Overblog Follow this blog
Administration Create my blog
January 14 2013 2 14 /01 /January /2013 08:07

 

Martha, qui travaille, je le rappelle, dans un magasin d'ustensiles de cuisine, me raconte une autre de ces expériences qui nous donne tant de bonheur et de fous rire.

 

Une dame entre et lui demande si elle a des couteaux à beurre.

Oui, dit Martha et elle les lui montre.

Non réagit la cliente, ils sont trop grands.

Martha en propose donc des plus petits et la dame rétorque que ce n'est pas ce qu'elle cherche.

 

Vous n'avez vraiment pas de couteaux à beurre ?

Mais si assure Martha, je viens de te les montrer.

 

Non pas ceux-là.

J'ai acheté chez vous il y a quelques temps (...) des couteaux à beurre avec un manche de couleur.

Je voudrais les mêmes.

 

Martha lui dit qu'elle est désolée, mais qu'il n'y en a plus.

 

Inscrivez-vous à la newsletter, en haut à droite, oui là, ça vous évitera de vous demander quand j'ai pondu un nouveau billet !

 

Je trouve incroyable que vous ne vendiez pas de couteaux à beurre dans votre magasin !

Si répond Martha, nous en vendons, ceux que je t'ai montré.

 

Ce n'est pas ça que je cherche, je veux ceux avec le manche de couleur.

Oui, j'ai compris continue Martha, mais nous n'en avons plus.

 

Tu es sûre ? Parce que je les ai acheté ici-même ?!

Oui, j'en suis sûre.

 

Mais c'est incompréhensible ça. Vous êtes sensé être un magasin spécialisé en ustensiles de cuisine, et vous ne vendez même pas de couteaux à beurre ...

Si nous en vendons, des petits, des plus grands, mais pas avec un manche de couleur.

 

La dame est sortie furieuse en maugréant que c'est quand même anormal que dans un magasin prétendûment dédié aux accessoires de cuisine, il n'y ait pas de couteaux à beurre.

 

 

 

Bottes de cow-boy

Repost 0
Miss caustic - in Portrait
write a comment
January 12 2013 7 12 /01 /January /2013 11:10

Je suis abonnée à un tas de sites et autres pages se présentant comme laïcs ou apolitiques, et qui dénoncent toutes les atrocités perpétuées par nos congénères.

 

Des sites algériens, iraniens, tunisiens, qui condamnent la violence au nom des religions, du pouvoir et de l'argent, mais qui, surtout, défendent la modernité et la liberté.

 

Toujours intéressants, ils rapprochent et permettent l'échange.

 

Tout aussi intéressants, ce sont les commentaires.

 

Désolés et compatissants, à juste titre.

 

Sauf quand il s'agit d'Israël, exception parmi les exceptions.

 

Je salue sincèrement le formidable travail de "communication" des antis nous, qui d'une fiction ont fait une réalité horrible et vraiment condamnable.

 

Du petit lait pour les indignés très sélectifs.

 

sourd_muet_aveugle_.jpg

 

 

Propagande à laquelle ils se raccrochent comme des fous, tant l'histoire est dégueulasse et contient tous les ingrédients de la pire des injustices.

 

Dans la vidéo ci-dessous, vidéo que les nazis n'auraient pas mieux réalisée, je soulignerai deux éléments, parmi cette "very short introduction".

 

1) Les arabes israéliens, musulmans et chrétiens, y sont considérés comme des palestiniens sans droits.

Mensonge éhonté ou bourde monumentale ?

 

2) Et les palestiniens ne résistent pas (il fallait oser le dire) parce qu'ils ont ...trop peur !

 

Je terminerai en faisant remarquer que la page fb sur laquelle j'ai trouvé cette vidéo est celle de Gio McCluskey, une page qui se veut apolitique, les images parlant d'elle-même, d'après ce très certainement pacifiste.

 

A en croire la formidable propagande antisémite, pardon, antisioniste, reprise plusieurs fois par ce gentil apolitique (je le rappelle), nous sommes les pires et les plus sanguinaires de la planète !

 

 

Il a notamment publié des photos de la Shoah, qui ont suscité peu de réactions, alors que beaucoup d'autres (extraordinaires) images datant du début du siècle dernier ont suscité beaucoup d'émotions et commentaires.

 

Mais les seules interventions de  Gio McCluskey  aux commentaires, c'est concernant Israël,  enfonçant le clou mais clamant toutes les fins de phrase qu'il n'est pas "anti juifs"(sic).

