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August 12 2011 6 12 /08 /August /2011 11:22

 

Une amie qui vit en Belgique et qui s'intéresse aussi à d'autres choses que celles qui la concernent directement, comportement suffisament rare que pour être apprécié, me demandait mon avis sur les manifs des israéliens.

 

israel-tentes

 

Lorsque, par le biais de fb, un mouvement encouragea les consommateurs à cesser d'acheter du cottage cheese, vu son prix scandaleux (7shekkels-1,40 euro, cours du jour), les israéliens ont suivi comme un seul homme.

 

Et j'ai trouvé ça d'autant plus génial, que 1) ce n'est pas habituel ici, culturellement de manifester son mécontentement, autrement qu'en râlant, et que 2) cette denrée périssable allait finir à la poubelle.

 

Les distributeurs diminuèrent aussi sec le fromage.

 

Les loyers sont faramineux, et souvent, les logements sont à la limite de l'insalubrité.

Les israéliens sont les champions de la colocation, mais même en partageant, la proportion entre la qualité et le prix, reste scandaleuse.

 

Seulement voilà.

Je n'entends pas rouspéter, parce qu'à Tel Aviv, le café est plus cher, ainsi que les restos bondés et inaccessibles sans réservation.

Et, bien que les couches soient effectivement hors prix, les parents gâtent pourri leurs enfants, à qui ils ne refusent rien, laissent tourner leur moteur pendant qu'il parlent au téléphone dans leur voiture, mettent la clim à fond et achetant tout ce qui leur fait envie, sans regarder les prix.

 

Les salaires sont souvent bas, et je sais de quoi je parle, mais les israéliens possèdent, pour beaucoup, une ou deux voitures, avec lesquels ils vont au magasin du coin, parce que dehors, il fait trop chaud.

 

Ils ont tous un ou plusieurs ordinateurs, un ou plusieurs téléphones auxquels ils sont pendus jusque dans les toilettes.

Ils ont des notes astronomiques de téléphone d'ailleurs, mais ils ne l'en utilisent que plus.

Vous n'avez jamais vu autant de IMachin au mètre carré.

Ils sont des consommateurs jamais rassasiés, qui ne savent pas ce que c'est l'économie, et encore moins l'écologie.

 

Les magasins restent grands ouverts avec la clim au maximum, et dans les bureaux ou le bus, on doit mettre des pulls en plein mois d'août.

 

Il y a bien des choses ici qu'il faut améliorer d'un point de vue social, mais on a le choix en Israël, de prendre le bus ou d'acheter un vélo.

 

On a le choix de faire ses courses dans un nombre incalculable de chaînes de supermarchés qui se conccurencent à grand renfort de promos, on a le choix de ne pas louer un taudis au prix fort, si on daigne quitter Tel Aviv, ce que font plein de gens qui choisissent la banlieue verte et riante, telle que Kfar Saba.

 

Mon loyer pour 75m2 est trois fois moins cher qu'à Tel Aviv, et je suis à 20 minutes de tout en voiture.

Je n'ai pas de voiture, mais je m'en fiche.

Quand il le faut, j'en loue une.

 

Et si je veux aller à la plage, au musée, voir mes amis, boire un café exhorbitant, j'ai le bus climatiser et avec wifi, qui m'y amène tous les quart d'heure.

 

2009-03-11_0082.jpg

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July 26 2011 3 26 /07 /July /2011 21:29

J'arrive bien à l'heure pour chercher ma fille à l'aéroport de Ben Gourion.

L'avion a du  retard.

Tous les avions ont de retard.

J'attends avec des centaines d'autres, épiant les arrivées.

Bratislava, Paris, Bourgas, (?), Bruxelles, Atlanta, Genève, ...

 

Des groupes sortent, des monceaux de valises sur les chariots effondrés, scrutant ceux qui poireautent, et soudain, un sourire, on accélère, comme si les amis ou la famille allaient s'envoler tout à coup.

Certains ce précipitent à la rencontre des voyageurs, embouteillant la sortie, d'autres ne peuvent attendre ailleurs que devant la porte automatique, empêchant les gens de pénétrer dans la salle d'arrivées.

