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November 17 2011 5 17 /11 /November /2011 16:31

medium_lagaffe_travail-copie-1.jpg

 

Nous avons garder notre compte bancaire à Modiin, car nous avons le plus chouette des directeurs de banque qui soit.

Mais quand il faut récupérer une nouvelle carte de crédit, je me fais envoyer celle-ci à Kfar saba, dans l'une des innombrables agences de la ville.

 

Au pif, je décide que ce sera celle en réfection dans la rue principale.

LA mauvaise idée !

 

D'abord tu mets trois heures à comprendre où est l'entrée provisoire.

 

Commence alors le jeu de piste, jusqu'à ce que tu repères le garde, planqué derrière les gravats.

Un petit jeune qui dit bonjour tout en jouant sur son téléphone et qui te demande où tu dois aller.

"Je viens chercher ma nouvelle carte de crédit"

"Tu rentres et c'est tout droit."

Merci.

 

Je rentre et le deuxième indice à trouver dans le jeu de piste c'est le guichet ad hoc.

Tout le monde a l'air égaré, même le personnel.

L'être humain déteste le changement, et cela, même si la banque va vraiment faire un lifting.

Je demande à un gars dont le bureau fait face à l'entrée et que l'on doit interrompre toutes les 2 minutes, où je peux récupérer ma carte de crédit.

"Ce n'est pas ici, tu ressors, et tu prends à droite."

Merci.

 

A droite, il y a des machines qui distribuent des tickets en fonction de ce que tu viens faire.

Je prends un ticket.

Je me retrouve dans une salle sans fenêtre, elle aussi en réfection, pleine de chaises avec des gens dessus qui attendent tous un numéro dans la main et, au-dessus d'eux, un grand écran où sont sensés défilés des numéros mais sur lequel rien ne se passe.

 

Enfin, à part le numéro 331.

Moi j'ai le 18.

Tous, moi y compris, nous regardeons dans un aller retour assez stupide, notre numéro et l'écran, notre numéro, l'écran, notre numéro, et ...

 

Jusquau moment où un papy arrive avec son caddie et, bien que tenant  un ticket à la main, se dirige vers un guichet vide.

Du coup je demande à une hotesse que je n'avais pas vue jusque là parce qu'elle ne sert à rien, où est le numéro 18.

Tu vas au bout, c'est le dernier guichet.

Guichet 14 je précise, rien à voir donc avec mon foutu numéro 18.

 

J'attends mon tour.

 

La dame au guichet est comme toutes les israéliennes des guichets, elle est "embijoutée" comme une représentante de chez  Le Manège à Bijoux, elle mange des petits gâteaux secs, parle à sa voisine, répond au téléphone, et tape sur le clavier de ses longs et faux ongles, eux aussi sertis de tout un tas de choses bizarres.

 

Arrive mon tour.

Sourire.

"Que puis-je faire pour toi ?"

Moi: "Je viens chercher ma nouvelle carte de crédit...."

"Tu as un compte privé ? "

"Oui."

"Ici, ce ne sont que les comptes de société. Tu dois aller à l'étage."

"Yaffa, ici présente..."

 

Yaffa, la ronde soixantaine et maquillée comme une voiture volée, se promène parmi ses collègues féminines, parlant de tout un tas de chose, une tasse de café à la main.

 

"...sera à son guichet très bientôt."

 

Je ne sais pas vous, mais il y a des fois où on sait que mieux vaut être philosophe, parce que frapper quelqu'un ne me fera pas obtenir ma carte de crédit plus rapidement.

 

Je monte en me demandant quand Yaffa aura fini son café.

 

Arrivée au guichet de Yaffa, là où c'est écrit "Yaffa", on me dit que ce n'est pas le guichet de Yaffa (?), et que le sien est là où se trouve déjà assise une dame qui a l'air de s'être momifiée tant elle a attendu.

 

J'attends debout derrière elle, et arrivent deux messieurs dont un, qui a largement fréquenter le siècle dernier, lui aussi, et un plus jeune.

Le plus jeune me dit, "Nous attendons au mauvais guichet depuis un bon moment..."

Sous-entendu, on est avant toi, ma vieille.

Oui bon, je n'ai pas le coeur à envoyer paître un centenaire et je souris.

 

Arrive Yaffa The Queen, repue de son café, des dollars en main pour la cliente.

