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February 28 2013 5 28 /02 /February /2013 11:06

... Arrivé à Jérusalem, les choses, hélas, se compliquent.


Pour commencer, mes recherches sur Internet laissent à penser qu’il n’y a, dans cette ville de presque un million d'habitants, que des spécialistes de la musique liturgique et variantes connexes.


Un périple homérique dans ma voiture de location, au cours duquel je passe quatre fois dans la rue King George après une traversée (plutôt dépaysante) du quartier ultra-orthodoxe, me confirme en outre que ces spécialistes de la musique liturgique sont difficiles à trouver.


De plus, ils n’ont sans doute pas de CD d’Alon Yavnai.


Pourtant, à Jérusalem, il y a tout - même des galeries marchandes ultra-sophistiquées et des restaurants super-hip et pas bibliques du tout pour shoppeurs et fêtards fous qui n’ont pas le temps d’aller à Eilat.


Il y a aussi d’excellentes pizzas.


J’aime beaucoup la pizza ; c’est rond, mais cela ne remplace pas un CD d’Alon Yavnai.


Le moment est venu d’adopter une approche plus pragmatique.


Comme j’ai décidé d’aller au Mur des Lamentations et qu’il me faut une kippa, je me dis qu’autant faire coup double en explorant à cet effet les environs animés de Ben Hillel (mon hôtel est à deux pas).


Je trouve assez rapidement une kippa plutôt jolie (en tout cas plus jolie que celle avec Bob l’Éponge ou l’emblème des Chicago Bulls).


Mais pour Alon Yavnai - vous l’aurez deviné à ce stade - c’est plus incertain.


Je finis par trouver une petite épicerie-quincaillerie-bazar, où ils ont aussi des CD.


À présent, je suis prêt à tout.


J’entre donc et je confie ma quête au patron, qui parle un anglais très approximatif (en fait proche de zéro).

Mais il a compris ‘CD’ ; pour Alon Yavnai, je ne suis pas trop sûr, car il me propose les 20 meilleurs tubes de Sarit Hadad.

Elle ne ressemble pas beaucoup à Alon Yavnai, mais elle a l’air plutôt sexy (à ce moment-là, mon amie jalouse n’est pas avec moi).

 

Je demande : « What kind of music is it? ».

Il me répond : « Very good, like Bob Dylan ».

Je suis un peu soupçonneux, à vrai dire - mais comme en même temps, je suis assez désespéré, je joue le tout pour le tout.

Cela fera au moins un souvenir.


Néanmoins, pour augmenter mes chances de n’être pas complètement à côté de la plaque, je décide d’acheter un deuxième CD - en back-up.

Le spécialiste me conseille un album où figure la photo d’un playboy chauve (en fait Eyal Golan, mais c’est écrit derrière en tout petit et pour les gros titres, je ne lis toujours pas l’hébreu).

Je lui demande: « What kind of music is it? ».

Il me répond : « Very good, like Bob Dylan ».

 

Là, je l’avoue, je commence à douter un peu.

Mais à ce moment précis, deux groupies d’âge assez mûr entrent dans le magasin.

Ce CD est ‘wonderful, wonderful wonderful’, et elles y ajoutent une gestuelle irrésistible ponctuée de grands hululements.

Affaire conclue !

Me voici donc muni, à défaut d’Alon Yavnai, de deux CD enregistrés par des enfants spirituels de Bob Dylan.

Même si un doute sournois persiste, côté paternité.


La quête a-t-elle trouvé là son dénouement ? Pas tout à fait, évidemment, d’autant que ces deux enfants spirituels sont aussi éloignés de leur papa que d’Alon Yavnai.

Mais de cela, je me rends compte à mon retour, loin, très loin des crépuscules animés et de la brise fraîche du soir à Jérusalem.


Il me faut, décidément, un CD d’Alon Yavnai.

Je suis trop frustré.

Même à défaut de l’avoir acheté sur place.

Cela aurait fait un beau souvenir, mais il a fallu se faire une raison, et je n'étais pas partant pour un aimant de frigo en forme de dromadaire avec, marqué cette fois-ci sur la bosse, « I love Jerusalem ».


Je vais donc - tant pis pour la couleur locale - sur Amazon.

En 30 secondes, je suis arrivé à bon port : en plus, il y a du choix.

Nul n’est prophète en son pays.

J’aurai finalement mon CD d’Alon Yavnai.

Même s’il provient d’un entrepôt à Cardiff géré par un spécialiste américain de la VPC fondé par un émigré cubain, plutôt que d’une épicerie à Jérusalem.

Huit jours plus tard, il est là.

Et oui, c’est effectivement un CD d’Alon Yavnai.

