'elles sont dans les salles de sport ou tout simplement au lit à faire la grasse mat', les hommes sortent les bébés et vont se balader.

 

Les terrasses sont pleines de gens venus boire un café ou manger.

On fait les soldes en famille et on s'agglutine dans les magasins.

Des échoppes fleurissent un peu partout, présentant des pains artisanaux, des fraises du moshav, des jouets ou de jolis bijoux en toc.

A peine le temps d'ouvrir le magasin, que c'est le bain de foule.

 

Plus__droite_pour_la_piscine_plus__droite.jpg

 

Et si en semaine le plus grand plaisir de ces dames est d'absolument tout déballer, le vendredi matin, on vient tout essayer. Tout.

Aujourd'hui, Liora m'a dit que je suis au top des ventes, ce qui me rend très fière, vu que je n'ai toujours pas compris ce que veulent la plupart des clientes.

Il y a un tableau avec les scores de la meilleures vendeuse du jour, de l'heure, de la minute.

Liora, ça l'occupe.

Et le fait que je vende mieux que Sunshine la réjouit.

 

Svetlana, que j'ai rebaptisée Sunshine accueille les clientes avec un shalom aussi joyeux qu'une majorette obligée de défiler sans avoir eu le temps de s'épiler.

 

majorette-homme

 

En plus elle a la crève, et bien qu'habillée comme un ours polaire, elle a mis le chauffage a fond.

 

On parle français, arabe, anglais, perse et même une de ces langues scandinaves qui donnent l'impression que les personnes parlent au ralenti.

Neuscreuteumeu peu bepeuteu reuteveu ?

 

Une dame m'interpelle et je mets 15 secondes à piger qu'elle ne s'adresse pas à moi en hébreu.

Je lui dit que je ne comprends pas et elle, toute surprise "You don't speak russit ?"

C'est vrai ça ! Comment je ne speak pas russit après deux ans qu'on m'emmerde au téléphone, quand je prends un rendez-vous.

Pour l'hébreu tapez 1.

Pour l'arabe tapez 2.

Pour le russe ...

 

Et avec toutes les chaînes de télé russes à ma disposition, avec tout ça, je ne connais qu'un mot.

Pajalsta ! Pardon.

Pajalsta, I dont speak russit.

 

Sous les yeux du mannequins afamé qui tapisse nos murs et qui représente la marque, je vends à des dames qui font jusqu'à la taille 52.

Elle sont branchées et aiment les couleurs et la mode.

Elles sont contentes de trouver plein de choses qui les rendent belles et moi je suis heureuse de pourvoir leur dire qu'elles ont du choix.

 

ma bimbo

 

Les maris assis ou debout, l'air résigné, les regardent se mirer et donnent leur avis en marmonnant.

Parfois, ils mettent un véto.

Trop de paillettes, n'aime pas la couleur, trop long, j'ai faim.

 

Il y a les filles qui accompagnent leurs maman pour rajeunir leur look, et ça me rend toute chose parce que je pense à la mienne de fille.

 

Je suis crevée mais j'avance à grands pas dans mon étude sociologique.

J'ai des horaires de fous, Abital étant partie voir sa famille à New York pour un mois.

 

Parfois je suis au magasin à 07h20, jusqu'à 15h30, et parfois je ferme à 21h45.

 

Une nouvelle fille commence dimanche.

Elle a l'air dynamique, c'est le moins qu'on puisse dire.

Sunshine va l'adorer !

Repost 0
Miss caustic
write a comment
January 19 2011 4 19 /01 /January /2011 13:03

 

J'ai décidé de cesser de me faire exploiter ... par certaines boîtes françaises en Israël, tout comme de travailler en français.

Je dis certaines, car j'ai eu des patrons honnêtes aussi; mais le piège de travailler et d'être entourée de francophones, tout comme les anglophones le font dans des boîtes où tout se passe en anglais, est dangereux car il limite les olims dans leur choix de boulot.

Et je suis loin d'être la seule à le penser.

 

J'ai donc appelé le  משרד הקליטה ministère de "l'intégration", qui ne sert pas à grand chose en général, et j'ai dit à mon interlocutrice habituelle, "Trouves-moi un boulot en hébreu !"

Et voilà-t-y pas que le Bon Dieu a pensé à moi car justement, une chaîne connue de magasin de fringues, engage!

 

Le Bon Dieu, qui dans son immense bonté, ne m'a pas encore trouvé un oncle richissime en Amérique dont j'hériterais dans la plus grande joie.

 

HumourDieuvacances

 

Je passe mon entretien le jour même et c'est ainsi que je suis engagée pour être exploitée dans une boite israélienne !

Le Bon Dieu m'aime.

 

Lorsque la gérante, Liora, m'expliquera mes conditions de travail, 6 heures par jour, et mon salaire basé sur un minimum tellement minimum, ça me fera sourire.

Les pourcentages sur les ventes, octroyés par pallier, et la prime pour être la première meilleure vendeuse du mois agrandiront mon sourire jusqu'à ce que Liora me demande "Qu'est ce qui est si drôle ?"

- Rien, rien dis-je.

- Ce n'est pas bien ?

- Oh si, c'est merveilleux !

 

Je me dis que j'ai du bol de ne pas vivre seule et que heureusement Chéri ramène un excellent salaire.