 

Ben dis donc, s'il l'était, qu'est-ce que ce serait ?


 

Inscrivez-vous à la newsletter, en haut à droite, plus haut, oui là, ça vous évitera de vous demander quand j'ai pondu un nouveau billet !


 

 

 

Repost 0
January 3 2013 5 03 /01 /January /2013 16:12

Mon fils me disait dernièrement qu'il me trouvait devenue drôlement philosophe.

Ce à quoi je lui ai répondu que c'est impératif quand on vit ici.

 

Aujourd'hui, je suis allée faire des courses au super.

Le jeudi, veille de shabbat, est un jour à éviter, mais on n'a pas toujours le choix.

 

Je suis cernée par les grandes surfaces.

Sur 100 m2, il y en a 5.

5 et demi si je compte celle en bas de chez moi.

 

Je pars donc faire mes emplètes, si on peut dire et je choisis spécifiquement l'un d'eux pour la viande.

 

Arrivée à la boucherie, où, manque de bol, il y a une promo, le kilo de poulet à 1 shekel, soit 0.20 euros, il y a embouteillage de caddies.

 

Inscrivez-vous à la newsletter, à droite, oui là, ça vous évitera de vous demander quand j'ai pondu un nouveau billet !


Je prends un numéro, le 503, constatant que le tableau affiche 479.

 

...

 

Cela ne veut pas du tout dire que j'en ai pour 24 minutes d'attente, non, non.

C'est sûr, je vais dormir dans le magasin.

 

Les bouchers, qui ont l'habitude des assauts de la clientèle, restent stoïques.

 

Il y en a même un qui prépare les commandes, donc qui ne s'occupe pas de nous, et un autre qui applati avec férocité une tonne de shnitzels.

 

C'est là que je deviens philosophe.

Car aucun énervement, aucun soupir tonitruant, aucun râle exaspéré, ne fera accéléer la cadence.

 

Les clients hésitent, changent d'avis, téléphonent.

Et les autres attendent.

 

Les numéros défilent tellement vite, que nous sommes aux aguets, tels des joueurs de lotto, épiants les numéros gagnants.

 

Une dame, la soixantaine au look échevelé, sautille sur la pointe des pieds d'un bout à l'autre du comptoir, son ticket à la main.

 

Un monsieur un peu sourd, crie à chaque nouveau numéro, "Moi j'ai le 504 !"

On est tous contents pour lui, tiens.

 

Une jeune femme d'une trentaine d'année énumèrent une liste et au fur à mesure qu'elle récite sa commande, le boucher lui dit qu'il n'y a pas.

 

La fille n'a plus qu'à appeler ... maman pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.

Le boucher lui demande "Tu parles à maman ?"

Oui, fait-elle de la tête.

Lui "Passe la moi."

Elle lui tend le téléphone et il commence à expliquer à la dame que tout ce qu'elle veut, y a pas, mais qu' il y a de l'osso bucco.

"C'est quoi de l'osso bucco ? Ah mais c'est délicieux et tu n'as rien à faire ...

Combien ça coûte un kilo ?"

Il met les os sur la balance.

"Attend ...Tu en as pour 145 shekels."

 

...

 

"Oui? Non? "

 

...

 

"Sinon j'ai aussi du poulet en promotion. 1 shekel le kilo, tu te rends compte ? Tu ne peux pas rater ça !"

 

La foule suit la conversation.

 

Un client lui dit en rigolant, "Quoi ? Tu n'as pas assez de clients ici, tu fais de la vente par correspondance ?"

Tout le monde se regarde, mais le boucher continue calmement.

 

La dame qui sautille depuis 20 minutes, le ticket toujours à la main, ne comprend pas par quel miracle les gens savent quand c'est leur tour.

Ils lui expliquent qu'il y a deux tableaux lumineux qui affichent les numéros.

C'est là qu'elle se rend compte que le sien est passé hier ...

 

Après une demi heure de ce cirque, c'est mon tour.

"503 ?"

"C'est moi"

Le monsieur me demande, "tu as quoi comme numéro ? Moi j'ai le 504 !"

 

Ce super a instauré des caisses express, comme celles que j'ai connues en Belgique.

Caisse EXPRESS, pour les petits achats.

 

Mais non, l'israélien n'en a rien à f...aire.