 

Une fille, à côté de moi, debout, jette un oeil sur les arrivants, et un oeil sur son "I machin", (vous savez, le nouveau bidule grand comme un bouquin), ouvert sur une page hautement capitale.

Celle de l'un des réseaux sociaux qui vous rend asocial.

 

J'essaye de deviner, d'après les têtes des voyageurs, d'où ils reviennent.

Ce qui est parfaitement ridicule, évidement, mais un avion qui revient de Moscou, n'a quand même pas les même passagers que ceux qui reviennent de France.

 

Les gens attendent avec des ballons, un dans chaque main, ou carrément un bouquet de coeurs flottants des "I love you", accueillant à grand renfort d'accolades les revenants, ils se serrent et s'enlacent, soudain si démonstratifs.

 

Ils prennent des photos des gens, derrière, devant et à côté de leur bagages, offrant et recevant des cadeaux, et puis, en bons israéliens, ils vont s'asseoir aux différentes cafétérias pour boire un café, ou une boisson fraîche, et pour manger bien sûr.

 

Des américaines sont venues avec un grand panneaux "home made", et des t-shirt sur lesquels il y a une photo d'un groupe de gens.

Deux jeunes filles arrivent de je ne sais quelle destination, et elles les assaillent de "Welcome welcome!"

 

Et vas-y que je pose avec les filles, les filles derrière le t-shirt déployé, la dame avec les filles, sans la pancarte, puis avec la pancarte, puis seule avec la pancarte...

 

Et encore une, encore une, une dernière, et la dernière.

"Great !"

 

J'entends des cris de joie.

Une nuée de petits religieux et leur mère heureux de courir partout, les aînés surveillant les cadets, pendant que les mamans papotent, des bébés dans les bras.

 

Un jeune orthodoxe à la démarche raide, accompagné de son fils de 10 ans, habillé comme un vieux, et des ses trois petites soeurs attendent, eux aussi.

Ils parlent yiddish entre eux.

Le gamin s'occupe de ses soeurs avec amour et attention.

 

Ils portent tous un vêtement rayé bleu et blanc.

Le grand frère un pull manche longue (32degrés dehors), les filles une robes ou un t-shirt rayés.

 

Je suppose qu'ils attendent leur mère.

 

Et oui, la voilà.

Reconnaissable ... à son pull rayé.

Elle porte un bébé dans les bras, en body rose, ce qui dénote un peu.

 

C'est la secte des marins orthodoxes !

Ou des orthodoxes au pied marin ?

 

Soit.

 

Soudain un type sort, une tête de belge poussant un chariot de belge, portant un t-shirt Carlsberg...

 

TH-A-YOGHILL_2009-12_ballons_web.jpg

 

 

 

 

 

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July 16 2011 7 16 /07 /July /2011 14:50

 

Je remercie ceux qui se demande où j'ai bien pu passer, mais tout baigne, merci.

 

Enfin, si on peut dire.

 

Je travaille comme un âne, j'ai perdu deux tailles de pantalons (oui, ça c'est bien), je crève de mal aux jambes et j'ai des envies peu avouables vis-à-vis des clientes.

Mais je persiste dans mon projet, ce qui me fait tenir, en imaginant le jour merveilleux où je dirai "salut et à jamais"***

 

Je vis une expérience traumatisante mais néanmoins pas nouvelle avec Maîtresse Avital, devenue gérante du magasin où je travaille, celle-ci se métamorphosant tel le loup-garou, en monstre aux instincts sanguinaires.

 

Car dans une chaîne, peu importe de quoi, il y a un tas d'intervenants qui, du sommet jusqu'à presque le sol, s'emploient à torturer mentalement, tous ceux qu'ils prétendent dominer.

Vous me suivez ?

 

chefs.jpg

 

Il est des patrons qui s'imaginent que diriger c'est terroriser et, celui de la chaîne qui m'emploie, a donné ce poncif en héritage, outre les pépettes, à ses 4 enfants.