Oui, enfin ...

 

Bon c'est comme si j'allais à l'oulpan intensif et que j'étais payée pour.

Et comme j'ai une idée derrière la tête, je suis enchantée de me faire exploiter. (Un temps.)

 

Rien de mieux que l'immersion totale pour étudier une population.

L'étude anthropologique des israéliens est d'autant plus intéressante qu'elle est variée.

Et l'incroyable, c'est que aussi différents que puissent être les hommes et les femmes de ce pays, il y a une vraie connaissance de ce peuple par ceux et celles qui veulent commercer avec eux.

 

Mais non, je ne me la pète pas du tout, je suis on ne peut plus sérieuse quant à mon intention de comprendre mes concitoyens.

 

Liora a émigré de Lettonie lorsqu'elle avait 12 ans.

Ma collègue Svetlana est venue d'Ukraine il y a 14 ans et l'autre, Abital, est arrivée d'Iran, il y a 23 ans, planquée dans la soute à bagage de l'avion après avoir fait 4 mois de taule dans son pays d'alors.

 

Nous ne serons jamais amies, le système de gains sur chaque vente nous en empêchant, l'individu est ainsi fait; et me voilà plongée dans l'univers impitoyaaaaaableueueuh des vendeuse de schmates (loques en yiddish).

 

boxe-humour-le-chat

 

L'étude commence d'abord avec mes collègues.

 

Svetlana est triste et pourtant elle aime rigoler. Il suffit de savoir quand elle en a envie et quand pas.

Chiant.

L'autre, elle est fatiguante.

Elle t'appelle "Mâmi", formule extrêmement utilisée ici et très familière.

C'est le "Darling" des américains en quelques sortes.

Je déteste la familiarité.

Ben oui, c'est comme ça.

 

Elle demande aux clientes : "Comment tu t'appelles "Mâmi"?

- Edith.

- Alors Edith Mâmi, tu cherches quoi ? Tu as vu nos pantalons ?

- Je n'ai pas besoin de pantalon...

- Mâmi, (ton aigu) , à moitié prix ? Tu ne peux pas ne pas acheter un pantalon à ce prix-là !

- J'ai assez de pantalon ...

- Oui mais j'ai exactement ce qu'il te faut Edith, regarde ce pantalon, il est mâgnifik !

Edith, un peu moins sûre, "Aucun pantalon ne me va !"

Maîtresse Abital, "Celui-là est fait pour toi Edith"!

- Ah oui ?... (Elle hésite).

- Fais-moi confiance, Mâmi.

- Bon, donne toujours, dit-elle faiblement.

 

Mâmi Edith est foutue.

Maîtresse Abital a la force d'un gourou, et encore, Moon est pitoyable en comparaison.

 

Mâmi ressortira avec 3 pantalons dont elle n'a pas besoin, un pull qui ne va avec rien dans sa garde-robe et une jupe trop grande, alors qu'elle ne porte jamais de jupes.

 

Et elle reviendra Edith, c'est ça le plus drôle.

 

Car l'israélienne lambda, ne sait tout simplement pas ce qu'elle veut ni pourquoi, et demande à être guidée.

Même si dans le cas d'Abital, la cliente est happée dès son apparition par un tonitruant "Shalom !!!!" enjoué, marquant ainsi son territoire et prévenant tacitement la concurrence, moi et l'autre, que "Mâmi" est chasse gardée.

 

C'est fatiguant comme je le disais plus haut.

 

Svetlana a trouvé autre chose, elle, elle entame un bonjour en russe dès qu'une de ses congénères fait mine de rentrer, et si par hasard, j'ai commencé à m'occuper de l'une d'entre elle en hébreu, elle interviendra en russe, ce qui est d'une impolitesse sans nom et m'exaspère au plus haut point.

Ceci dit, nombre de russes veulent qu'on s'adresse à elles en russe, pas toutes, mais beaucoup, et sont sympas avec moi comme la porte d'un goulag.

Donc je les laisse à ma collègue au bord du suicide, et me rabat sur les autres, quand on me laisse m'en occuper.

 

grimaces

 

Liora n'a pas besoin de travailler, elle est là depuis le mois d'août et a été formée par une vendeuse de longue date, en l'occurrence, Bolchevika.

Bolchevika qui avait été virée, ainsi que Maîtresse Abital, officiellement pour restructuration, et qu'on a rappelées.

Et qui sont revenues.

Vous suivez ? Parce que moi, pas toujours.

 

Une des incroyable façons de faire des israéliens.

Ta chef formée par toi !

Énorme, non ?

 

Liora a un mari qui gagne bien sa vie et est on ne peut plus cool.

Chance pour moi, car je peux vous le dire, bien que très expérimentée dans la vente, je galère.

 

Je ne suis pas faite pour le ring et pourtant je viens d'enfiler mes gants !

 

bagues pacman

 

Ah, j'oubliais ... C'est les soldes !

Repost 0
January 6 2011 5 06 /01 /January /2011 18:54

Elle aime son métier cette caissière là.

C'est pas qu'elle soit tellement souriante au contraire, elle a la tête de celle qui se demande quand tout ça va finir.

 

Pourtant, elle est pleine d'attention pour les clients qui défilent à sa caisse.

Et vous croyez qu'ils lui en sont reconnaissants ?