 

Il vient avec un caddie bondé, ne trouve pas le code barre, ne sait pas où poser les articles scannés, et ne comprend pas comment la machine calcule le poids des fruits et légumes.

 

Une employée attitrée est appelée de gauche à droite, pendant que ceux qui attendent, moi par exemple, s'énervent.

 

Une des spécialités exaspérantes de l'israélien, c'est que pendant qu'il fait ses courses, son caddie, lui, fait la file.

 

Ainsi je poireaute depuis 1/4 d'heure quand une bonne femme derrière moi me dit, "Pardon, mais j'étais devant toi ..."

 

"Ah oui ? je réponds, "je ne t'ai pas vue pourtant !"

"Ma poussette était là."

 

"Ah ben, désolée, maintenant tu es derrière moi, et ta poussette aussi."

 

Et la dame se permet d'être offusquée, mais oui, mais oui.

 

Je lui explique, que la file on l'a fait quand on a FINI ses courses, qu'en plus ici, c'est une caisse EXPRESS, pas pour les caddies qui débordent comme le sien, mais bien pour les gens comme moi, qui ont quatre articles.

 

Philosophe d'accord, mais il y a des limites !

Repost 0
December 25 2012 3 25 /12 /December /2012 13:36

 

L'israélien, je l'ai déjà dit, est partageur.

 

Bien avant l'invention des réseaux dits sociaux, l'israélien se mêlait de tout, savait tout, et te prenait à parti pour que tu ailles dans son sens.

 

ll aime te faire part d' une bonne adresse, t'aider quand tu n'as rien demandé, ou te recommander le cousin d'une amie du voisin de sa tante.

 

Tout ça dans une ambiance gueularde et jubilatoire.

 

Mais ce qu'il est incapable de faire, c'est de faire court.

 

Il va mettre 1/2 heure à te raconter un truc qu'il aurait pu dire en 5 minutes, concluant sa diatribe par un "Bekitsour", littéralement "En bref ..."

 

Tu parles !

 

Ainsi quand la gérante de l'immeuble fut assaillie à son retour d'une semaine de congé à Eilat, par une foule tonitruante de bonne femme, rejointe ensuite par leur mari, je compris qu'on allait enfin résoudre le problème puant des égouts de notre immeuble.

 

Les propriétaires du premier étage, soit 4 familles, ont ainsi préféré vivre en apnée une semaine, plutôt que de résoudre le nauséabond désagrément, attendant de se jeter sur la pauvre femme à qui cette tâche incombe.

 

Entre nous, des égouts qui puent, tu patauges dans la merde, la peste menace, ...

Pourquoi faut-il une heure et demi de palabres, montre en main, à 21h30 en beuglant, pour conclure qu'il faut agir, et vite ?

 

Et frapper à toutes les portes à 23 heures pour collecter l'argent qui va payer l'égoutier le lendemain matin, en urgence évidement ?

 

Parce que.

 

Inscrivez-vous à la newsletter, à droite, en haut, oui là, ça vous évitera de vous demander quand j'ai pondu un nouveau billet !


Hier soir, après avoir attendu 1/2 heure le bus qui était en retard pour rentrer de Tel Aviv où je travaille, à Kfar Saba, le chauffeur s'est arrangé pour renverser, 3 stations plus loin, un motard.

 

Mon coeur s'est arrêter de battre quand j'ai vu, juste sous ma fenêtre, un très jeune gars glisser sous sa moto.

 

Je n'ai pas encore compris comment le bus n'a pas chaviré sur lui, tous les passagers voulant voir ce qui se passait, ils ont eu la bonne idée de se précipiter de son côté.

 

Je ne sais pas qui du gars à moto ou du chauffeur était fautif, vu que c'est un concours du plus chauffard, mais un type à terre, sous sa moto, ça choque.

 

Heureusement, le gars s'est relevé et le chauffeur est descendu, mal à l'aise, plus parce que conscient des 40 paires d' yeux rivées sur lui, que parce que lui et ses coreligionnaires sont des assassins en puissance, infoutus d'arriver à l'heure avec ça, qui vous donnent envie de gerber tellement ils roulent mal, et pour qui sourire est du domaine de l'impossible.

 

Merde.

 

Bekitsour.

 

On est au milieu du trafic, et les deux se mettent à caqueter.

 

Il y a toujours en pareille circonstance, au moins un individu qui vient voir si tout va bien.