 

Ces 4 enfants, nés dans la soie tissée avec la sueur de leurs parents, élevés dans l'idée sans équivoque, qu'être patrons, c'est génétique, se partagent donc aujourd'hui la lourde tâche de traumatiser les sous fifres en tous genre.

 

Et une chaîne, comme son nom l'indique, est une suite de maillons faibles faits de chefs, sous-chefs, cheffaillons et autres trous du cul. 

 

Là où ça devient vraiment rigolo, c'est que tout le monde se tire dans les pattes et où chacun dénigre le travail de l'autre.

 

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Ainsi, celle que j'ai renommée Botoxa, vous aurez deviné pourquoi, (une bouche de poisson surmontant deux flotteurs accrochés à deux brindilles), envoie des sms, 10 fois par jour, juste pour se contredire.

 

Ah non, juste parce qu'elle est chef.

Chef de quoi, personne ne sait vraiment, et d'aucuns sous-entendent qu'elle couche.

 

Mais, je m'égare.

 

Toujours est-il que Botoxa est payée semble-t-il, pour nous envoyer des messages contradictoires.

 

Exemple.

Je réceptionne la marchandise du matin, et parmi les 5 sacs que je dois ouvrir, il y en a deux sur lesquels il est écrit "Ne pas ouvrir sans l'autorisation de Botoxa !"

 

Une heure plus tard, au moment de l'ouverture du magasin, quand tout est mis en place, message : "Ouvrez les sacs !"

 

En même temps, coup de fil d'une autre chef : "Avez-vous ouvert les sacs ?"

 

Message suivant, alors que le magasin est bondé d'emmerdeuses venues échanger, rouspéter, essayer, hésiter.

 

"Les articles 125468, 125789, 125412, 125778 doivent porter l'étiquette "Prix Spécial", et les pantalons bleus réf. 125444 qui sont sur des cintres doivent être pliés à la place des t-shirt turquoises, réf. 125698, qui eux doivent être mis sur cintre."

 

Coup de fil, 3 minutes après de la sous-chef qui est la chef de ma chef.

"Vous avez mis les étiquettes ? Vous avez mis les.....?"

 

Une heure plus tard. "Les pantalons bleus réf.125444 doivent rester sur les cintres."

...

 

Ils n'y sont plus, sur ces p... de cintres.

 

Vous avez dit "boulot de con"? Vous avez raison !

 

Tout ça me faisait bien marrer, jusqu'à ce que Maîtresse Avital se mette à stresser comme une dingue et à nous harceler de ses invectives envenimées et incessantes.

 

Elle devint agressive et plus.

Pas seulement avec nous, les besogneuses, mais aussi avec les clientes.

 

(***Jeudi, je l'ai envoyé paître.)

 

yes-we-can-t.jpg

 

 

 

 

 

 

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July 1 2011 6 01 /07 /July /2011 23:22

Je suis allée à la plage, à Tel Aviv.

 

Le vendredi il y a un monde fou qui circule.

Les gens font leurs achats pour shabbat, envahissant aussi les boutiques, afin d'achever les vendeuses avant le week end.

 

La foule se précipite sur la plage et moi je m'installe à un café, les pieds dans le sable.

Le soleil tape, je m'étale sur ma chaise, bien à l'ombre.

Je ferme les yeux.

 

Je sursaute quand la serveuse se précipite sur moi avec la carte et me demande si je veux commander.

Pour l'instant, un jus d'orange, j'attends des amies.

 

Je ferme les yeux.

 

Le maître nageur hurle dans le micro.

"Revenez par ici les enfants, vous nagez trop loin !"

"Oui, vous les filles, rapprochez-vous mes chéries, c'est dangereux !"

"Vous allez bouger oui ? Je parle hébreu ou pas ? "

 

Devant moi, madame, une fashion anorexique, et son mari, qui lui, a le droit d'avoir du bide et qui a plus de seins que sa femme, s'extasient devant leur petite fille de 9 mois.

 

Arrive la noubou et l'aîné des enfants, 3 ans à tout casser, un petit blondinet infernal, que rien, ni la mère, ni la nounou, ni une troisième femme arrivée de nulle part, ne pourra calmer.