Pffff ,même pas.

 

Ce matin, je me retrouve à sa caisse, derrière un monsieur qui, au vu de tout ce qu'il a mis sur le tapis roulant,  doit nourrir une colonie.

Au bout, une dame sourde-muette, (on dit mal entendante-mal parlante) emballe ses courses.

Enfin, c'est ce qu'elle est sensée faire.

 

Les muets sont bavards, c'est extraordinaire.

Et expressifs.

 

Tout en emballant, elle jette des regards outrés vers la gauche et fait des grands signes à je ne sais pas qui.

Comme elle utilise ses deux mains, elle lâche les sacs de courses du monsieur et cesse de les remplir.

 

Elle part et elle revient.

 

La caissière lui demande ce qu'elle fabrique mais l'autre est nerveuse et fait de très grands gestes.

Et de toute façon elle est manifestement plus sourde que mal entendante.

Je finis par comprendre que quelqu'un se sert dans les rayons et consomme avant de payer.

Elle essaye d'attirer l'attention de la chef, et ne réussissant pas du tout à atteindre ce but, elle est toute en affaire.

 

Le monsieur en a marre et se met à emballer ses courses.

Ce qui ne plaît pas du tout à l'emballeuse, qui lui arrache le sac des mains.

Elle lui fait signe, l'air furibard, de retourner vers la caisse et que c'est son boulot à elle d'emballer.

 

Il obéit aussi sec.

 

Elle continue pourtant son manège, regards furibonds, met les affaires à côté du sac, parce qu'elle gesticule comme une personne qui se noie.

 

Attention, pas une minute je ne songerais à me moquer d'une personne handicapée, elle est vraiment marrante cette emballeuse.

 

La caissière fait un tas de commentaire au client qui lui, est très perturbé de voir qu'un produit sur deux ne rentre pas dans le sac.

Mais la caissière persiste.

Tu as pris un grand pot de Nutella, mais tu as vu que si tu en prends deux plus petits, tu as plus pour le même prix ?

 

Ah ?

Intéressé le gars.

Il part donc avec son grand pot et revient avec deux.

Elle lui demande si il a vu les promos à la caisse.

Oui, il a vu.

Non il veut juste se tirer.

Mais tu as le gâteau à xxx au lieu de xxx.

Non ? Pas de gâteau ?

Et le jus de pomme, tu le veux le jus de pomme ?

Non, pas de jus de pomme.

Ni de bonbons sans sucre.

Pas le vin, non.

 

Oh tu as vu ? Il y a une tomate pourrie dans le sac.

Vas en chercher une autre, je t' attends.

(Ben oui elle l'attend et moi aussi bien sûr. Mais moi, qui s'en soucie ?)

Ouf, il dit non tant pis.

 

La caissière, ça ne lui plaît pas du tout qu'il paye une tomate pourrie. donc elle insiste.

 

Non, je veux juste sortir d'ici.

Et il va continuer d'emballer parce que l'emballeuse a disparu.

 

Chance pour moi, elle revient quand c'est mon tour !

 

La caissière recommence avec ses promos.

Non merci je ne veux rien.

Ah, mais tu dois !

Le gâteau ?

Non.

Le jus ?

Non.

Tout à coup j'ai un doute.

Pourquoi je dois ? demande-je. Je suis obligée ou quoi ?

Non, tu n'es pas obligée, mais c'est dommage de ne pas en profiter.

Repost 0
Miss caustic - in Portrait
write a comment
January 4 2011 3 04 /01 /January /2011 00:19

Non je dis ça, parce qu'à force de dire que j'aime tout ici, ce qui est vrai, il y a des jours ...

 

Un dimanche Chéri et moi-même montons dans le bus et Chéri, ne sachant comment se dit "transit" en hébreu,  explique au chauffeur que nous devons changer de bus.

Le gars lui coupe la parole pour lui envoyer "Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ?"

 

Quand mes parents étaient encore là, un jour que nous les attendions devant leur hôtel, j'ai voulu photographier un bel olivier juste devant la façade.

Le garde me dit que c'est interdit.

Je lui demande pourquoi et il me répond que c'est interdit de photographier l'hôtel.

Je ne veux pas photographier l'hôtel mais l'olivier ...

C'est interdit !

Je lui lance mon regard noir des très mauvais jours et je lui demande ce qui lui prend.

Il ne daigne même pas me répondre le malotru !

Après m'être indignée, oui je m'indigne en effet, en hébreu, ce qui est du plus bel effet, bien que sans effet, je me suis mise à le traiter de tous les noms, en français.

 

Quand mes parents sont descendus, il leur a parlé dans un français impeccable.

J'ai eu un peu honte quand même, surtout qu'il n'avait pas bronché à mes "connard" répétitifs.

 

Un jour que je suis allée me faire faire une prise de sang, l'infirmière qui s'en est chargée, j'ose espérer que c'en était une, m'a charcutée parce que " M'enfin, y a rien qui sort !"

Et vas-y que je titille l'aiguille avec autorité.

Elle m'a fait un mal de gueux, heureusement m'a-t-elle dit, il n'en faut pas beaucoup !

 

Le lendemain mon bras ressemblait à un brouillon qu'aurait fait un tatoueur novice.

( Mais non, j'exagère, mais un bleu violacé quand même, hein !)