 

Ce que fait un passager, prêt à défendre la victime et ses intérêts.

 

A chaque fois que j'ai assisté à un accident ou un différend, Robin des Bois surgit.

 

L'acrobate malgré lui est plus préoccupé par les griffes faites à sa bécane, qu'au fait qu'il a mal à la jambe.

 

Et ça papote, ça papote.

 

Les passagers et moi-même, rassurés qu'il n'y ait pas de mort, appelons nos proches pour expliquer que nous aurons encore plus de retard parce que le bus a renversé un type à moto, et que oui, oui, ç a l'air d'aller, et que non, nous sommes toujours sur place parce qu'ils discutent dehors.

De quoi, personne ne sait, mais nous espérons arriver à destination avant l'aube.

 

Non on n'a pas appelé d'ambulance. Oui ils auraient du, mais non, pas de flic, pas d'ambulance.

Bien sûr qu'on te tient au courant.

 

Le chauffeur réapparaît après certainement un quart d'heure, pour nous demander encore cinq minutes de patience, parce qu'il va donner ses coordonnées à l'accidenté.

 

Mais de quoi ont-ils causé pendant tout ce temps ?

 

Les gens murmurent, " Ouais, ouais, c'est ça, donnes tout ce qu'il faut, qu'on y aille déjà! "

 

Les 5 minutes se prolongent et je décide de remettre mes écouteurs, et de dormir.

 

 

 bebe-blase.jpg

 

 

 

Repost 0
December 23 2012 1 23 /12 /December /2012 12:06

Mon amie Martha, qui travaille dans un magasin d'articles pour la cuisine, m'a raconté ce qui lui est arrivé la semaine passée.

 

Un couple rentre et commence à explorer les rayons quand Martha leur demande si elle peut les aider.

 

Ils cherchent un ustensile spécifique, puis un deuxième, et alors qu'elle a bien commencé sa vente, le téléphone du monsieur sonne.

 

Il répond, et aussitôt se fige.

-"Quoi ? Non ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? C'est pas vrai ? Oh lala ..."

Sa femme lui fait des signes et demande ce qui se passe.

Lui: " Mais quand ? J'en reviens pas !!! "

 

Inscrivez-vous à la newsletter, à droite, plus bas, oui là, ça vous évitera de vous demander quand j'ai pondu un nouveau billet !

 

Il raccroche et annonce : "Dudu est mort ! "

Elle : " Quoi Dudu est mort ? Quel Dudu ? LE Dudu ? C'est pas possible ! "

Lui: "Si, Dudu est mort !"

Elle:  " Oh Mon D', mais c'est terrible ! "

 

Martha attend, ne sachant pas quoi faire, quand un autre couple rentre.

 

Elle va vers eux, trop contente de passer à autre chose, quand le premier couple annonce au deuxième, " Vous savez quoi ? Dudu et mort ! "

 

-"Quoi Dudu? Quel Dudu ?"

-" Ben, NOTRE Dudu ! "

-" Oh, mais c'est affreux ! "

 

Arrive un homme, et Martha n'a pas le temps de réaliser ce qui se passe que les autres lui disent: "Figures-toi que Dudu est mort !"

- "Quoi ? Comment ça Dudu est mort ? "

 

Rentre une petite fille à qui tout le monde dit, "Tu sais quoi ? Dudu est mort !"

-"Quoi, dit la fillette, Dudu que je connais ?"

-"Oui, Dudu l'accordéoniste ! "

 

Enfin, apparaît une femme et tous se retournent vers elle, "Tu connais la nouvelle ? Dudu est mort !"

-"Quoi ? Dudu, NOTRE Dudu ? L'accordéoniste qui a joué à la bat mitsva de ma fille ? Oh Mon Dieu quel choc !"

Son mari entre à son tour avec un ami.

- "Tu sais quoi ? ..."

 

A présent il y a bien 15 personnes dans le magasin, toutes atterrées par la nouvelle.

 

Martha est  ahurie, et ne sait plus comment réagir, quand la dame se retourne vers elle et lui dit,  " Nous sommes venus spécialement d'Eilat pour écouter jouer Dudu et maintenant il est mort !"

Repost 0
Miss caustic - in Portrait
write a comment
December 23 2012 1 23 /12 /December /2012 10:44

 

intello-geluck.jpg

 

 

 

J'aime lire une revue trimestrielle qui s'appelle XXI. (http://www.revue21.fr/)


Plus exactement, j'aimais lire cette revue.