Elle s'assied, remet son siège droit, sautille sur le coussin pour lui redonner la forme de ses fesses rebondies, et commence à compter les billets.

 

Un type arrive, la caricature de l'homme pressé qui croit qu'en ayant l'air pressé, nous, on va l'être moins.

 

Il lui pose une question, et elle répond.

Donc elle arrête de compter les billets.

 

Elle reprend et la mamie lui dit quelque chose.

Elle la fait répéter tout en s'enfournant des petits biscuits secs.

 

Une dame boudinée dans son pull, elle doit, elle aussi, adorer les biscuits secs, et toute essoufflée, arrive et lui sort un "Salut" tonitruant.

Yaffa s'interrompt pour lui répondre et lui demander comment elle va.

Tout le monde va bien.

Mamie attend.

Nous aussi.

 

La dame aussi a l'air pressée.

En tous cas elle nous regarde l'air de dire qu'elle n'a pas que ça à faire.

 

Mamie, elle, elle n'a que ça à faire.

Donc elle dit à Yaffa qu'elle veut verser des sous sur un compte mais elle ne sait pas combien, ni sur quel compte.

Le téléphone sonne.

"Ah, Moshe, comment tu vas ? " demande Yaffa.

"Moi je vais super bien !"

"Tu veux faire quoi, Moshe" ?

La dame boudinée revient lui demander de quoi écrire.

"Attends, donnes-moi ton numéro de compte, tu veux faire quoi, Moshe ? Ah d'accord. Sur quel compte ? Changer le montant ?"

Son portable sonne.

Elle dit à Moshe d'attendre et elle répond.

C'est sa copine Dorit.

"Dorit comment ça va, ma chérie ? Oh oui c'était super...

Non Moshé, ce n'est pas à toi que je parle.

Oui Dorit, je disais...Non Moshé, attend..."

 

Moshé est un client, je le rappelle à ceux qui sont toujours là, pas un ami.

Dorit est une copine.

 

La momie aussi est une cliente.

Et nous....

 

Yaffa jongle entre ses téléphones et l'ordinateur et puis elle finit par dire à sa copine de rappeler dans quelques minutes.

"Oui, Moshé, où en étions-nous ?"

Tout en machant ses gâteaux et en comptant toujours les dollars.

 

"So, how much do you want to put ?"

Mamie ne répond pas, elle s'est endormie.

Mais non je rigole.

La boudinée revient.

Je peux prendre ta machine à calculer ?

 

Mamie se lève à regret et les deux messieurs se précipitent au cas où.

 

Le plus âgé est sourd comme un pot, et l'autre, son fils sans doute, fait tout pour lui.

Et voilà qu'on ne trouve pas la carte d'identité de Papy.

On vide 20 fois les poches du pépé, on soulève le clavier, le paquet de biscuit, on scrute le sol, ...

Pendant que la file s'allonge de gens pressés et que le monsieur très en affaires du début va faire un caca nerveux, et que la dame boudinée souffle.

 

C'est mon tour.

Yaffa n'a pas oublié qu'en bas j'ai dit ce que je viens chercher.

 

Et là, comme dans toutes les banques ici, elle se met à fouiller dans un tiroir où il y a des enveloppes, puis dans un autre un tiroir où il y a aussi des enveloppes, et finalement sort une boite où il y a des cartes de banques.

Trois endroits différents pour ranger des cartes de banques, ça c'est l'organisation à l'israélienne.

 

"Ah mais tu n'es pas dans notre agence ?

 "Non."

"Ici, je n'ai que des cartes de cette agence..."

Et juste quand je commence à dangereusement chauffer, que j'imagine par quel autre orifice je vais lui enfourner ses biscuits secs si elle ne me trouve pas cette .... de carte de banque....

Elle me la sort avec un grand sourire.

"Là voilà !"

 

FIN

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Miss caustic - in Portrait
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November 11 2011 6 11 /11 /November /2011 16:08

 

abbas-sarkozy 

abbas_obama_.jpg

 

La politique c'est rigolo, mais c'est salaud.

Tout le monde a parlé de l'échange hautement intellectuel des deux bouffons de service au G20, j'ai nommé, la poupée Obama et le lutin Sarko.

Sarko qui traite Netanyehou de menteur c'est marrant, quant on sait que le métier même de politique, c'est d'être un menteur, et ...

Pardon ?

Ah...

Pas menteur ?

Diplomaaaaaate !

Oups! Autant pour moi.