 

Il gueule comme un damné et bientôt ce sont 5 personnes qui s'ingénient à le satisfaire.

Sous l'oeil attendri de maman, et le mien, assassin.

 

Les peaux rougissent, les bières défilent, ça sent la crème solaire et les ailes de poulet à la sauce chili.

Mes ailes de poulets, en l'occurrence.

 

La mer fait de grosse vagues et leur musique me détend de toute une longue et horrible semaine de labeur.

 

Les gamines sont sorties de l'eau, le garde peut se taire et le blondinet est tombé de la chaise sur laquelle il se balançait dangereusement depuis 10 minutes, face contre sable, ce qui l'a calmé pour 2 secondes.

Avant de lui donner enfin, une bonne raison de gueuler.

 

Moi je quitte tout ça, requinquée et bronzée, en pensant déjà, à la prochaine fois.

 

 

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July 1 2011 6 01 /07 /July /2011 00:06

 

 

Pervers Pépère n'aurait donc pas obligé la femme de chambre, mais c'est elle, la cochonne, qui, voyant ce bel homme séduisant la provoquer, nu car sortant de sa douche, (quelle idée de sorti nu de sa douche aussi !), se serait jetée sous son bide, pour l'engloutir.

 

En fait, c'est lui qui devrait porter plainte pour viol.

 

Et puis, toute guillerette, elle est allée nettoyer d'autres chambres, avant de se dire que finalement, elle allait porter plainte.

 

Don Juan étant parti vaquer à d'autres affaires, comme s'envoyer l'hôtesse de l'air par exemple, elle est retournée dans la chambre du délit pour se rouler dans le sperme généreusement projeté par le fringuant sexa, afin d'accumuler les preuves contre ce salaud qui ne l'aurait pas remerciée suffisamment pour la petite gâterie.

 

leonor fini

 

Ensuite, elle a couru porter plainte et son employeur a fait suivre.

 

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, DSK, se retrouve menotté et à la une de tous les journaux de la planète.

Même en Papouasie, on connaîtra dorénavant les célèbres initiales.

 

La presse transmettra tout ce qu'elle pourra entendre et imaginer de plus immonde et la présumée victime, elle, disparaîtra on ne sait où.

 

Tout ça a passionné le public pour diverses raisons qui m'échappent je l'avoue, et clou de la soirée du 1er juillet, la femme de chambre a menti.

 

C'est une menteuse !

 

Elle a menti sur sa demande d'asile.

(Je me demande combien de demandeurs d'asile disent la vérité, moi.)

 

"Bonjour, je viens d'Afrique et j'aime trop les hamburger."

 

La pauvre femme, après que son délicat avocat ait donné des détails sordides sur ses blessures, n'a plus qu'à écarter les jambes devant la caméra pour prouver ses dires.

 

Elle a eu plein de sous sur un compte en banque, et est copine avec un dileurre.

Donc elle n'a pas été violée.

 

Tout ça est limpide.

 

On connaît donc aujourd'hui la vie sexuelle de DSK, ses préférences, ses goûts, et quelques ex-victimes sont prêtes à porter plainte contre lui.

Enfin elles se tâtent encore. (Sans jeu de mot.)

 

 

Anne Sinclair est passée pour une icône ou une conne, ce qui fera d'elle à jamais une iconne.

Et pour ceux qui n'étaient pas au courant, moi par exemple parce que je m'en fous, Anne est immensément riche et tout aussi immensément amoureuse de son partouzard de mari.

 

Quant aux milliers de femmes qui sont abusées par des salauds tous les jours, elles n'oseront plus porter plainte, préférant l'indignité à l'étalage de leur éventuelle séropositivité, extrémisme religieux, ou 3ème oeil caché sous une mèche de cheveux.

 

Qui sort grandi de cette histoire ? Personne.

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June 30 2011 5 30 /06 /June /2011 23:23

 

Je suis allée à Raanana ce matin, et je me suis payé le bus.

Pour changer.