 

Il y a deux nuits, des mecs bourrés se sont mis à faire un boucan d'enfer sur le parking, tout en hurlant et riant bêtement.

J'ai regretté de ne pas avoir une carabine à plombs.

 

Au-dessus de chez nous, avec la régularité d'une horloge russe, le pochtron de voisin gueule sur sa femme en cognant dans les meubles.

A 09h00 du mat et à 23h30 de la nuit.

 

Où est ma carabine ?

 

La gamine du dessous continue de pleurer avec la constance d'un métronome israélien suisse, tout le temps, la nuit et le jour et inversement, et ses parents continuent de lui demander "Pourquoi tu pleures" ?

 

Où est ...?

 

Le voisin du dessous, celui qui a une gamine horripilante et pleurnicharde est religieux.

Très religieux.

Et très antipathique.

 

Un shabbat il a failli faire un arrêt cardiaque alors que Chéri forait dans le mur.

A ma demande, juste pour emmerder ce connard qui nous gonfle avec ses chansons mystiques qu'il reprend en chantant avec une voix d'eunuque, et ses émissions religieuses qu'il met à plein volume, comme s'il voulait nous convertir.

 

Il est sorti en éructant de son logement plein d'enfants hurlants et a demandé "Qui c'est" ?

Chéri s'est racrapoté sur sa foreuse en me chuchotant qu'il me l'avait bien dit que c'était shabbat, et moi je ricanais dans mon coin telle une impie que je ne suis pas, du moins tant qu'on ne me fait pas chier.

 

Enfin tout ça pour dire que, ok, il y a aussi des jours sans.

 

Bon ben, puisqu'on ne peut pas forer à shabbat, je vais me balader en talons sur le carrelage, il va adorer.

Repost 0
January 1 2011 7 01 /01 /January /2011 19:22

Ben oui.

A part ça, rien ne change.

Les cons restent cons, bien qu'il semblerait que leur CONgrégation grossisse à vue d'oeil, me direz-vous.

Mais non je ne crois pas, simplement les cons silencieux font de plus en plus de bruit.

 

Les politiques restent les mêmes, in CONs pétents, lâches et intéressés.

 

geluck con-copie-1

 

Les nouvelles sont mauvaises et l'apocalypse est pour bientôt.

 

La mode Printemps-été est importable et le réchauffement climatique fait qu'il n'y a plus de saisons, non madame.

 

Ce qui me rappelle mon adorable grand-mère qui disait que le fait d'aller sur la Lune avait rendu les saisons folles.

Et avant ça, le train faisait tourner le lait des vaches.

Et avant ça, .... Il y avait bien des juifs à cause desquels ...

 

En 2011 on nous mentira encore, comme en 2010.

En 2011 on nous bassinera avec la vie incroyablement inintéressante des pipoles.

( Non, sauf quand des bombes latines sont trompées par leur mari avec des poufs, ça c'est trop top ! )

( Gloussement stupide ).

 

Des milliers de morts odieuses, de viols et d'attentats vont se produire dans l'indifférence des médias.

Des esclaves continueront de subir leur misérable vie sans qu'aucune ong qui se respecte ne s' en formalise.

Des dictateurs vont insulter des femmes de présidents, crier au scandale et menacer les démocraties sans que ça n'indigne personne.

( Pourtant, il paraît qu'il faut s' in-di-gner ! )

 

Les sionistes vont encore et toujours diriger le Monde ( ainsi que le Monde animal et plus particulièrement marin, on dirait ).

 

Les émissions de divertissement à la télé vont encore faire dans la terrible réalité.

 

On va toujours plus obliger les gogos à s'incommoder s'accommoder.

 

Les grévistes vont toujours gréver et l'économie va toujours s'effondrer, même si  certains, bizarrement, échapperont à la crise.

 

Le saucisson atteindra le prix du caviar tant il va se faire rare, et on va retourner au bon temps de la prohibition.

 

En bref.

 

Reste plus qu'à souhaiter que je me trompe, mais j'ai entendu dire que les sionistes apprennent le krav maga aux moutons pour qu'ils soient prêts à riposter lors de la prochaine fête de l'aid.

 

Enfin c'est ce qu'on dit.

Et si on le dit ... !

 

gordon-le-mouton

Repost 0
December 29 2010 4 29 /12 /December /2010 21:42

J' étais pas plus emballée que ça, mais comme l'occasion se présentait ...

Je parle du masque à gaz fourni par l'Etat d'Israël.

Au cas où.

En cas de guerre chimique, quoi.

 

J'attends mon tour au stand installé dans le magasin de bricolage près de chez moi.

Les femmes font la file et emporte les masques pour toute la famille.

Les adultes, les enfants et les bébés.

 

Je regarde le film qui explique comment mettre ce truc et je me dis que le temps que je comprenne comment l'utiliser, la guerre, qui n'a pas lieu, sera terminée.

 

Je sais que jamais je ne vais supporter ça sur la figure.

Je pense que quand on voit ce qui s'est passé à Hiroshima, mieux vaut être mort que rescapé.

Parce que le masque c'est bien, enfin, façon de parler, mais le reste du corps alors ? On s'en fout ?

On ne nous a rien expliqué sur ces gaz.

 

D'ailleurs je ne veux pas le savoir.