Je suis désolée, et quand je dis ça je ne mens pas !

 

obama_bibi_.jpg

Sarkozy-Netanyahou 

Donc Sarko et consorts sont diplomates.

 

Et Netanyehou est un menteur.

 

Normal, quoi.

 

Et l'autre niais de se plaindre ...

 

"Tu crois que c'est marrant tous les jours d'être LE Président des States ( renifle) et de devoir parler à toute sorte de gens que je n'aime pas (renifle), et que je comprends encore moins....!"

 

"Et puis, (gros soupir),  tu m'as même pas dit que tu allais voter à l'Unesco pour un état palestinien..."

 

Le lutin: "Ah bon ? J'ai fait ça moi ?"(diplomate !) "Merde, chuis désolé mon vieux, j'étais certain de te l'avoir dit !"

 

Alain Juppé, chef de la "diplomatie" française, (le chef des faux-culs donc), a toutefois réaffirmé que la France a "une position équilibrée" au Proche-Orient.

 

Ah mais c'est qu'il est marrant lui !

 

Ceci dit, faut quand même caresser les israéliens dans le sens du poil, (diplomatie) et leur faire croire qu'on veut la justice pour tous ( ça c'est un mensonge) en ménageant la chèvre et le chou, exercice dans lequel les gouvernements français succéssifs se sont essayés, plus ou moins avec talent.

 

Plutôt moins en ce qui concerne les autres démocraties, plutôt bien en ce qui concerne tout un tas de dictatures.

 

Quoi, c'est même po vrai ?

 

Les journalistes, ni menteurs, ni diplomates, eux, seulement journalistes prétendent que ça a fuité, merde, mais c'est qui qu'a fait ça ?

On sait po.

Croix de bois, croix de fer, si je suis journaliste, je vais en enfer.

 

Mais tous, diplomates, menteurs et journalistes, sont d'accord.

"Les deux peuples doivent cohabiter."

Et ça ce n'est ni un mensonge, ni de la diplomatie, c'est de l'humour.

 

Ce que Sarko semble ignorer, c'est que quand Oï Bama parle avec Netaneyou de lui, il se plaint de se farcir ce con.

Et quand Sarko parle à  Netanyehou   il se plaint de devoir faire des courbettes à Oï Bi.

Et quand sarko parle à ...

 

sarkozy-obama

 

Bref, (comme disait Pépin),qu'est-ce qu'on se marre en politique !

 

1-Bongo-Obama 

benali sarkozy

 

 

1737771256.jpg

 

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Miss caustic - in Portrait
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November 8 2011 3 08 /11 /November /2011 09:01

 

Deux femmes d'un âge incertain entrent.

L'une, le sosie de la Castafiore, embrasse Igor, son vendeur préféré, tandis que le sus-nommé s'échauffe mentalement pour ce qui va suivre.

 

Ces deux là viennent acheter, beaucoup acheter même.

 

( Je travaille à présent dans un magasin très luxueux, de vêtements très coûteux, et de chaussures dont les talons sont à la hauteur des prix.)

 

Seul problème, trouver des vêtements dans lesquels elles vont rentrer.

Elles sont d'excellente humeur et blagueuses si j'en crois les fous rires qui déchirent la pièce du bas, surmontant la musique d'ambiance, et arrachant à Igor un rire de hyène, auquel décidément, je ne m'habituerai jamais.

 

La copine de la Castafiore se déshabille à côté de la cabine d'essayage, surgissant au milieu du magasin, et face au rayon homme, en gaine ultra moulante.

 

Une gaine couleur chaire qui enlèverait toute envie, même à un taulard fraîchement libéré et sérieusement en manque.

 

Rien de sexy là-dedans, ni dehors d'ailleurs, et Igor se met à l'ouvrage.

 

La Castafiore, elle, est étalée de toute son envergure dans un canapé qui en a senti d'autres, et fait ses commentaires, en russe.

 

L'autre enfile ce qu'on lui a préparé sur une tringle, et se présente au vendeur, les seins à moitié dehors, les bras en l'air dans ce que j'interprète comme une demande de lui rentrer tout ça au plus vite.

Celui-ci se met à enfoncer à pleines mains, tout ce qui dépasse dans le décolleté d'une robe de style qui du coup,n'a plus grand chose de stylé.

 

Miraculeusement, et contrairement aux lois les plus élémentaires sur la gravité, rien de ce que Igor enfourne d'un côté, ne ressort de l'autre.