Le chauffeur, un russe rigolo, (si, ça existe), nous a trimballé à travers toute la ville, avant que je n'arrive enfin à mon point de rendez-vous, le Canyon (mall, shopping, centre commercial sur deux étages ou ce que vous voudrez).

 

Je lui ai demandé de me prévenir quand je devrais descendre et c'est ainsi qu'il a commencé à me faire la conversation alors que je m'informais à propos d' un chemin plus court pour rentrer chez moi.

Plus court parce que faire le tour du monde, juste parce qu'un crétin, un jour, certainement heureux propriétaire d'une voiture, lui, a décidé de nous imposer une visite du pays, au cas où on s'ennuierait.

 

Il connaît bien les trajets et les numéros de bus ce chauffeur, mais il se mélange les pinceaux car...

"Tu peux venir avec le bus 10 mais il ne tourne que le matin jusqu'à 10h et puis il fait un break jusqu'à 18h, heure à laquelle il reprend son tour.

(Dis-donc le break...!)

 

 

"Le 6 aussi passe chez toi mais quand, ça je ne sais plus car c'est comme disait Pouchkine, on apprend on apprend, mais qu'est-ce qu'on retient ? "

 

"Ah, et puis il y a le 12, mais celui-là, je ne sais pas où il passe exactement."

 

Et de m'énumérer des numéros de bus dont je n'ai jamais entendu parlé, surtout ceux qui passe une fois par jour dans ma rue.

 

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Quand les gens montent, ils leur demande où ils veulent se rendre et les conseille au mieux.

En russe ou en hébreu.

 

Ce type n'est ABSOLUMENT pas représentatif des chauffeurs de bus de ce pays !

 

Ah ! Voilà le Canyon.

 

Il crie aux passagers, "Canyon Reenanim pour ceux que ça intéresse, il y a des affaires à faire au 2ème étage!"

Et il me fait un clin d'oeil.

"J'ai un magasin au 2ème étage."

"Ah bon ?"

"Mais non, me rétorque le comique, il manque plus que ça dans ma vie ...!"

 

Le soir, je sors exsangue du boulot, il est 21h45 et je n'ai eu que des dingues qui ont essayé absolument tout le magasin, y compris les housses de plastique qui recouvre les chemisiers blancs, j'ai couru 100000 fois dans la réserve pour une cliente au ventre très proéminent, qui n'a pas arrêté de me dire que décidément on le voit trop, ce ventre.

Un ventre gros comme si elle portait des quintuplés qui auraient largement dépassé le terme, et je lui rétorque à la fin, parce que je n'en peux plus, que la blouse qui effacera son ventre n'a pas encore été crée.

 

Je sais, c'est mal.

 

joker_final1280.jpg

 

Je monte dans le bus qui va me ramener chez moi et voilà-t'y pas que le chauffeur qui est nouveau se fait expliquer par une brave dame le chemin.

Le mec sait à peine comment ouvrir les portes du bus.

Il roule à du cinq à l'heure et freine tout le temps.

 

J'ai la nausée.

 

"Prends à gauche au feu, juste après il y a un arrêt, tu t'arrêtes, tu ouvres les portes et tu dis bonjour..."

Non je déconne, mais le gars ne sait ni où son les arrêts, ni quelle rue prendre.

Et ça c'est véridique.

"Attention, dis la dame, il y a un arrêt après cet arbre."

"Tu vas jusqu'au bout et tu fais le tour du rond-point, pour reprendre la même rue dans l'autre sens. Non, pas cette rue, la suivante."

 

Quand vient le tour de Mamie de descendre, il lui lance, "Tu descends ? Et je fais comment moi ? "

panique-questions.jpg

 

"T'inquiètes, lui répond celle-ci, elle va te guider."

 

Elle, c'est une jeune fille assise derrière le chauffeur, qui va effectivement lui dire tourne à droite, tourne à gauche, là il y a un arrêt...

"Là-bas c'est le terminus, tu es arrivé ! "

 

"Merci !"

"De rien ! Et bonne chance !" lui lancent les derniers passagers.