 

Tout comme, il y a longtemps, je dévorais Courrier International.

Jusqu'à ce que je me rende compte que leur seule et unique référence en ce qui concerne Israël, est le torchon Haaretz.

 

"Le Pays" est le journal de référence chez les politiques et les intellectuels israéliens.

Aujourd'hui situé au centre gauche, Ha'Aretz a toujours cultivé une ligne éditoriale libérale indépendante du mouvement travailliste (qui a longtemps disposé de ses propres quotidiens) et davantage encore de la droite nationaliste. La sobriété de sa mise en page sert une politique éditoriale centrée sur l'analyse et le débat. Son édition sabbatique est agrémentée de deux suppléments politiques et culturels incontournables.

 

Dixit "Le Courrier International."

 

Centré sur l'analyse et le débat, mmmmmm ?

Moui moui moui ...


 

Condition sine qua non aujourd'hui pour être une référence?

Se glorifier d'être de gôche, synonyme de respectabilité, voire de sainteté, et s'auto qualifier comme penseur et intellectuel.

 

Comprenez, tu es à droite, ou pire, entre deux chaises ? Tu es un facho, ou encore plus déplorable, une moule. 


Une moule, c'est pas casher en plus ...

 

Inscrivez-vous à la newsletter, à droite, en haut, oui là, ça vous évitera de vous demander quand j'ai pondu un nouveau billet !

 

La revue XXI, reprend dans son édition d'automne, l'histoire extraordinaire, devenue un film, je cite, "au succès international", d'une israélienne juive..., oui, je rappelle que tous les israéliens ne sont pas juifs, qui découvre qu'elle a de la famille ... palestinienne.

 

C'est vrai que c'est captivant cette histoire, ce qui l'est moins, c'est la manière dont elle sera traitée par les médias et surtout, LA référence intellectuelle donc, Haaretz.

 

La définition même de la démocratie, c'est la liberté d'expression.

Mais quand cette liberté devient subjective et destructrice, ça ne s'appelle plus liberté d'expression, mais préjugés et mensonges.

 

Je ne m'arrêterai pas à la narratrice et à la façon dont elle partage son histoire, parce que c'est personnel et que personne n'a le droit d'arbitrer une histoire intime .


Ce qui est souligné en gras et sans ambiguité dans l'article, c'est la culpabilité de cette fille, et la misérable vie de ses cousins.

9 pages pour faire d'une histoire individuelle, un fait avéré et indiscutable. (Vous avez dit débat ...?)

 

Et, cerise sur le gâteau, un glossaire, intitulé "pour aller plus loin"( dans la mauvaise foi, sans doute), qui décrit le "Projet Sioniste", où l'on explique en toute méconnaissance, que, je cite toujours, "Pour les palestiniens (sic) habitants arabes de la région, le succès de cette entreprise (la création de l'Etat hébreu) , marque le début de l'exode, la Nabka, et ouvre une ère de guerres israélos arabes ..."

 

Voilà donc le "petit manuel de l'Histoire en très abrégé."

Les Très Très Très Bons, et les Très très Très méchants.

Ou si vous préférez, les "Palestiniens"et les "Israéliens'.


Suivent les modèles connus pour leur bonne foi ,  les "intellectuels" israéliens, Amira Hass, qui a quitté Gaza Pour Ramallah, (comme on la comprend !) et l'inévitable Gidéon Levy, (qui vient de recevoir le Prix du reporter le plus malhonnête de l'année 2012 décerné par HonestReporting.com),  les derniers héros "se souciant encore d'évoquer la société palestinienne dans les médias israéliens."

 

casque intello

 

Et last but not least, une liste de bouquins intellectuels et représentatifs de la misère des uns et de l'arrogance des autres.

 

Mais écoute Adrien (Adrien Jaulnes, l'auteur de l' article énervant, dans XXI) , j'espère que la sensation d'être du côté des justes-intellectuels-droitdelhommistes et autres limités du bocal te satisfait pleinement.

Car au fond, rien de tel que l'autosatisfaction, le sentiment d'avoir avancer un peu plus tu ne sais pas où, mais c'est pas grave.


Un peu comme le mec qui s'offre une branlette vite fait, espérant de tout son petit coeur que la prochaine fois, ce sera l'apothéose.


En vain.