Évidemment, ça ne ressemble pas beaucoup à Bob Dylan.

Mais ce n’était pas du tout l’objectif et pour être très franc, c’est beaucoup mieux comme ça.

 

free-israeli-music-

 

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February 28 2013 5 28 /02 /February /2013 10:57

come-here.jpg

 

Me voici donc sur place, et je tombe d’emblée sur une petite jeune fille à mèches roses, avec beaucoup de quincaillerie dans la figure.

Elle est visiblement contrariée.

J’ai peut-être interrompu sa pose pétard, ou alors, elle utilise un parfum bizarre.

Je lui expose ma quête.

Il paraît que, si l’on habillait de façon moderne un homme de Néanderthal, il passerait inaperçu dans la foule.

En regardant la façon dont elle me dévisage, je n’en suis pas persuadé.

Visiblement, une chemise hawaïenne ne suffit pas pour faire illusion.

Ou alors, elle est très physionomiste.

Je lui donne des explications plus précises.

Je ne suis pas certain qu’elle trouverait particulièrement bizarre que je lui demande si elle vend des flûtes néolithiques à trois trous en os de renne.

Elle me regarde de façon plus perplexe encore, et vaguement dégoûté (elle n'a pas forcément une vie intérieure mouvementée, mais là, la nausée est proche).

Je lui dirais volontiers que son style façon Pulp Fiction / punkette est encore plus ringuard que le mien (« it’s sooo Nineteeneighties! », comme on dit dans mon pays d’adoption), et que sa mère devait déjà s'habiller comme ça à carnaval.

Mais elle a décidé de passer la main.


Je me retrouve donc avec son collègue, un gentil jeune homme à queue de cheval. Il est serviable et de bonne humeur, mais alors Alon Yavnai, jamais entendu parlé.

Heureusement, il y a Internet.

Malheureusement, l’Internet en hébreu, ce n’est pas mon fort.

Apparemment, pour des raisons plus obscures, le sien non plus.

La recherche s’annonce ardue.

C’est peut-être Yaron Herman ?

Non.

Yoav Levanon ? 

 Non : il pourrait être son petit-fils, et en plus il joue du Chopin, et en plus il joue comme une boîte à musique.

Le gentil jeune homme est un peu embêté, il me dit que souvent, les musiciens israéliens sont plus connus à l’étranger. Mais il me recommande ‘Third World Love’.

C’est enregistré à Brooklyn et importé des USA, mais les musiciens sont israéliens (quod erat demonstrandum). Comme il s’est donné du mal et que je suis un garçon poli, j’achète.

Il y a même un morceau qui s’appelle ‘A night in Zebulon’.

Sachant que jusqu’ici, Zébulon était pour moi la marionnette à moustaches montée sur ressort de ‘Bonne nuit les petits’, l’inénarrable émission pour marmots de la télé française autour de 1965, c’est toujours ça.

Un peu déprimé quand même, j’achète en plus ‘Jimmy Hendrix Live at the Isle of Wight’.

Ce n’est pas vraiment le substitut idéal pour Alon Yavnai, mais c’est en promo.

Pour l’heure, en tout cas, le moment est venu de retourner dans la fournaise - sans Alon Yavnai.

 

Cependant, comme j’ai prévu d’aller à Jérusalem la semaine suivante, presque tous les espoirs restent permis...


 

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February 28 2013 5 28 /02 /February /2013 10:45

Suite des périgrinations de mon ami Philippe, c'est lui qui s'exprime  ... 


Pour vous raconter cette histoire, il me faut un petit préambule.


Il y a quelques années, dans un club de jazz parisien, j’ai eu la chance de découvrir un pianiste extraordinaire, Alon Yavnai.

Je précise que je suis un amateur invétéré de jazz et en particulier de piano.

 

Comme je n’aime ni Keith Jarrett, ni Brad Mehldau ( je l’ai vu une fois en concert et je me suis endormi - au grand déplaisir de mon voisin, car quand je dors assis, je tends à ronfler), je pense qu’Alon Yavnai est le plus grand pianiste de jazz vivant.


À l’occasion d’un séjour impromptu en Israël (voir un autre article sur le blog de Joëlle), j’avais décidé que le moment était venu,

a) de ramener un souvenir plus judicieux qu’un aimant de frigo en forme de dromadaire avec, marqué sur la bosse, « I love Eilat »,

b) de compléter sur place ma collection de CD par un ajout issu de la discographie - assurément pléthorique - d’Alon Yavnai, un enfant du pays d’envergure mondiale, et certainement adulé dans son pays d’origine.

À ce stade, le périple commence...