 

Dans les films, les scientifiques qui viennent sur les lieux d'une attaque bactériologique, sont habillés comme des cosmonautes.

Alors nous, avec notre masque à la con ...

Dans les films, on nous montre une telle panoplie d'horribles gaz et autres poisons, qu'on se dit que de toutes façons ...

 

Ils sont utilisables 25 ans m'ont-ils dit au magasin.

Ouf !

 

J'oubliais.

Il est écrit sur la boite : "Interdiction d'ouvrir".

 

.......

 

Je vais donc les ranger quelque part, et ne plus y penser du tout.

 

9242

Repost 0
December 27 2010 2 27 /12 /December /2010 09:18

Je suis tombée sur un blog rigolo de déco,

( http://blogs.cotemaison.fr/ladecodefelicie/ ).

La fille est marrante, elle donne plein d'astuces déco et elle critique ouvertement certaines enseignes ou marques en expliquant pourquoi.

 

Comme je découvre son blog, je vais en arrière et j'arrive à un billet  le 27 Mai, parlant de la fête des mères.

Elle raconte que son filston de 3 ans va sûrement lui offrir un truc impensable comme toutes les mamans du monde, du moins celles qui scolarisent leur enfant.

Sur le mode de la rigolade elle imagine ce qu'elle va recevoir, joignant une photo de ce que son rejeton lui a déjà rapporté pour Halloween et ... pour la fête de l'Aid.

 

J'ai dû relire trois fois.

J'en suis restée pantoise.

Non, pour dire clairement les choses, je suis restée sur le q !

 

La fête de l'Aid ? Je ne me souviens pas avoir reçu quoique ce soit pour Hannoucah, Pourim, Souccot ou toute autre fête juive, quand mes enfants fréquentaient les bans de l'école publique.

Et d'ailleurs la question de recevoir de mes enfants un cadeau ciblant une fête juive dans une école publique, ne m'a jamais traversé l'esprit.

 

D'ailleurs, imaginez ma tête, si j'avais reçu un cadeau "Bonne fête de l'Aid"!

 

Mouton-thumb-300x225-thumb-300x225.jpg

 

 

Alors qu'on nous bassine sur la pseudo-sensibilité des musulmans, du moins d'après les quelques extrémistes qui prétendent parler en leur nom, que tout devient source de malaise, que dans certain pays on n'ose plus dire "Noël", qu'on nous saoule avec les accommodements raisonnables, que tout devient une insulte, il y en a, qui, comme la blogueuse sus-non nommée, ne voient rien venir. 

Quand son petit lui demandera de manger hallal à la maison, elle va s'y mettre aussi ?

Quand son chouchou lui demandera de se voiler la face, elle va le faire ?

 

Quoi, j'exagère ?

J'exagère ?

 

Je n'en reviens pas.

 

 

 

 

Repost 0
December 15 2010 4 15 /12 /December /2010 19:10

Ou comment traverser le temps et les époques.

Il faut bien le dire, la mode israélienne, si elle a une place bien ancrée dans la société et produit un nombre non négligeable de créateurs en tout, que ce soient les vêtements ou les accessoires, la mode israélienne donc, est ... hideuse, immettable, invraisemblable, disgracieuse, on ne sait pas où est le devant et où est le derrière, sans forme, ... bizarre.

 

Les olims qui s'y adaptent le mieux sont les américains, qui l'eut cru, et les religieuses, adeptes du déguisement qui veut que l'on porte des chapeaux ridicules et des superpositions sans fin.

 

Certaines françaises, je parle toujours des religieuses, plutôt jeunes, gardent une sorte d'élégance, en nouant joliment un foulard sur leur tête, s'habillant plutôt comme les hippies chics des années de ma jeunesse, l'air égaré dû aux substances illicites en moins.

 

Bien que Dieu, quand on y croit, ait l'air d'en faire planer plus d'un.

 

Mais je m'éloigne du sujet.

 

Je pense que le pire reste les chaussures.

Certaines donnent l'impression que celle qui les porte est dotée de deux pieds bots, et même agrémentées de fleurs et autres décorations, rien, non rien, ne rendra ces choses sexy.

 

08-07-10_0046.JPG,

 

Autre option, pauvre de nous, les CROCS ( affreuse invention israélienne) hiver, elles sont fourrées, comme été.

Chéri s'y est mis et trouve que rien n'est plus confortable.

Je trouve ça très laid, bien que Chéri est toujours beau, quoiqu'il porte.

Sinon les tongs, à porter en traînant impérativement les pieds.

 

Le pantalon " j'ai oublié mon lange "a enfin disparu du paysage, après avoir enlaidi toute une génération pendant des années.

Cela ne vous dit rien ? Mais si, le pantalon qui donne l'impression qu'on a enfilé l'arrière à l'avant. Celui qui baille au niveau du slip, laissant croire que cette mode fut créée par un picpocket cherchant à engranger ses trésors près de ses bijoux de famille.

 

Dans un pays qui compte un taux d'obésité non négligeable, cherchez du XXL.

Aussi improbable que l'espoir d'être en paix avec nos voisin, du moins  avant quelques décennies.

 

Moi par exemple qui suis en sur-poids, les israéliennes disent que je suis pleine, ce qui revient à dire de manière poétique que je suis en sur-poids, moi donc, je ne dépense rien en fringue.