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Miss caustic - in Portrait
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June 27 2011 2 27 /06 /June /2011 13:05

 

A mes lecteurs amis des bêtes, quelles qu'elles soient, ce billet n'est pas pour vous !!!!!

 

 

Avec l'arrivée de l'été, viennent tout un tas de réjouissances telles que les fruits juteux, les moments à la plage et les cafés aux terrasses bondées.

 

C'est aussi le temps de suer à grosses gouttes, à peine sorti de la douche et du chaud-froid imposé par la clim mise au max dans les bus et les magasins et les 36 degrés ambiants.

 

Mais surtout c'est le grand retour des ....djoukims.

Les cafards, de toutes tailles, volants et/ou rampants.

 

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Si vous tendez l'oreille, vous entendrez les cris d'orfraie poussés dans les chaumières, et je ne suis pas en reste, à la vue de ces immondes bestioles.

 

Au début j'avais honte.

 

D'autant que Chéri, tel le preux chevalier qu'il est, s'essayait à la chasse, muni de l'aspirateur, après que diverses tentatives d'écraser les bestioles, l'eussent convaincues qu'un tour final dans le tube empoussiéré valait mieux que le bruit répugnant de carapace brisée que faisait la bête sous ses talons.

Si elle n'avait pas filé sous un meuble, la garce.

Ce qui augmentait mon angoisse de la savoir vivante et prête à surgir au pire moment.

Moi, sans protection d'aucune sorte, dans la salle de bain par exemple.

 

Ô mon héros, qui m'engueulait après chaque hurlement, lui-même pas rassuré...

 

Je ne pouvait plus rentrer chez moi sans appréhensions, car le chat parti, les cafards dansent et je traquais, angoissée, toute manifestation au sol.

 

J'ai même été réveillée la nuit, plusieurs fois, par leurs pattes griffues cliquetant sur le carrelage.

 

cafard-02

 

Et puis j'ai eu la grande satisfaction de constater que les natives de ce pays qui est à présent le mien, n'étaient pas plus vaccinée par la vue de ces .... monstres (si si),  que moi.

 

Je finis par acheter un produit qui devait les anéantir pour 6 mois, sur les conseils avisés d'une autre dégoûtée.

 

Et ça marche, même si ils n'ont pas la décence de se cacher pour mourir, mais bien au contraire de sortir au grand jour afin que je les retrouve sur le dos, raidis par le poison.

 

Je sais, c'est cruel, mais il y va de ma survie et de mon sommeil.

Oui j'insiste, car certains d'entre eux sont grand comme ma main.

 

cafard

 

 

Mais non, je n'exagère pas.

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June 18 2011 7 18 /06 /June /2011 12:13

 

 

Pendant que les bactéries tuent, que les volcans s'énervent, que les puissants sont dépassés par leur libido et que les printemps virent aux rudes hivers sibériens...

 

Pendant que les journaleux font semblant de comprendre ce qu'ils écrivent et que le peuple réalise de mieux en mieux que tout se passe sur la toile...

 

Pendant que l'on confirme les richesses naturelles de notre beau pays, ce qui va changer la face du monde, et fera de nos ennemis d'hier, nos chers amis de demain...

 

Pendant qu'un plongeur yankee va rechercher la dépouille de Ben Laden, et que les paris sont ouverts quant à son successeur...

 

Pendant que déjà, on s'en fout du devenir des japonais, parce qu'on pense aux vacances d'été...

 

idees noires

 

Chez nous, ce sont les soldes.

 

Je n'en peux plus, je vais faire une bêtise.

J'ai des idées très imagées de ce que je pourrais faire aux clientes.

 

Faire entrer une taille 48, dans du extra small, à coup de savate par exemple.

 

Étouffer celle qui a essayé tout le magasin, deux fois, et qui part afin de réfléchir, par exemple.

 

Enfoncer comme un suppo, le portable de celle qui est assise depuis une demi heure dans la cabine pour papoter alors que six personnes font la file dehors, par exemple.

 

Assommer la copine qui dit "Non, tu ne vas pas prendre cette couleur quand même !"