La première étape débute à Eilat (en fait, j’y suis déjà, je dois être un peu spécial : j'aime bien cet endroit).

Pour ceux d’entre vous, certainement peu nombreux, qui ne connaissent pas Eilat, au moins de réputation, c’est non seulement une fournaise et un sympathique endroit balnéaire complètement surpeuplé avec un aéroport en pleine ville, comme une station de bus, mais aussi (ou, selon les priorités du visiteur, surtout) le paradis des shoppeurs fous : toutes les grandes marques imaginables, tous les magasins ouverts jusqu’à minuit, et tout en hors taxes.

Bref, comme on disait dans ma jeunesse lointaine, le pied géant.

Donc en route pour le Mall HaYam, autoproclamé « the highest grossing mall in Israel ».

Une fois à l’intérieur, on n’en doute plus. Autant y aller franco et sans crainte. Si je ne trouve pas de CD d’Alon Yavnai ici, c’est sans espoir.


Alon-Yavnai.jpg

J’entre donc dans le ‘mall’, et la main crispée sur mes cartes de crédit, je passe devant les vitrines de Gap, Hugo Boss, Gant, RipCurl, Billabong et Timberland, où je résiste à la tentation d’acheter un blouson en cuir doublé en promo d’été à -50 % (très pratique et agréable pour faire une virée dans le Neguev) ; je détourne pudiquement les yeux d’un très beau magasin de bikinis (je suis avec mon amie, qui est horriblement jalouse, et je préfère éviter qu’elle m’accuse d’aimer les mannequins de vitrine à gros seins en bikini) ; j’achète juste un bermuda Quiksilver en super-bargain dont je n’avais aucun besoin, et je m’arrête, légèrement épuisé par ma lutte intérieure contre le mercantilisme, au café du premier étage.


Espresso excellent, jus d’orange délicieux, et brownies très moelleux - à ne pas manquer (c’est la minute TripAdvisor).

Après deux doubles express, je repars ragaillardi pour trouver enfin, tout au fond du centre commercial, sans doute là où le loyer est le moins cher, sous une enseigne orange décorée d’un logo horrible (étant publicitaire, je suis un peu sensible à ça), le 'disquaire' (encore une expression de ma jeunesse).

Alon Yavnai est à portée de main : je touche au but.

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January 29 2013 3 29 /01 /January /2013 15:58

On a beau avoir tout changé dans nos vies, et je parle pour nous les olims, il y a une chose qu'on a du mal à lâcher, c'est la télé et la radio en français.

 

Pas parce que c'est mieux, c'est même affligeant pour tout dire, mais voilà c'est comme un besoin inexplicable.

 

Bien évidement, on doit se farcir la pub, sans aucun intérêt comme d'habitude, si ce n'est pour comprendre qu'acheter une voiture ici coûte, seulement, deux fois plus cher qu'en Europe.

 

Parmi les produits récurrents, les médicaments contre la constipation, c'est fou ce que ça a l'air d'être un marché porteur, et les maux de tête.

 

Pas mal non plus, la retraite et les sites de rencontre.

 

(Pub perso, inscrivez-vous à la newsletter, ça me ferait plaisir, et vous, vous serez automatiquement prévenu d'un nouveau billet. En face, à droite. Voilà.)

 

Longtemps, le point souligné pour accrocher les célibataires c'était l'amour.

 

Les acteurs étaient jeunes, beaux selon les archétypes imposés par la mode, avaient de la thune, et étaient minces, forcément minces, et lisses, forcément lisses.

 

(A se demander pourquoi ils avaient besoin d'un site de rencontre.)

 

On invoqua alors le fait que ces "perfect people", n'avaient pas le temps de chercher.

 

Trop "busy", trop "overbookés", il fallait qu'on cherche pour eux.

 

Mais qui a envie d'un mec ou d'une nana hyper actif dans sa vie ?

 

La mode est passée, les hyper se sont essoufflés et le problème a enflé.

 

Les sites se multiplient, monotones et peu alléchants, avec un ovni, le site http://www.adopteunmec.com qui fait dans l'humour et la dérision.

 

 


 

 

Le sommet revient quand même à un site que je n'ai même pas envie de promouvoir et dont le slogan est,  "Pour les célibataires exigeants "...

 

J'adore.

 

Une fille avoue même, simulant la honte, qu'elle n'a pas toujours été exigeante, mais que maintenant, elle sait qu'il faut l'être.

 

Wouah !

 

C'est comme ce médicament anti-mal de gorge : "Quand on a mal à la gorge au mauvais moment..."

 

Si, si, c'est le slogan percutant de cette pilule, ou comment on découvre qu'il y a un moment propice pour avoir mal à la gorge.