 

intello

Repost 0
December 10 2012 2 10 /12 /December /2012 08:11

 

Peace.jpg

Cartooning for Peace. KAP

 

 

Je suis d'une génération qui a connu la remise de Prix à l'école et qui n'en a jamais reçu un seul.

 

Je détestais cette cérémonie à la con qui récompensait les fayots, forcément binoclards, oui à l'époque être porteur de lunettes n'était pas encore sexy, et lèche-culs, cela déjà rémunérateur.

 

Je me souviens comme si c'était il y a une heure, de la sensation que j'éprouvais, celle mêlée de mépris et d'envie, mais surtout d'injustice.

 

Les plus démagos des directeurs s'évertuaient à inventer des prix à la con, telle que celui de la camaraderie, ou du meilleur lecteur, pour compenser les défaillances intellectuelles de certains, du moins de leur point de vue, car tout le monde sait que le Prix ne fait pas l'homme, ni la femme d'ailleurs.

 

Jamais aucun n'a pensé au Prix du plus démerdard, ou celui du plus baratineur, le plus calculateur, le meilleur illusionniste, le plus démago.

Dommage, il aurait été un précurseur, et sans doute aussi célèbre que Nobel.

 

Depuis, j'ai gardé cette aversion des médailles et autres récompenses.

Que ce soit l'élection d'une Miss, l'Eurovision, ou les Oscars, ces cérémonies me font, au mieux rire, au pire gerber.

 

Le Prix Nobel de la Paix, qui n'a pas toujours récompensé que des schmocks, a, admettons-le dérapé plus d'une fois, ternissant à jamais ce pourquoi il fût crée.

 

Nobel, qui donna son nom à ce Prix, et à d'autres, avait de l'humour, puisqu'il fût, notamment, l'inventeur de la dynamite.

 

C'est sans doute pour ça que l'on peut voir au palmarès, Mère Térésa côtoyer Yasser Arafat (un grand pacifiste, c'est connu) ..., mais aussi Aung San Suu Kyi et Oï Bama, ( un beau parleur, c'est sûr), pour ne comparer que ceux-là.

 

Je disais donc, rire ou vomir, on peut choisir.

 

D'ailleurs quelques nobelisés ont fortement critiqué les choix du comité norvégien, concernant l'UE, l'accusant de ne plus se conformer aux règles, le Prix sensé récompenser je cite, " la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix " (source Wikipedia).

 

Déjà la gratification du squatteur, certes légitime, j'en conviens tristement, de la Maison Blanche avait suscité l'étonnement.

 

Mais entre un gars récompensé de n'avoir rien fait pour la paix justement, et une institution qui met sans cesse de l'huile sur le feu par des déclarations systématiquement critiques envers Israël par exemple, (ben oui, ça m'intéresse plus particulièrement), et arrosant de pognon des dictatures telles que le Hamas, mais pas seulement, je préfère encore, par dépit, le Prix de l'illusion à celui du tapinage.

 

Mais tout cela est dans l'air du temps sans doute, après les bouffonneries de l'ONU, l'imposture, la mascarade et le "grand n'importe quoi" nous font presque aimer la télé-réalité.

 


Repost 0
October 11 2012 5 11 /10 /October /2012 07:54

Il y a en Israël beaucoup de gens formidables.

Ailleurs aussi certainement.

 

Personnellement, je suis une vrai pipelette.

J'ai toujours aimé parler aux gens et d'ailleurs j'ai toujours travaillé dans des domaines où la communication est indispensable.

 

C'est fou le nombre de gens qui vivent ou ont vécu des trucs incroyables.

 

Je ne parle pas des grandes gueules, des "Me, myself and I", qui, dès qu'ils ouvrent la bouche, vous saoulent avec leur "Moi" sur dimensionné.

 

Je parle de ceux qui lors d'une conversation à bâton rompu, narrent des pans de vie exceptionnels.

Je parle des olims, je parle de gens qui n'ont pas besoin de mettre en avant leur cv, car il suffit de parler 5 minutes avec eux pour se rendre compte de leur valeur.

 

Je parle des femmes en Israël, incroyablement courageuses, même si le courage est souvent leur apanage.

 

J' ai rencontré une multitude de ces femmes qui forcent l'admiration.

Qui n'ont plus 20 ans, ni même 30.

Qui ont déjà fait leurs preuves et qui doivent tout recommencer.