 

J'ai très envie de rire, ce que font les deux clientes d'ailleurs, mais les vendeurs, eux, en ont vu d'autre.

Ils restent impassibles, priant pour qu'elles investissent le plus de tenues possibles, tenues conçues pour des femmes qui n'ont aucun appétit, et encore moins de formes.

 

Les deux plantureuses sont optimistes, à tel point qu'elles demandent même à essayer des peties choses toutes mimis et taille xs.

Xs dans ce magasin, c'est l'équivalent d'une illusion de vêtement, dans un tissu tout aussi fantomatique.

 

Mais bon, qui ne tente rien ...

 

 

 

 

.

 

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November 5 2011 7 05 /11 /November /2011 11:28

Elle entre, sûre de l'effet qu'elle va produire.

(Croit-elle.)

 

D'abord un regard dans le premier miroir de l'entrée.

Cette image, cette vision si satisfaisante, cette délectation, elle est comme aimantée vers son reflet.

 

Elle ne peut s'empêcher de passer devant encore et encore et de se regarder, apprécier l'image qu'elle reçoit d'elle-même.

Elle est parfaite, c'est incroyable.

Elle a une chance inouï d'avoir hérité de ce corps élancé et mince.

Ce visage ravissant et cette démarche féline.

Et le regard des autres, la sensation d'être exceptionnelle.

Le désir dans les yeux des hommes, l'envie dans ceux des femmes.

 

Elle avance auréolée d'autosatisfaction, elle n'en plus d'être si belle, si désirable, si ...

 

...Pourtant, cette ridule au coin des lèvres.

Cet imperceptible affaissement du menton.

Ces petites taches qui apparaissent sur les mains.

La peau qui a tendance à se relâcher..

 

Elle balaie ces pensées négatives d'un mouvement hautain.

 

Dans le genre "Je suis ridicule mais je n'en mourrai pas", elle est quand même près du coma.

Du coma narcissique j'entends.

Cette moue boudeuse accrochée à ses lèvres gonflées, ce visage sans expression, hormis celui de la vanité.

Et cette insupportable transe quant à sa personne, son moi, et son surmoi.

 

Et la phrase qui tue, quand on lui dit que ce vêtement lui va si bien.

"Je sais".

 

 

barbie-1.jpg

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November 4 2011 6 04 /11 /November /2011 20:24

 

Rendons à la Belgique ce qui est lui est dû.

Elle est à la pointe en ce qui concerne la médecine et personnellement, j'avais mes habitudes depuis des années, une confiance immense dans les spécialistes à qui j'avais à faire et qui me connaissaient par coeur.

 

Aussi, arrivée ici, j'ai mis un temps fou à choisir, même un médecin de famille.

 

Je vous ferai grâce des habitudes à prendre quant aux démarches à suivre pour tel ou tel praticien, ainsi que tous les changements auxquels il faut s'habituer.

 

Je n'ai jamais chercher à n'avoir à faire qu'à des médecins francophones, et la plupart des rares toubibs que j'ai contacter, je les ai choisi par hasard.

 

plaque_souslacroup.jpg

 

Il y a des centres avec des médecins à tous les étages.

Des couloirs avec des portes sur lesquelles sont inscrits des noms, Dr Machin, et des spécialités.

Suffit de frapper, d'entrer et de prendre rendez-vous.

 

Après, c'est le contact qui compte, et l'expérience que l'on peut avoir engrangée pendant nos longues années de visites de routine.

 

De toute façon, on vous rétorquera toujours qu' "Ici, c'est comme ça"!

 

Pour me rassurer, je regarde autour de moi le nombre incalculable de centenaires qui circulent dans les rues, et bêtement, ça me rassure.

 

Nous avons été plutôt contents dans l'ensemble, même si, parfois, le contact n'est pas top.

 

radiologie.gif

 

C'est ainsi qu'il y a deux jours je me suis retrouvée dans un centre de radiologie dentaire, au look d'avant Prestroïka, entre les mains d' Uri, un russe, né lui aussi bien avant, qui m'a enfourné brutalement et 14 fois, des plaquettes dans la bouche. (Encore heureux que c'était dans la bouche !)

 

Quand je l'ai dit à ma dentiste, elle m'a dit que tous les patients se plaignent ...