 

Si vous faites la synthèse sociologique de 10 minutes de pub consternantes, vous chercherez un conjoint dont vous espérez qu'il ne sera pas constipé, à qui vous piquerez le dernier Kinder Bueno, même si le dit conjoint à justement et de manière inopportune mal à la gorge, et pour vous faire pardonner, vous l'emmènerez faire la fête dans un ascenseur bondé parce que vous avez sur vous, mesdames une protection Nana, et que par conséquent vous êtes parée.

(A quoi, j'ai pas compris.)

 

Tout ça , heureux et béats parce que vous avez souscrit à un plan retraite en béton.

 

 

 

 

 

 

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July 28 2012 7 28 /07 /July /2012 12:44

En fait si j'avais un ego sur-dimensionné, j'écrirais tous les jours.

Mais voilà, ce n'est pas le cas.

Donc je m'en vais et je m' en reviens quand soudain je culpabilise un peu de ce manque de, de, de je ne sais pas moi de quoi, mais je m'en reviens donc.

 

Ce n'est pas que je n'ai pas la matière, loin de là, mais je suis trop crevée quand je rentre du boulot.

Je me suis tapée des heures hallucinantes, puisque j'avais plus de collègue.

 

Que tu bosses ici 11 heures d'affiliée, ne heurte personne.

Après qu'ils eurent virer ma collègue russe ultra méprisante, qui trouve que, je cite, "Toutes les israéliennes ont un gros cul",  je me suis retrouvée seule à faire la journée complète pendant des semaines.

 

J'ai maigri, ça oui.

Mais je n'ai pas arrêter de penser à ces gens qui triment comme des dingues toute leur vie en s'accrochant à de merveilleuses images de retraite au bord de l'eau, à siroter l'apéro entre amis, et qui meurent en même temps qu'il gagne enfin le statut de pensionné.

J'angoissais à mort, c'est le cas de le dire, et en plus je devenais nerveuse.

 

Je veux dire encore plus que d'habitude.

 

Je suis allée voir un acupuncteur qui fait du feng shui et d'autres trucs bizarres, suite à la métamorphose express d'une copine vachement aigrie et désenchantée, qui après une seule séance (si, je le jure) était revenue souriante et confiante dans son bel avenir.

 

Donc je vais voir ce type par ailleurs formidable, ( j'y retourne depuis toutes les deux semaines) , et je lui dit qu'outre le fait que je n'ai plus d'énergie pour rien, même pas pour causer à Chéri, qui quand je rentre a toujours 10000 trucs à me raconter, je vais incessamment sous peu buter quelqu'un.

 

grincheux.jpg

 

Et voilà que le gars, certainement bouddhiste me répond, "Ce ne sont pas les autres qui sont énervants, c'est toi qui prend tout mal !"

Ah ben merde alors..

 

Donc, exemple parmi 100, la cliente qui me demande à chaque fois qu'elle vient, c'est à dire toutes les semaines, si j'ai la même foutu blouse rose en taille 2, et à qui je dis systématiquement que c'est la dernière, celle qu'elle tient dans les mains, la taille 1, c'est MOI qui le prend mal, et pas elle qui concoure à qui est la plus con ?!

Vous connaissez "Le jour sans fin", le film ?

 

Elle entre, se fout pas mal que je sois occupée avec plusieurs personnes, m'interrompt toutes les deux minutes, sort ce p... de machin rose et commence en gémissant.

C'est la dernière taille ?

Oui.

Tu es sûre ? Même pas dans la réserve ?

Non.

Dans un autre des magasins ?

Non. Même pas au stock, nulle part. Plus, dernière, fini.

Elle geint. Oooooooh, je la voulais tellement celle-là !

Elle va l'essayer et ressort. Oooooooh, elle est trop petite.

( Là elle commence à me gonfler.)

Oui elle est trop petite, comme la semaine dernière et la semaine d'avant d'ailleurs.

Tu peux VRAIMENT pas m'en trouver une quelque part ?

(Je rappelle à ceux qui sont toujours là qu'il s'agit d'une blouse.)

La semaine dernière, je lui ai proposé de lui faire une lettre dans laquelle je lui écrirais que non, je ne l'ai plus, nous ne l'aurons plus, elle n'est plus !

 

Bon elle est pas revenue celle-là, mais elle doit être en vacances, parce qu'elle a un commerce pas loin.

 

Celles qui rentrent avec leur bébé, la poussette, la copine qui a aussi un bébé et une poussette.

Le bébé tenu à une main, le téléphone dans l'autre, elle passe le bébé à sa copine qui secoue l'autre poussette parce que le petit braille, mais prend quand même le rejeton pour que maman/copine essaye ce qu'elle a sélectionné je ne sais pas comment.