Si déjà et fort miraculeusement je trouve un truc qui me plaît, ( H&M vient d'ouvrir à Kfar Saba ), aucune chance que je rentre dans un t-shirt/top/jupe étiqueté L et qui est en réalité un S.

Mais ici ce n'est pas un problème, on s'en fout de la taille et louons l'invention du strech car comment ferait-on sinon pour respirer, je vous le demande.

On se rabat donc sur les choses très très colorées, tant qu'à se faire remarquer, que ce soit dans la joie.

 

08 07 10 0037

 

Les olims, souvent, même après des années d'alyah, ne se résolvent toujours pas à s'habiller à la mode israélienne.

Ils gardent leurs look d'antan, et quand ils le peuvent, vont acheter leurs pompes hors du pays.

Leurs pompes et le reste.

Mais certains, convaincus que l'intégration passe aussi par le déguisement, pardon, l'habillement, se mette à suivre une mode qui me fait penser qu'elle sort, la plupart du temps, de l'atelier de créateurs fous et épileptiques.

 

Ce qui donne un défilé fort varié et intéressant du genre humain et de ses (mauvais) goûts.

Garde robe années cinquante, choucroutes très garnies, cheveux dont la couleur oscille entre le rouge et le bleu, quand ce ne sont pas des dégradés passant du blanc au noir.

 

Paillettées pour faire leurs courses au super, les Russes ont introduit le goût de ce qui brille, le maquillage et les bijoux qui les font ressembler à une Soukka qu'on aurait trop décorée.

Elle ont importé une certaine notion de la coquetterie, alors que c'était le cadet des soucis des sabras qui, il faut le dire, étaient naturellement superbes.

 

Et les ongles alors.

De véritables oeuvres d'art.

Si on aime.

 

 

decoration-des-ongles-nail-art-japonais-2.jpg

 

 

Attendre à la caisse tout en observant la caissière aux griffes incrustées de diamants, et se demander comment elle fait pour ne pas se les coincer entre les touches, fait passer le temps, pendant que la cliente qui vous précède se rend compte, juste au moment de payer, qu'elle a oublié le lait et les oeufs.

Et le pain.

Oh et puis les tomates.

 

Mais bon je m'égare.

 

Les décolletés sont incroyablement plongeants, à tous âges.

Et aucun mec digne de ce nom ne vous siffle pour autant ou ne vous met la main aux fesses.

Ils vous draguent les israéliens, ça oui, même quand vous êtes moulée dans un mini short qui ne cache rien de votre cellulite, mais dans l'esprit bon enfant qui caractérise les hommes du Sud.

( N'importe quoi ! )

 

Mais non pas MOI en short ! Les autres.

 

Les branchées de Tel Aviv portent le cheveux très très court et toute leur bijouterie là où il y a moyen de pendre ou d'accrocher quelque chose.

Des chaussures de créateurs qui ressemblent à des bouilloires futuristes et des tenues dans les dégradés de gris, toutes en superpositions.

 

Bon vous l'aurez compris, la rue ici est un cirque dans lequel personne ne regarde personne et critique encore moins, ( à part Bibi et j'ai un peu honte je l'avoue) ce qui, quand on vient comme moi d'un pays où être belle équivaut à avoir l'air malade et désespérée, et où on vous toise avec mépris si vous n'êtes pas dans la norme des magazines, est fort agréable.

 

Ne croyez pas que j'exagère l'excentricité des israéliens et encore moins leur cool attitude, tout est vrai.

 

Bon ceci n'engage que moi et ma subjectivité, en tous cas je me suis bien amusée à délirer.

En effet, je suis coincée à la maison avec une grippe carabinée depuis 3 jours.

J'ai l'impression que je vis mes dernières heures et cherche en vain ce que je pourrais léguer à mes descendants, à part mes chaussures justement, ce qui n'intéressera probablement pas mon fils.

Ben non, niveau pointure ...

 

Ah, et merci à ceux qui se sont demandé où j'étais passée, mais je suis d'une humeur de chien depuis quelques semaines, et comme le but ici est de voir le bon côté de la vie, j'ai eu un peu de mal, tant l'envie de faire des choses horribles à certaines personnes ont occupé mon esprit.

 

Mais Grégoire Lacroix a dit, "Quand on vise la médiocrité, c'est elle qui vous atteint".

Je dois donc me réjouir d'en être éloignée aujourd'hui.


 

 

Repost 0
November 23 2010 3 23 /11 /November /2010 17:35

J'expliquais à ma mère, l'autre jour, qu'il y a des moments où s'énerver ne change rien et où la pratique de la philosophie zen prend toute sa dimension bénéfique.

 

Particulièrement recommandé en Israël, si vous voulez éviter l'ulcère.

 

Nous avons loué une voiture pour quelques jours, et, comme partout lorsque on vous remet la voiture, on vérifie les griffes, les coups, et toutes les traces de l'inconduite des précédents locataires ou de ceux qui ont croisé leur route.

 

On sait ainsi que le prédécesseur a transporté des gosses qui ont étalé un peu de tout, un peu partout.

Ou qu'ils ont pris le véhicule pour un quad.

Et encore qu'ils ont fait la fête jusqu'à tard...

 

En tous cas, qu'ils s'en sont donnés à coeur joie dans l'irrespect de ce qui ne leur appartient pas.