 

Mon généraliste, quant à lui, m'a suggéré quelques prises de sang, à faire car "Madame vous avez 50 ans ", ( ouais et alors ?)

 

J'arrive à un endroit où il y a la file et j'attends mon tour, après avoir pris un ticket, alors qu'aucun écran n'indique de numéros qui défilent, et j'arrive devant l'infirmière à qui je demande de prendre ma tension, "Car", Je lui dis, "Il y a deux semaines, elle était basse."

Elle s'exécute et m'annonce affolée que maintenant elle est beaucoup trop haute.

Du coup, moi qui était cool, je me mets à flipper et je zappe un peu la suite.

 

Je ressors avec un sentiment étrange, mais je ne sais pas pourquoi, et surtout, je me précipite chez le médecin de famille juste à côté, pour qu'il vérifie à nouveau ma tension.

 

Pas du tout, ma tension est très bonne !

 

Dans le bus, mon doute devient plus grand.

Pourquoi m'a-t-elle piquée dans l'épaule et pas dans la veine ?

 

Le lendemain soir, chez des amis, je pose la question.

Pourquoi prend-t-on le sang dans l'épaule ?

 

...

 

Gloussements.

 

Fou rire générale.

 

J'ai été vaccinée contre la grippe à mon insu !

 

Oui bon, ça va hein !

 

boudeur.jpg

 

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October 19 2011 4 19 /10 /October /2011 08:58

 

Guilad-shalit11-bd069.jpg

 

 

Le 18 octobre 2011 restera un jour d'intense et palpable émotion.

Ma fille m'a envoyé un message de Londres.

"J'aurais tellement voulu être là aujourd'hui !"

 

Le peuple israélien s'est levé aux aurores et a attendu.

Dans les bus, les bureaux, les magasins, la télé et la radio diffusent en live le retour de Guilad.

Notre fils, (il a l'âge du mien), notre frère,.

 

Au magasin, mes collègues sont tous avec leur I machin, essayant de capter des images.

L'une d'entre eux a 2 ans de plus que Guilad.

Une autre, lorsqu'elle avait 10 ans, a sauté sur une bombe placée dans le bus qui l'emmenait à l'école.

Aujourd'hui, sa fille est à l'armée.

 

Nous nous agglutinons dans le bureau du patron, il a des images sur internet.

Guilad.

Vivant.

 

Si pâle et si maigre, le visage si juvénile.

Et je me dis, comme tous ici que, merde, ce garçon à l'allure si fragile, a résisté 1941 jours !

Il s'est accroché à la vie, à l'espoir que sa famille n'abandonne pas, qu'Israël ne l'oublie pas.

 

L'émotion est si forte.

Et puis le soulagement de le voir revenu à la maison, chez lui, chez nous.

Tout le monde parle en même temps, y va de ses commentaires.

Nous sommes heureux et le partageons avec les clients.

 

Même si il a fallu libérer 1027 ordures, bien en chère celles-là, bien traitées celles-là, et accueillies en héros, parce que de quoi d'autre pourraient se glorifier des sauvages sans but et sans projets, si ce n'est notre destruction ?

 

Même si les merdias, comme les nomme Michel Garroté, ( http://monde-info.blogspot.com/link ), s'illusionnent quant à une paix prochaine avec les primitifs du hamas qui se sont empressés de souhaiter une intensification des prises d'otages.

 

Parce que le 18 octobre 2011, partout dans notre pays, nous nous sommes réjouis du retour de ce brave parmi les braves, et nous avons souhaité de toutes nos forces qu'il puisse avancer dans sa, encore longue, vie, entouré de l'amour de tous.

 

 

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September 3 2011 7 03 /09 /September /2011 12:30

J'ai eu les coordonnées de l'adorable Miri par un ancien collègue, et c'est ainsi qu'elle est venue me chercher à la maison pour mon cours de conduite.

 

Qui se résume à perdre la plupart des habitudes accumulées ces trente dernières années.

 

SURTOUT les deux mains sur le volant !

J'ai du être manchote dans une autre vie, parce que je ne conduis qu'avec une main, ...et bien, "Non, oï va voï", me dit Miri, " Tou né pé pas !!! "( En français.)

 

50 kms/h en ville, sauf si c'est écrit 60.

 

Forcément.

 

"Quoique tou fasses, régarde bien dans lé rétroviseur à goch, à droite, en haut, en bas..."

 

Comme Miri parle français avec un accent très sexy, d'ailleurs Miri est très sexy aussi, tous les français se refilent son numéro.