Bien sûr elle demande l'avis de celle qui babysitte, qui n'a aucun goût et qui s'en fout parce que son descendant braille de plus belle, qu'il faut donc qu'elle rende bébé à sa propriétaire, parce qu'elle doit allaiter ...

Elle sortiront sans rien acheter, parce que "Tu comprends, je me sens moche après l'accouchement, l'allaitement, tout ça ...)

 

Celles qui essayent tout en me demander chaque fois le prix pourtant indiqué, qui marchandent à la caisse et me disent qu'elles n'ont plus de sous parce qu'elles les ont déjà dépensés ... ailleurs.

 

 

Ma fatigue et ma mauvaise humeur, ce sont les emmerdeuses qui en ont fait les frais.

Le plus intéressant c'est que rien ne peut les déstabiliser ces bonnes femmes.

Plus je les malmène, plus elles m'aiment.

 

Mais ça a quand même duré cette histoire, jusqu'au jour où j'ai appelé mon patron, et où je lui ai dit que j'avais une vie à part le magasin, et que j'en avais furieusement marre.

Il m'a répondu que tout le monde se rend compte à quel point je suis merveilleuse, si, si, c'est ce qu'il a dit, et je lui rétorqué que je sais pertinemment que je suis merveilleuse.

 

Celle-là il ne l'attendait pas.

 

Il y a eu un silence et puis j'ai entendu "Toda". ("Merci")

J'ai dit, je ne veux pas de merci, je ne veux pas de compliments, je veux une collègue !

Depuis tous les jours, lui, sa femme, le bureau, tout le monde m'appelle pour savoir comment je vais.

 

N'empêche, j'aurais dû la fermer.

Parce que j'ai une collègue maintenant.

Et je la déteste !

 

est-de-mauvaise-humeur.png

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May 24 2012 5 24 /05 /May /2012 17:32

Je suis restée deux mois sans clim (atiseur), et je peux vous dire que je suis devenue acariâtre.

 

D'abord parce que j'ai signalé qu'elle ne fonctionnait plus à la fin de l'hiver.

 

Lorsqu' enfin je sortis les mots magiques, à savoir,  "Les clientes se plaignent", la gérante se décida à appeler le gars qui.

 

Seulement voilà, tout le monde téléphone pour des pannes de clim en même temps.

 

Les clientes ne se plaignaient pas plus que ça en fait.

Je me suis plutôt tapé des réflexions à la con, qui ajoutées à une franche mauvaise humeur parce que j'avais chaud, ne me rendirent pas aimable du tout.

 

"Pourquoi il n'y a pas la clim ?"

...

 

(Pour te faire parler, merde.)

 

Je n'allumais plus les spots non plus, car qu'est-ce que ça chauffe les spots.

"Tu as une panne d'électricité ?"

...

 

"Qu'est-ce qu'il fait chaud ici !"

 

(Sans blaaaaague !)

 

Tu ne trouves pas qu'il fait chaud ? Tu n'as pas la clim ? Pourquoi tu n'allumes pas la clim ? Tu as des robes ?

 

( Toi, je vais te frapper.)

 

Après un mois de "Le dépanneur va venir, il vient demain, il arrive cette après-midi, il n'est toujours pas venu...", je suggérai de chercher quelqu'un d'autre, parce que j'allais finir par commettre l'irréparable.

 

Un bonhomme arriva le lendemain, tel le Messie, ce que je lui dit d'ailleurs, et il se mit en tête de chercher le problème.

 

Les clientes qui voient le gars travailler :

 

"Qu'est-ce qui se passe ?

"J'ai plus de clim."

"Oi, comment tu peux sans clim ?

"Je ne peux pas sans clim."

"Il faut le dire à tes patrons !"

( Sans blaaaaaague !)

"Moi à ta place, je n'accepterais pas, et les clientes n'ont pas envie d'acheter, et encore moins d'essayer. Je cherche un pantalon 3/4."

( Ta gueule.)

"Il faut que tu boives beaucoup !"

"Je vais aller t'acheter une glace, tu veux ?"

"Pourquoi il n'y a pas de lumière?"

"Vous fermez ?"

 

Le Messie fit toutes sortes de choses qu'il m'expliqua et me dit "Maintenant il faut attendre deux jours."

...

 

Snif.

 

Deux jours plus tard, il m'annonça que c' est foutu et qu'il faut en acheter une nouvelle.

Il faut l'accord de mes patrons, il faut la commander et il faut la placer.

 

Snif.

 

Il y a trois jours, il est revenu avec tout le matos pour enfin installer la nouvelle clim.