 

Conscientes que leur expérience, leur savoir-faire, toutes les langues qu'elles pratiquent parfaitement, y compris l'hébreu, leur intelligence, ne suffira pas à leur donner accès à un salaire digne d'elles, elles cumulent les jobs, acceptant tout mais pas n'importe quoi, gérant famille et boulots, sans jamais se lamenter, parce que malgré tout, elles ne quitteraient ce pays qu'elles aiment tant, pour rien au monde.

 

Et parce que, un jour, elle rencontre finalement un patron, un partenaire, un recruteur, qui réalise ce que ces femmes ont de précieux.

 

Ces femmes, mais aussi ces hommes, médecins, par exemple, qui ont eu des cabinets privés, et qui doivent repasser des équivalences, et refaire des stages s'ils veulent exercer, sont l'exemple magnifique d'une alya réussie, et du bonheur quotidien d'être ici.

 

C'est dur ? Certainement, et d'autant plus après 40 ans.

 

Mais cela nous rend plus fort et c'est ce qui présage un futur passionnant.

 

Malgré tout.

 

awny_yes-we-can.jpg

Repost 0
Miss caustic - in Portrait
write a comment
October 8 2012 2 08 /10 /October /2012 18:35

Me revoilà à Tel Aviv pour le boulot.

 

Je travaille dans un quartier branchouille nommé Basel, très agréable et typique de ce que Tel Aviv peut offrir de mieux.

 

Belles boutiques de stylistes, cafés sympas, magasins de décoration, et toute une faune colorée pour qui le terme "ridicule" est inconnu.

 

Je ne sais pas pourquoi, mais où que j'ai voyagé, les artistes-créateurs-bobos se ressemblent comme des clones.

 

Il y a ceux qui sont la réplique parfaite de ce que l'on trouve malheureusement dans les magazines, ceux qui ont lu où il faut être et avec qui, comment se looker, parler, vivre quoi.

Photoshop en moins.

 

Les femmes ont très (très) souvent subi un ravalement de façade qui en font potentiellement de bonnes candidates pour des films d'horreur de série z, et leur mec a tout du toy boy sans les pectoraux, au regard un peu hagard de celui qui ne se souvient plus très bien comment il en est arrivé là.

 

Il y a ceux qui par soucis de ne pas avoir l'air d'être à la merci de la mode, font semblant d'avoir un genre.

Lequel je ne sais pas, mais pas celui que je voudrais avoir en tous cas.

 

La fille qui travaille deux boutiques plus loin, a les cheveux jaunes, un orange à lèvres qui ferait passer le clown Zavatta pour un amateur, et porte des vêtements vintages affreusement laids.

Vous remarquerez que j'ai dit affreusement et laids dans la même phrase, car il y a des limites, moi je dis.

 

Mais le summum ce sont les pompes, inspirées directement d'une certaine Gaga, reine du mauvais goût, qui a fait tant d'émule que c'en est à désespérer du genre humain.

 

L'avantage, c'est qu'il y a des bancs tout le long des boutiques.

Tu t'installes, une glace à la main, et tu mates.

C'est mieux que le cirque, et c'est gratuit.

 

Une amie et moi-même avons fait un petit tour dans le quartier, et nous sommes entrées dans une maroquinerie.

Mon amie a vu un sac en cuir affiché 699 shekels dans la vitrine.

Il s'avère qu' il est à 1699, le chiffre 1 ayant décoloré au soleil.

"Non, non, dit la vendeuse, on n'a pas honte de nos prix !"

 

J'ai déjà observé cette attitude des vendeuses de trucs chères, alors qu'elles ont un salaire aussi merdique que le mien.

Mais à force de traîner dans le milieu du luxe, on perd la valeur des choses. 

Et surtout on se croit au-dessus des autres.

 

L'éclair au chocolat, dans la délicieuse petite boulangerie à côté, coûte le prix d' un mini terrain, d'où l'intérêt de n'en acheter qu'un à la fois et de choisir avec qui le partager.

Cet endroit ne désemplit pas, à croire que tout est gratuit.

 

Ah les bobos, cette merveilleuse clientèle esclave du paraître ...!

 

Bien sûr c'est plein de français et d'américains, de touristes et de tout nouveaux émigrants.

 

On peut à peine marcher sur les trottoirs, squattés par les foutus cyclistes, qui ont déjà failli me renverser plein de fois.