" Cette blouse ne te va pas du tout, enfin !"

"Ilana, tu as déjà trop dépenser ! "

Par exemple.

 

Frapper celle qui échange systématiquement tout ce qu'elle achète parce que "ses enfants n'aiment pas", par exemple.

 

Je sais.

C'est moche.

 

Mona2

 

Je vais, une fois par semaine, le soir, à un séminaire, dans le but d'ouvrir cette petite entreprise dont je ne vous parle pas.

Pas tout de suite.

 

Lors de l'une de ces soirées, nous avons vu un petit film 100% américain sur "Comment traiter au mieux le client".

(Qui fera un film sur comment traiter au mieux les pauvres vendeuses ?)

 

Le self made man explique que le client c'est tout, car c'est lui qui nous fait (sur) vivre.

 

C'est vrai.

 

Il explique que lorsqu'on s'adresse à lui, on doit penser qu'on l'aime.

 

Peux pas.

La cliente qui achète des fringues, je ne l'aime pas.

Je la déteste.

Je la hais.

 

Forte de cette petite leçon de savoir-aimer-servir, je vends donc un max, en souriant de tout mon coeur.

Elles me complimentent toute la journée sur ma bonne humeur et mon sourire.

Véridique.

 

masque9

 

Je souris c'est vrai.

Je souris à l'idée de ce que je pourrais leur faire endurer.

 

Honte, moi ? Non pas une seconde.

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May 28 2011 7 28 /05 /May /2011 22:21

 

Outre la politique des ces dernières semaines, et l'incroyable discours de Bibi, qui a rendu fier chaque israélien, oui oui, même ceux de gauche, ah ah ah, et outre les vomissures habituelles de la presse étrangère, j'ai vécu moi-même une petite révolution.

 

Une "petite", j'ai dit.

 

En effet, "Dead Fish", Liora de son prénom, la gérante au regard morne, a été virée.

 

Il y a une semaine, la Générale est venue juste après la fin de "mon service", annoncer à cette cruche que c'en était fini de son inactivité.

Je n'ai pas vu la scène, mais mes collègues m'ont raconté qu'elle l'a super mal pris, (on se demande pourquoi) et qu'elle ne s'y attendait pas non plus.

Et là je ne me demande pas pourquoi, connaissant la vitesse à laquelle son cerveau enregistre et analyse une information.

 

Junior Fritz Jacquet

 

Elle est partie sur le champs, laissant Sunshine sans voix, Maîtresse Avital, à qui on avait demandé quelques jours avant de la remplacer, pas vraiment surprise, et la petite nouvelle, insensible à ce départ théâtral.

 

Elle a dit "Les filles, je m'en vais", et la nouvelle a rétorqué, "C'est ça, au revoir".

 

Ah, monde cruel ...

 

Sunshine est devenue encore plus acariâtre une fois qu'elle a su que sa pire ennemie, enfin, dans son imaginaire parano et frustré, sa pire ennemie donc, allait devenir sa gérante.

 

junior 2

 

"Moi aussi je pourrais être gérante, a-t-elle dit."

Je lui ai dit que c'est vrai, elle pourrait l'être, sans vendeuse et sans cliente.

 

Elle descend de sa carriole, je l'ai déjà dit. Ce qui signifie qu'elle traite les gens comme elle devait traiter ses cochons dans la ferme ukrainienne où elle est née.

 

Elle a dit un jour à une cliente qui demandait de bien vouloir s'il vous plaît commander un jeans dans un autre magasin, que peut-être la cliente voulait aussi qu'on la torche, après qu'elle ait été aux chiottes.

 

Joignant le geste à la parole.

 

junior 1

 

D'ailleurs elle n'a pas vraiment dépassé la période pipi-caca que nous traversons tous dans l'enfance, puisqu'elle sort régulièrement à des clientes qui ne veulent pas dépenser leurs sous chez nous, "Mais tu dépenses au super pour de la nourriture qui, après que tu l'auras mangée, finira quand même aux toilettes ! "

 

Cette femme est le comble du raffinement.

 

Pourquoi ils la gardent ? Je ne sais pas.