J'ai tout bouger dans le magasin, un vrai chantier avec du bruit, de la poussière, des ouvriers qui suent.

Et des clientes qui enjambent les câbles, contournent les outils et crient "Qu'est-ce qui se passe ? Tu as des t-shirt sans manches ?"

 

glaces 

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May 13 2012 1 13 /05 /May /2012 13:16

Mon propriétaire, cette vieille canaille, ne comprend rien à la modernité.

 

A part pour ce qui est du téléphone portable.

J'entends par là que je dois lui répondre à la minute où il appelle, au risque de me faire harceler tel un numéro d'urgence fonctionnant même à shabbat.

 

Il ne comprend rien à la modernité, et encore moins à la nécessité de mettre aux normes le gaz ou l'électricité.

Surtout quand il faut payer.

Cette fripouille m'a envoyée paître un jour d'hiver où je l'appelais pour lui signifier une fuite d'eau qui n'avait rien d'un ru champêtre,dans nos toilettes.

Picsou me répondit, agonisant, "Pourquoi c'est moi que tu appelles ?"

 

Ce mec est fort.

 

Je lui dis donc qu'étant l'heureux propriétaire de ce lieu en agonie, il lui incombait de colmater les désagréments. ( Et je suis soft, là.)

D'une voix chevrotante, il m'ordonna de faire le nécessaire, ayant fait bien assez déjà, (il a dit ça oui, oui) car lui, là tout de suite, il allait comme le dit la blague, raccrocher et mourir.

Avant cela, il me suggéra néanmoins, et sans honte,de surtout fermer les vannes quand on aurait pas besoin d'eau.

 

J'avoue qu'à ce stade, je fus prise de panique à l'idée de la mort de ce piètre comédien, car j'allais devoir m'adresser à sa pas encore veuve, toquée et sourde comme un pot elle aussi, qui ne me reconnaît jamais au téléphone, même après que je lui ai dit mon nom et mon adresse.

 

Chéri, qui a des mains en or, résolut le problème.

Pour un temps.

Jusqu'à la semaine dernière, où j'eus le plaisir de découvrir "Gogues sur mer", alors que je venais de me réveiller.

 

Merde, again.

 

Et puis, le voisin du dessus, le fils du poivrot du 3ème, descendit nous signaler que sa salle de bain était complètement inondée.

Oui, ceux-là même, qui connurent déjà les plaisirs d'une salle de bain éventrée pendant des semaines.

 

Chéri, très soucieux de civilité et autres bonnes relations avec les voisins, me signale qu'il va aller fermer l'arrivée d'eau qui se trouve dans le jardin.

Et qu'il va falloir appeler Grippesou. ( Et ça c'est pour ma pomme.)

 

Le veil emmerdeur est très désagréable quand il doit entendre que chez lui, tout se déglingue.

Réaction systématique du bonhomme, "Je dois venir voir."

Mias il est plus occupé que Hollande en campagne, et donc, le temps qu'il constate, le temps qu'il pige d'où ça vient, qu'il vérifie qu'il ne pourra pas réparer lui-même, ... nous serons en automne.

 

Il veut parler à Chéri, parce que moi je ne suis qu'une femme, et après il veut me parler à moi, parce que "Ton Chéri ne comprend rien".

( Chéri comprend tout, mais il parle un patois que lui seul connaît et ça peut effectivement poser problème parfois.)

Chéri, qui est tellement extraordinaire, tellement ...(soupir), a compris que ça venait du doud shemesh, le gros bidule plein d'eau sur le toit.

Il dit à Chéri d'aller sur le toit, mais Chéri refuse.

Puis il dit qu'il doit trouver quelqu'un, que ça va prendre du temps...

Et qu'en attendant, on a qu'à fermer l'eau afin de ne pas nuire à nos voisins !

 

Je vais me le faire l'ancêtre !

Je vais l'emmener sur le toit moi, pour qu'il y dessèche, je vais ...

Le voisin du 4ème, que je n'ai jamais vu de ma vie, frappe à notre porte.

Bonjour, je suis David du 4ème.

Enchantée.

Mon fils m'a réveillé pour me demander une bouée, sa chambre étant sous eau.

J'avoue que là je suis contente.

Je propose à David, qui connaît très bien le vieux, de lui téléphoner.

D'emblée il gueule dans le téléphone, "Allo ? C'est David, ton voisin, l'Iranien...

DAVID L"IRANIEN, OUI, DU 4ème...Mais ça va, et toi ?"

 

Puis il lui explique et l'autre de recommencer ses histoires de pas le temps, doit venir voir, ...

David le coupe toujours aussi gentillement et lui dit qu'il connaît quelqu'un et que ce sera résolu le lendemain.