 

Bien qu'il y ait pas mal de pistes cyclables à Tel Aviv, ses piétons, qui ne connaissent pas la discipline, élevés et vénérés comme des roitelets capricieux par des mères juives sûres de faire au mieux, marchent là où sont sensés circuler les vélos, ceux-ci se rabattant donc sur les trottoirs.

Gare donc si vous êtes suivi par un des ces électrons libres, et que vous vous arrêtez brusquement, ou pire, que vous faites demi tour.

Oui, ça fait très mal, merde.

 

Et les poussettes.

Vous savez, ces nouvelles choses ergonomiques et encombrantes, trop petites pour que bébé y soit à l'aise après 3 mois, et dans laquelle on met ses achats, le locataire pendouillant dans les bras.

Ces cons entrent partout avec, même si l'espace fait 2m2.

 

Sans oublier la cohorte d'enfants terriblement mal élevés et antipathiques, ben oui, ça va ensemble.

La mignonne petite frimousse à qui on sourit et qui vous regarde du haut de ses 2 ans avec tout le dédain du monde.

Et la maman qui va avec, conne, débordée, coupable forcément de n'avoir pas assez donné le sein, ramassé les crasses du futur Nobel, chanté des chansons débiles, l'avoir pris dans son lit ...

 

Devant, le toy boy, courant derrière un morveux qui découvre comment faire suer ses parents.

Ce petit "lui" pas charmant du tout, qui dort dans le lit conjugal, et décide du programme télé.

 

Beaucoup de petit dernier aussi, beaucoup !

Papa et maman, bien que botoxés et déjà bien amortis, qui ont eu envie d'un dernier pour la route.

Ouiiii, un bébé à 43, 45 ans c'est vivifiant, énergisant, rajeunissant ... Tuant.

 

Bonjour la gueule de bois, hein.

 

Voilà un très petit échantillon de ce que l'on peut voir de l'un des bancs rue Basel, à Tel aviv.

 

Allez ...

 

Tel Aviv Rothschild 067

Repost 0
Miss caustic - in Portrait
write a comment
September 25 2012 3 25 /09 /September /2012 11:56

Enfin, si, si c'est pour dire "pardon" quand tu bouscules quelqu'un, ou parce que tu n'as pas compris ce qu'on vient de te dire.

 

Mais demander "pardon si je t'ai offensé", entre un "shana tova" (bonne année) et un "hag sameah" (bonne fête), pour mieux recommencer après les fêtes ...

 

Non, merci, ça ira.

 

Ce n'est pas que je n'ai jamais demandé pardon, loin de là, mais je ne l'ai pas fait en gros, genre, au cas où je t'aurais offensé, eh bien je m'en excuse...

Allez hop, je me sens mieux, tu te sens mieux, tout baigne.

 

Théoriquement, il faut que la personne offensée accepte le pardon.

 

Il faut lui dire, les yeux dans les yeux, et que celle-ci réponde je te pardonne.

 

Et puis il faut en plus de demander pardon, se repentir.

 

Seulement voilà, quand on commence à réfléchir à ses mauvaises actions, son comportement, on se trouve toujours une excuse.

 

La conjoncture, le quiproquo, la faute à l'autre, ...

 

Une excuse qu'on se fait à soi-même, hein.

 

Et l'autre, l'offensé en est pour ses frais.

 

Il y a des choses qu'on pardonne parce que l'être humain est ce qu'il est.

Faible.

 

Et puis il y a les choses impardonnables, parce que l'être humain n'est que ce qu'il est.

Petit.

 

Ce qui serait bien, c'est de réfléchir avant d'offenser.

Pour ne pas offenser justement.

 

Les religions ont bien compris cela, elles qui ont inventé le pardon.

 

La psychologie moderne aussi d'ailleurs.

 

Il paraît qu'on se sent mieux après.

 

Parce que de là à espérer que les gens se conduisent  mieux, en mensch comme on dit ....

 

 

sorry_images.jpg

 

 

Repost 0

Présentation

Profil

  • Miss caustic
  • Je suis quelqu'un d'inintéressant qui raconte des choses intéressantes.
Ou le contraire.
Bavarde.
Gai luronne à ses heures.
Imbue d'elle même et menteuse!
Non, ça ce n'est pas vrai!
  • Je suis quelqu'un d'inintéressant qui raconte des choses intéressantes. Ou le contraire. Bavarde. Gai luronne à ses heures. Imbue d'elle même et menteuse! Non, ça ce n'est pas vrai!

Recherche

Pages