 

J'ai commencé un séminaire après le boulot, car je voudrais ouvrir ma p'tite entreprise.

(Je vous reparlerai de cette expérience formidable mais épuisante, d'où mon absence du blog.)

 

Le dernier séminaire parlait du service à la clientèle et du fait que le client est roi.

 

On a vu une petit film dans lequel un self-made man américain explique que le client nous fait vivre, nous paye notre maison et nos vacances, et qu'il mérite tous les égards, donc.

 

Bon c'est pas que j'ai beaucoup de vacances et pour ce qui est de la maison ...

( Soupir.)

 

Il a expliqué à une de ses employées qui était de mauvais poil, "Penses de chaque client que tu l'aimes, tu vas voir que ça marche !"

 

Vendredi j'ai dû travailler avec Sunshine, qui a essayé de me piquer mes meilleures clientes comme toujours.

Mais j'ai montré les dents.

 

Et je n'ai pas arrêté de lui envoyer des messages moi aussi.

"Je te hais et tu l'as dans le ...!"

 

masque Junior Fritz Jaquet

 

 

Les masques sont de Junior Fritz Jacquet.

link

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May 21 2011 7 21 /05 /May /2011 18:00

 

Peu importe au fond.

 

Qu'un homme de pouvoir en rut se croit tout permis sous prétexte qu'il a du pouvoir justement, c'est certes pathétique, mais c'est l'attitude la plus vieille au monde depuis que le premier chef a fait son apparition.

 

Et pire que le harcèlement, il y a la peur de porter plainte.

 

Parce que bien que, un tas d'innocents se plaisent à croire que nous avons évolué depuis l'homo rudolfensis, l'homme est resté au mieux, au stade de l' homo erectus.

 

Littéralement.

 

L'abus à l'encontre des femmes est dans toutes les cul-tures, avec l' approbation tacite de tout un tas de machos en mal d'assurance, il suffit de lire ce qui se dit à propos de la notoriété des exploits DSKiens.

 

Qui ne se souvient de Clinton et de son goût immodéré pour la pipe ?

Le tabagisme tue, mais le ridi-cul....

 

D'accord, Monica ne se plaignit jamais de viol, mais quelle gloire a-t-elle retiré du fait de se retrouver sous le bureau ovale, ses genoux éraflés par la moquette, froissant sa jupe, et respirant avec difficulté?

Quelle avantage de laisser à jamais l'image de soi-même dans cette position inconfortable ?

 

Le viol est un acte qui est bien souvent trop peu cher payé.

Quand il est réellement condamné.

Rien n'est plus ignoble d'abuser d'un être, sous prétexte de dominer.

 

Notre ex-président a tout le temps d'y penser en prison.

 

Mais c'est tout aussi répugnant de chier des imitations d'articles salissants les présumés coupables et innocents.

 

Tout ce qu'on a pu lire en quelques jours sur le libidineux le plus célèbre du moment, et sur la femme qui a porté plainte, est nauséabond.

 

Pervers Pépère et les innombrables commentaires sur ses gestes déplacés, ses tentatives de rapprochement de la gent féminine, la connaissance de ce comportement vicelard, aussi bien de la part de sa femme que de ses collègues, laisse de lui une image écoeurante et coupable.

Sa femme, elle pourtant si digne dans cette affaire, devient une curiosité aux yeux de ceux qui ne voit pas la satisfaction d'être l'épouse d'un obsédé.

 

La victime présumée, dont l'âge varie en fonction des sources, mais pas la couleur, ni la religion, ni la séroposité, doit elle, se mordre les doigts à l'heure qu'il est, de voir sa vie ainsi disloquée.

 

Sans oublier toutes les femmes victimes de la dominance machiste des chefs et sous-chefs voulant marquer leur territoire.

 

Et la justice dans tout ça ?

Personne ne sortira grandi de cette série Q.

Chacun pourra remercier les médias, et ceux qui auront relayé cette presse si peu reluisante qui se complaît dans le sensationnel et le sordide.

 

leonor finibande

 

Leonor Fini.

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