Que ça ne lui coûtera pas cher, et que...

Mais Papy s'en fout, il a entendu l'essentiel.

Il ne doit rien faire, et ça ne coûtera pas cher.

 

Merci, mon D' d'avoir  presque noyé le fils de David !

 

douche.jpg

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May 10 2012 5 10 /05 /May /2012 20:47

L'hiver est passé, et le printemps aussi.

Enfin si on peut dire.

Car l'été s'est, comme qui dirait, abattu sur nous depuis déjà des semaines.

 

Beurk.

 

Entendons-nous bien, le soleil, c'est sympa.

Mais la chaleur, ....Ô que non !

Parce que de là à s'imaginer que les concepteurs de nos abribus ont pensé à nous sous la canicule, attendant ce foutu bus 29.

Ou le 2, le 149, le...

What ever.

Tu parles, Charles !

 

Nous, flirtant avec le cancer de la peau, la déshydratation, ou la brûlure des rétines, parce que eux, infoutus de faire des abris qui abritent.

 

Bon enfin, qui ça intéresse en définitive, mmmm ?

 

 

Donc, nous voilà en été, et rien n'a changé.

Toujours contents, toujours fauchés.

Mais contents.

Pas d'être fauchés, ça non.

Mais contents d'être là.

 

Pourquoi fauchés ?

Ben, parce que les salaires en Israël, c'est pas la joie, pas la joie, pas la joie du tout.

C'est même un sport d'exploiter les travailleurs, qu'on se le dise.

Et comme l'israélien a le sens du ...

Du quoi au fait ?

 

C'est vrai ça, quel couillon l'israélien.

Il comprend tout, accepte tout, se lamente parfois, mais reste quand même.

Dans une boîte, à poste égal, deux personnes peuvent gagner deux salaires différents.

Pareil dans un magasin.

 

Bien sûr qu'il y a des gens qui gagnent très bien leur vie ici.

Les plus malins, ceux qui perçoivent des salaires en dollars ou en euros, ceux qui ont une grande gueule et des cohones.

Ou qui ont tout à la fois, ça existe..

 

Les autres, ceux qui ne parlent pas l'hébreu, et qui se retrouvent dans des boîtes étrangères dont les succursales recrutent de la même façon qu'elles recrutent les indiens, ceux qui vous expliquent pourquoi votre ordinateur affiche un écran vert tout à coup, sont surexploités.

En heures, mais pas en pognon.

 

Sauf que les indiens d'ici, des français et des anglo-saxons, pour la plupart, on les comprend mieux.

Même si on ne comprend toujours pas pourquoi l'écran est vert, et encore moins comment y remédier, mais ça ...

 

Il y aurait beaucoup à dire sur le travail en Israël, mais ça prendrait des pages.

Je vous invite, si vous faites votre alya, à me contacter pour que je vous donne quelques astuces pour ne pas (trop) se faire ent...avoir, et surtout, où il ne faut PAS postuler.

 

Je vous ferai gagner beaucoup de temps.

 

Mais avant tout, apprenez l'hébreu, soyez malins.

Et cohérents.

Si on émigre, la moindre des élégances est d'apprendre la langue du pays.

 

Moi ? J'en suis à mon 9ème boulot, je crois.

 

Toujours dans un magasin.

A Raanana.

Seule.

Enfin !

Je veux dire sans collègues, hein, pas sans clientes.

 

Oui, des fringues, toujours.

Oui sympa, et tout à fait inintéressant.

Quoique je rencontre plein de gens passionnants, venus du monde entier.

J'aime.

 

Bon et puis j'ai bien avancé dans ma petite entreprise future et prospère.

Je cherche un endroit, mais ça peut prendre des mois.

 

Alors en attendant...

 

 

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December 31 2011 7 31 /12 /December /2011 10:07

D'abord je voulais dire que je trouve fascinant de constater que, que j'écrive ou non un billet, j'ai autant de visiteurs.

A quoi bon se fouler alors, mmmm ?

 

Ensuite à tous ceux qui me disent ne plus pouvoir accéder à ce blog ou oublier de le consulter, il suffit de vous inscrire à la newsletter ce qui vous permettra de vraiment penser aux choses importantes.

Faut tout vous dire ou quoi ?

 

Ceci étant dit, je me prépare à ne pas du tout fêter le Nouvel An, car sans homard ni foie gras, ...Oui je sais les oies, le gavage, mais moi c'est le canard...

Oui je sais les canards....

"Bref",  mot vide à la mode, un Nouvel An sans foie gras et sans mièvreries télévisuelle, ça ne vaut pas le coup.