 

Je me retrouve donc dans la voiture avec M., un dentiste fraîchement arrivé et charmant, qui pratiquait son métier à Paris depuis 28 ans et qui va devoir repasser une équivalence au mois de mai.

Il a la trouille et moi je le trouve incroyable d'humilité ce bonhomme.

 

Il y a aussi, V. la parisienne spitante et dynamique qui a tout de suite trouvé du boulot grâce à son anglais.

M., une sud-africaine qui parle rugby avec L., un toulousain qui nous a fait rire aux larmes.

 

קיבוץ גלויות Kibbutz Galouyot,  le melting pot israélien, une des choses qui me plaisent tant ici.

 

Tous viennent d'arriver, et tous ont cette attitude si typique du ole tellement hadash (nouveau) et tellement enthousiaste, avec une petite pointe d'appréhension...

Tous ont des enfants, parfois des ados, pour lesquels ce n'est pas facile de tout quitter.

 

La rentrée des classes, comprendre qu'ici tout est différent, sans que ce soit forcément mieux ou moins bien.

 

Différent.

 

Moi je m'emploie toujours à dire aux nouveaux, de ne surtout pas écouter les ronchons et les losers, qui sont pléthore ici, mais de n' entendre que les gens positifs et heureux d'avoir sauté le pas.

Comme moi.

Il y a 3 ans, exactement le 1er septembre 2008.

 

Nous partons pour Hertzelya, entassés dans la voiture, pour passer le test.

Notre grande grande chance, c'est que nous ne devons pas le passer à Jérusalem ou à Tel Aviv.

Ne le passerons dans un quartier résidentiel de Hertzelya donc, ou pas un chat ne circule et encore moins un des innombrables tarés dotés de 4 roues qui sillonnent les routes israéliennes.

 

Nous ne saurons rien ce jour là, car depuis que des instructeurs se sont fait agressés par des recalés, la nouvelle est annoncée au téléphone par la prof de conduite, le lendemain.

 

Nous avons réussi tous les quatre, youpie !

 

 

 

 

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August 28 2011 1 28 /08 /August /2011 17:36

Il faut aller au ministère des transports avec le papier rempli par le docteur (!) et l'opticien agrée (!).

Cela donne l'occasion de visiter la belle ville de Holon.

(Humour humour, Holon, LA ville pour devenir dépressif, pire que Modiin, c'est dire....)

 

Nous cherchons pendant 3/4 d'heure le moyen d'accéder à cette ville paradisiaque, en bus, train, roulotte, sans que cela ne nous prenne une demi-journée.

Une demi-journée pour y aller.

Je ne parle pas de revenir.

 

Nous louons une voiture.

Je dis nous, parce que mon amie de Tel Aviv vient avec nous, et Chéri vient aussi, par amour, parce qu'il a congé et parce que lui, il a eut l'intelligence de le passer ce foutu permis, il y a belle lurette, alors que moi, j'ai attendu la dernière minute pour le faire.

 

J'explique.

Quand on fait son alyah, on peut conduire pendant un an avec le permis d'origine.

Ensuite, en fonction de son statut, et là ça se complique, on a un an et jusqu'à trois ans pour le repasser et obtenir le permis israélien.

Quoique, parfois c'est quatre ans, pour une raison inconnue et que je n'ai pas envie d'approfondir.

Moi, le 1er septembre, ça fera trois ans que j'ai eu l'excellente idée de venir vivre ici.

Et bien sûr, j'ai attendu maintenant pour m'affoler avec ce nom didjou de permis.

 

Nous partons de bonne heure, et arrivons au ministère des transports.

Première file pour obtenir un ticket.

Arrivés au bonhomme dans sa cage, "Ah non le ticket, on le prend au guichet même, le 8."

 

LE plus grand des progrès effectués ici, est la pose de distributeurs de tickets.

 

Car le sport national, c'est de te marcher dessus pour te dépasser, l'air de rien, comme si tu n'existais pas.

Et si tu dis qu'il y a une file, ils ont cet air contrit et innocent du nouveau né.

Puis te regarde genre, bon ben maintenant j'ai dépassé, et toi, si tu n'es pas moi, tu dis "D'accord"!

Moi je dis "Retournes d'où tu viens, c'est mon tour, voyou, amateur de mes deux, moi Jane, toi rien du tout, dégages !"