 

C'est ainsi que vous vous mettez à compter les griffes, les bosses, les trous, les pneus, pendant qu'un employé note scrupuleusement les dégâts.

 

voiture-cabossee.jpg

 

Ensuite Chéri conduira le véhicule, en flippant à chaque môme qui passe un peu trop près, c'est vrai qu'il y en a un, minuscule qui se trimballait sur le trottoir tel un ivrogne, tenant, avec beaucoup de difficultés, la selle avec le manche du vélo de son papa. 

 

Chéri s'inquiétant de l'éventuel pétasse qui viendrait se garer avec son char dans le parking du super, échafaudant à voix haute toutes les horribles choses qui pourraient arriver à la relative poubelle que nous avons louée.

 

Tel sale gamin ouvrant la portière comme un forcené et défonçant la nôtre d'éjà passablement gondolée.

Telle ado vomissant ses tripes sur notre capot décoloré.

Tels pochetrons pissants sur le pare-brise ...

 

(J'adore exagérer, j'ai du sang napolitain !)

 

Faut dire que Chéri devrait écrire des romans "catastrophe", celui-ci ayant une imagination débordante quand il s'agit d'envisager le pire.

Faut dire aussi que nous avons connu des déboires qui nous ont coûtés un pont par le passé et je comprends Chéri.

 

Ceci dit, on est bien obligé de temps en temps de louer une bagnole.

 

 

Dimanche, mes parents retournaient dans leur morne Belgique et je proposai à Chéri d'aller les chercher tôt à leur hôtel de Tel Aviv ...

 

(Non, ils ne logeaient pas chez moi, nous sommes une famille indigne, et alors ?)

 

... et voilà-t-y pas que cette saleté ne veut pas démarrer.

Chéri, qui sait tant de choses, me dit, péremptoire, c'est la batterie.

 

Je téléphone à la compagnie de location et j'explique à mon interlocuteur ce qui se passe.

Il me dit, "chnia" un moment qui devrait comptabiliser deux secondes, ou au pire, deux minutes, mais PAS deux heures en tous cas.

Tu parles !

Après 10 minutes d'attente, je raccroche et je rappelle, pour répéter toute mon histoire à une cruche qui me dit qu'il faut mettre le code.

 

En 4 jours de conduite, on l'a compris qu'il faut mettre le code !

Chéri lui dit que la batterie est naze et elle lui répond, viens chez nous je vais t'expliquer.

Hu hu hu !

Chéri s'énerve.

 

C'est là qu'il faut commencer à inspirer, expirer, inspirer, expirer, et gueuler un bon coup.

Nous sommes en panne ! lui épelle-t-il. 

Plus de batterie !

Morte !

 

Ah, dit la fille, on t'envoie quelqu'un.

 

Après 3/4 d'heure, un gars arrive et recharge la batterie en nous disant d'aller à leur bureau pour changer de voiture.

 

Là, on nous demande où nous devons aller.

Je leur dis à Tel Aviv, mes parents ont un avion à prendre.

 

Allez à Tel Aviv, et comme vous devez aller à l'aéroport dans l'après-midi, ils vont réparer la voiture là bas.

 

Inspirer, respirer, insp ...

 

Il n'est pas question que nous partions où que ce soit avec cette voiture !

 

Sourires.

Ne t'énerve pas, on va te la changer.

 

On compte les griffes, les coups, les bosses, les enjoliveurs de celle qu'on rend et Chéri stresse.

On compte les griffes, les coups, les trous de la suivante, et Chéri a chaud.

 

Tout ça nous a pris ... 3 heures de la journée.

 

C'est là que je répète que le secret, c'est la respiration.

 

bouddha-au-sourire-assis-en-resine

Repost 0
November 16 2010 3 16 /11 /November /2010 21:48

 

Eilat Hotels View, Red Sea, Eilat, Israel

 

Je n'avais plus été à Eilat depuis ... je ne sais pas, 28 ans ?

Mes chers parents sont venus me voir.

Et ils sont partis à Eilat.

Quand on sait que j'habite Kfar Saba, on peut se demander à quel point ils sont venus me voir et à quel point ils avaient envie d'aller là-bas, à 7 heures en bus, en partant de Tel Aviv, à 5 heures en voiture, toujours en partant de Tel Aviv, et à 3h30 en taxi, du moins d'après le chauffeur qui nous a ramené de Tel Aviv à la maison.

 

En tous cas, nous avons été invités Chéri et moi-même à Eilat ( vous vous en doutiez) pour le week end.

Donc, vendredi matin, bus jusqu'à la gare de Kfar Saba, train jusqu'à Tel Aviv, changement de train à Tel Aviv, direction l'aéroport de Ben Gourion, navette de la station de Ben Gourion, jusqu'au terminal 1.

Ce qui, en yiddish, s'appelle un schlep ...( littéralement, se traîner).

 

Là une fille super sympa nous dit qu'elle va nous poser quelques questions.

Je réponds à toutes, ce qui fera demander à Chéri, pourquoi je ne l'ai pas laissé répondre lui aussi ?

Faudrait savoir ce que veut Chéri à la fin.

 

Au retour, je le laisserai donc parler et ,à la question, depuis quand avez-vous fait votre alyah, Chéri tout ému répondra, 2 heures !