Tout ça sans ouvrir la bouche, juste avec mon regard assassin, hé hé ...!

 

Nous attendons donc et sommes appelées quasi en même temps, mon amie et moi.

 

Chance, je tombe sur le spécialiste du coin, interrompu toutes les deux secondes par ses collègues, ainsi qu'au téléphone, afin qu'il explique ce qu'il faut faire dans les cas plus ou moins compliqués qui les occupent.

 

En deux minutes c'est fini.

Mon amie, elle, apprend qu'elle doit fournir un papier avec toutes ses entrées et sorties du pays depuis le début.

Début de quoi ?

Elle est "katin hozer", littéralement, "mineur qui revient".

(Prononcez "katine", j'entends déjà les ricanements.)

Comme Chéri.

 

Et ça fait marrer tout le monde parce qu'à 50 ans bien sonné, être "katin"ça fait un peu attardé.

Et ça ne fait pas marrer les "katin" en question, parce que c'est surtout source d' emm.....

 

La veinarde qui est venue avec nous en voiture...

Nous l'emmenons au ministère de l'intérieur de Holon, pour qu'elle obtienne ce papier et, ensuite, retour au ministère.

 

On lui a dit qu'elle ne doit pas faire la file une deuxième fois,décidément, quelle veinarde.

Décidément.

 

 

 

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August 21 2011 1 21 /08 /August /2011 10:28

Des dizaines de messages de guerre sont envoyés sur Israël, terrorisant et tuant à l'aveugle, lâchement, à l'image de nos ennemis.

 

Qui envoie réellement ces missiles ? Peu importe.

Le fait qu'aucune marionnette dirigeante sensée "dialoguer" avec nous ne s'indigne, met en évidence, pour ceux qui auraient des doutes (ou de l'espoir), que jamais nous ne serons en paix avec ces sauvages.

 

La question d'ailleurs n'est plus là.

 

Embrasser ou pas ceux qui nous exècrent, nourris au lait maternel de la haine, n'est plus d'actualité.

 

Tout aujourd'hui, malheureusement, est question de diplomatie.

La diplomatie, ce langage de faux cul, cette communication des pervers narcissiques, ceux qui vous embrouillent et vous font douter.

 

Mais faut-il en vouloir aux diplomates ou à ceux qui les écoutent, et qui propagent leurs mensonges ?

 

Des salopards bombardent notre pays, pour nous exterminer, sous les yeux de tous, ceux qui vivent ailleurs, ceux qui ne nous connaissent pas, ceux qui nous voient avec des nez crochus et des grandes oreilles, ceux qui répètent depuis le Moyen âge, que la peste est le résultat de notre existence, ceux qui, illettrés et ignares, boivent les paroles des menteurs.

 

En vivant ici, je comprends combien les décisions d'un gouvernement tel que le nôtre, peuvent être difficiles.

 

Il ne suffit pas de riposter, il ne suffit pas de leur filer la raclée de leur vie (comme c'est tentant !), car les politiques étrangers, manipulateurs et champions du chantage, les pervers donc, se rappellent au bon souvenir de notre petit état.

 

Le dialogue s'est transformé en chantage affiché, la marionnette Oï Bama ayant montré l'exemple.

 

Malheureusement pour tous, les israéliens ne comptent pas leurs morts comme d'autres comptent les cailloux.

Chaque mort ici est un nom, un individu qui avait une famille et des amis.

Chaque mort laisse des orphelins, un conjoint, un parent.

 

Et chacun peut diverger d'opinion quant à faire ou non la paix avec les misérables qui nous entourent, mais nous ne faisons qu'un quand il s'agit de défendre notre droit à vivre ici, chez nous, et pour toujours.

 

Et c'est notre force.

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August 17 2011 4 17 /08 /August /2011 10:28

 

 

Lorsqu'on fait son alya, il faut repasser son permis de conduire.

 

Merci à tous les menteurs qui ont prétendu savoir conduire et qui n'avaient jamais circulé qu'à dos d'âne.

 

Ce ne serait pas si terrible, si, d'une part, il ne fallait pas payer une fortune, et si, d'autre part les conducteurs qui sillonnent les routes israéliennes n'étaient pas aussi dangereux et ignorants du code de la route.

 

Cette pure arnaque officielle de repassage du permis commence par l'examen des yeux chez un opticien agrée.

 

Une amie me donne l'adresse où je dois aller à Kfar Saba, adresse à laquelle je me rends.

  Là, une gentille dame m'envoie chercher un formulaire chez un autre opticien, à l'autre bout de la ville,et me dit de revenir pour l'examen qui me coûtera 20 shekkels.

Je traverse donc la ville et me fait remettre le papier par une fille qui me propose de faire le test chez elle pour 50 shekkels.

 

daltonisme

 

Je retourne au premier endroit et je m'installe devant un appareil pour visionner des images.

Première image, 3 cubes en 3D.

Combien vois-tu de cubes ?

3.

Très bien.

Image suivante, une rue avec au bout un feu de signalisation.

Elle actionne des lumières et je dois dire si c'est à gauche ou à droite.

Parfait !

Ensuite une série de numéro.

Excellent ! Voilà, c'est fini.

 

3 minutes, 20 shekkels, ça suffit.

 

Ensuite le médecin généraliste. J'en prends un au hasard, près de chez moi, il est français.

Il me demande d'où je viens en France et je réponds "Bruxelles".

"Oh, mais vous n'avez pas d'accent !"

Il n'y a qu'un français pour faire ce genre de remarque, vu qu'en France, il n'y a pas d'accents bien sûr, et que les belges, les suisses, les canadiens, les polynésiens, les africains, les tahitiens et j'en passe, s'en foutent, eux, que tu aies un accent ou pas.

 

J'arrive chez le docteur, et à l'accueil, (ah ah ah, l'"acceuil", terme inexistant en hébreu), une secrétaire hurle dans le téléphone.

Pas "bonjour", pas "qu'est-ce que tu veux", pas "je suis à toi dans une minute".....

 

Elle crie sur le mec de la compagnie de téléphone parce qu'apparemment, cela fait 1/4 d'heure qu'il lui explique comment transférer un deuxième appel, alors qu'elle est en ligne et qu'elle n'y arrive pas.

 

"Je ne crois pas être plus bête qu'une autre, mais ça ne fonctionne pas ton truc."

 

Elle fait des test avec le docteur qui est en consultation (qui l'eut cru ?)

"Docteur ? Vous m'entendez ?"

"Oui."

"Et si je transfère ?"

"Non."

 

Elle revient à l'employé du téléphone.

 

"J'ai fait tout ce que tu as dit, je ne suis pas bête quand même."

(On le saura qu'elle n'est pas bête.)

 

La salle d'attente se remplit sans que ça la démonte.

 

"Attendez, je réessaye."

"Docteur ? Vous m'entendez, ça sonne ?"

"Oui. Non."

 

A l'employé.

"Je n'y arrive pas et les patients attendent ici." ( Ah, quand même !)

"Envois-moi quelqu'un pour m'expliquer s'il-te-plaît, je dois être bête."

(Ah quand même !)

 

"Comment personne ne peut venir ?"

"Mais là le téléphone sonne, sur plusieurs lignes, et je ne peux répondre à aucune, tout est bloqué !"

 

"Envois-moi un gars à midi, qu'il me montre s'il-te-plaît." ( Elle va chialer, je le sens....Et lui aussi il le sent.)

"Oui ? Tu m'envois quelqu'un ? Oh merci beaucoup!"

 

Elle me regarde la secrétaire médicale, et elle me dit, "Je hais les ordinateurs et les téléphones, ce n'est vraiment pas pour moi !"

"Comment tu fais alors?" je lui demande.

"Je fais très bien sans !"

...!

 

Le docteur sort.

"Alors tu as résolu le problème ?"

"Non, il vont envoyer un technicien à midi."

 

Il me fait entrer dans son cabinet et la secrétaire médicale (!) lui dit qu'elle sort prendre sa pose, parce qu'elle doit souffler un peu.

"Mais oui" dit le docteur, compréhensif..

 

Consultation.

 

"Bonjour, vous venez d'où en France ?"

 

Le téléphone sonne, il décroche.

Je lui tends mon papier à remplir pour le permis de conduire.

"Vous avez des maladies ?"

Le téléphone sonne, il décroche.

"Vous avez le diabète ?"

Le téléphone sonne, il décroche.

"Vous prenez des médicaments ?"

"Non ? Voilà, c'est fait, au-revoir et bonne journée."

Le téléphone sonne...

 

Dehors la salle d'attente est pleine à craquer et la secrétaire est en remise en forme, quelque part, loin du téléphone.

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