Ce qui nous fera bien marrer tous les 3.

 

Mais revenons à notre départ pour Eilat.

Nous attendons l'avion, et c'est littéralement cernés par les nouveaux-nés, très très nouveaux pour certains, ce qui nous fait espérer que tous ne seront pas dans notre hôtel, que nous attendons pour passer le contrôle.

 

Poussettes, sacs remplis de couches, de biberons et de toutes sortes de gadgets dont je n'ai personnellement jamais eu besoin losrque mes enfants étaient petits, passent le tapis de sécurité.

Après ce défilé réjouissant de ce que sera le futur, nous passons Chéri et moi.

 

L'avion qui nous précède, celui rempli de bébés, est près pour l'embarquement et la salle se vide, hormis un jeune homme à qui l'hôtesse dit de se dépêcher.

Il dit oui oui et pardon et court vers sa femme ... qui donne le sein à une toute petite chose.

Et parce que nous sommes en Israël, les passagers de leur avion attendront patiemment que le petit ait fini son repas pour, à son tour, embarquer avec ses parents.

 

Bien vite c'est à nous de monter dans notre avion.

Où la moyenne d'âge est bizarrement bien plus élevée.

 

Nous nous asseyons, suivis d' un couple bicentenaire, Papy qui a la bonne idée de garder ses lunettes de soleil à bord et qui avance donc à l'aveuglette, suivi de Mamie, bon pied bon oeil, mais centenaire quand même, qui le guide.

"Plus loin, à droite, encore un peu ...Avance !"

 

Ils ont les places derrière nous, et Papy cherche à tâtons son siège pendant que derrière Mamie, un israélien typiquement impatient, demande "Efchar ?"

Ce qui correspond à "On peut, c'est possible, ya moyen ...?" dit en général sur un ton excédé ou las, ou les deux.

 

Alors le gars dit "Efchar ?"

Comme ça, par habitude.

Et Mamie, aussi israélienne que lui, répond, "On peut ,mais il faut attendre !"

Et elle me fait un grand sourire.

 

Après avoir bouclé notre ceinture, et alors que l'avion lance les moteurs, le steward ou le pilote, nous ne le saurons jamais, commence le speech habituel.

Avec manifestement une patate chaude dans la bouche.

 

On se dit qu'on comprendra mieux en anglais.

Mais là, on a l'impression d'avoir appeler un call center en Inde.

 

Le vol de 40 minutes passe à la vitesse de l'éclair et dans le calme, si ce n'est un gosse déchaîné qui enlève l'âme de sa grand-mère et me rappelle à quel point je peux avoir de mauvaises pensées, et nous atterrissons, après avoir survoler les montagnes du désert du néguev.

 

Telle une oasis, surgit Eilat, LA ville balnéaire, le paradis artificiel, au milieu de rien.

Après les montagnes, les fleurs, les arbres, les jardins.

Une ville qui à elle seule démontre l'incroyable énergie des israéliens.

Le talent des paysagistes et l'imagination des architectes.

Des hôtels magnifiques, d'autres franchement laids.

Et la mer aussi calme qu'un lac immense.

 

Mes parents sont installés dans un superbe hôtel luxueux en bord de mer.

 

Nous, nous ne sommes pas en bord de mer, mais la piscine fait tout le tour de notre hôtel.

Et le petit déj est pantagruélique !

 

Beaucoup d'israéliens viennent pour le week end, c'est un dépaysement formidable.

On se croirait à Miami.

 

Néanmoins je vous déconseille farouchement d'y aller le shabbat, sauf si vous aimez les contacts humains, parce que c'est bourré à craquer.

A partir du samedi soir, on y voit plus clair, et on n'est plus obligé de lire sur les lèvres de ses amis/parents/ amoureux pour échanger trois mots au restaurant.

 

Je me suis payé à prix d'or, 50 shekkels, soit en gros 10 euros, un quart d'heure à me faire bouffer les pieds par de petits poissons.

Agréable façon de s'offrir une pédicure, sans la pose du vernis.

link

 

Il paraît qu'on peut y mettre tout le corps ...(Heu, non merci.)

 

Nous n'avons fait aucunes des attractions hors de prix proposées sur place et n'avons pas été à Pétra non plus.

Tout près, on voit la Jordanie.

 

Mais bon, depuis que l'on recommande aux juifs de cacher qu'ils sont juifs, l'envie s'est évaporée.

 

Et puis petit détail, je me suis fait dévorer par les moustiques et je me suis taper une allergie qui m'a fait ressembler à Elephant Man.

Chéri n'a pas fui, il en a vu d'autres, mais moi j'ai fui le soleil.

 

La prochaine fois, j'irai faire du ski au Mont Hermon.

 

 

 

Repost 0
Miss caustic - in Ballade
write a comment

Présentation

Profil

  • Miss caustic
  • Je suis quelqu'un d'inintéressant qui raconte des choses intéressantes.
Ou le contraire.
Bavarde.
Gai luronne à ses heures.
Imbue d'elle même et menteuse!
Non, ça ce n'est pas vrai!
  • Je suis quelqu'un d'inintéressant qui raconte des choses intéressantes. Ou le contraire. Bavarde. Gai luronne à ses heures. Imbue d'elle même et menteuse! Non, ça ce n'est pas vrai!

Recherche

Pages