 

Qu'a donc apporter cette foutue année 2011, sinon que j'ai eu un demi-siècle? (Merde..!)

 

Peu de joyeuseté il faut le dire, du moins à l'échelle planétaire, à part peut-être la mort de l'un ou l'autre despote malheureusement vite remplacés par pire et plus jeune.

 

Des massacres ignorés, des femmes réduites à l'état de choses à enfanter, des enfants éduqués dans la haine, des pseudos-croyants obsédés par ces femmes qu'ils appellent le Diable...

 

Oui, je voulais approfondir ce sujet justement.

 

 

Ici et là on a pu lire, je veux dire chez nous, l'attitude minable et primitive de quelques ultras cons, pardon, orthodoxes, qui veulent revenir à l'époque merveilleuse où l'homme de Cromagnon tirait sa femme par les cheveux en grognant.

 

humour femme préhistoire

 

Nous aussi on a nos demeurés, et bien qu'ils soient minoritaires, ils font trop de bruit et personnellement, je ne peux pas les encadrer.

Cette minorité bruyante est celle qui nie l'existence de l'Etat d'Israël, sous prétexte que le Messie aurait raté son vol, mais qui prend les allocations de ce même Etat sans ciller.

Séparation des femmes et des hommes dans les bus, (on croit rêver), enfant agressée parce que sa jupe n'est pas assez longue, jeunes filles qui doivent baisser les yeux et se faire discrète dès qu'un mâle surexcité fait mine de la croiser...

 

J'ai vécu en direct ce genre de comportement hautement ridicule, lors de mes premières semaines en Israël, ce que j'ai raconté je ne sais plus où.

 

Je suis allée avec une amie acheter une cuisinière chez un vendeur de Bnei Brak.

Bnei Brak est une ville ultra religieuse et ultra sinistre où vivent les "noirs"comme on les appelle ici.

Les femmes portent la perruque et ne s'habille qu'en noir et en gris et les hommes portent le costume noir.

 

bnei brak

Notre vendeur à papillotes a pourtant eu l'air ravi de nous voir entrer, mon amie et moi.

Sans doute s'est-il mis à bander, je n'en sais rien, il est resté assis.

Sa secrétaire, elle, nous a regardées comme si nous étions deux poufs en goguette.

 

Ce qui relie les extrémistes en tous genre c'est évidement leur immense bêtise mais aussi une peur viscérale de tout ce qui leur échappe.

Et donc, sous prétexte qu'une femme, bien qu'emballée comme un jambon casher, les fasse soudain bander, il faudrait la priver de toute existence en dehors de la maison.

Oui, je peux écrire et dire "bander", ce n'est pas réservé aux seuls machos et autres limités.

 

la-femme-de-cro-magnon

 

Aucun des "sages" qui conseillent les communautés, sectes, groupuscules en tous genre, n'a jamais préconisé une bonne douche froide à ces imbéciles, ni d'ailleurs ne fût-ce qu'un peu de retenue.

Je me souviens, lors des quelques cours que j'ai suivi à l'oulpan de Modiin, de l'attitude des étudiants pré et post pubères de la yeshiva dans laquelle deux classes nous étaient allouées.

On pouvait voir leurs hormones virevolter autour d'eux telles des milliers de petites fées Clochette titillant leur testostérone.

A la vue de n'importe quelle bout de tissus ressemblant à une jupe ils partaient en vrille, hurlant de leur voix cassée et rougissant de sentir la bête se dresser dans leur pantalon.

 

On en revient toujours à ce problème technique difficilement contrôlé par certains frustrés, pour manipuler ces hommes en "mâle de virilité", soit en prétextant que leurs fautes sont le fait de ce Satan en bas résilles, soit en leur promettant des vierges en file indienne afin de légitimer le pire.

 

Soit on leur interdit toute approche charnel, ce qui les rend parfois, trop souvent, pédophiles.

 

Si tu bandes c'est mal, attends de bander au Paradis.

 

Sexy-Devil-Girl-Adult-Halloween-Costume.jpg

 

 

Je finirai par une note optimiste, car chaque jour apporte son lot de franche rigolade quand même, du moins si on fait un petit effort.

 

Mon assurance m'a appelée, que dis-je, harcelée, pour me vendre de quoi pratiquement espérer l'accident, tant si,  Has Ve Halila ! , "Tu te casses la jambe et tu peux pas travailler, tu reçois 20000 shekkels", si .....

 

Mor, c'est le nom de la fille, ça ne s'invente pas, me pose les questions habituelles, et puis elle me demande si je fume, hésitation, des cigarettes.

Je suis partie d'un fou rire et je lui ai dit que j'aime tellement ce pays, parce que où ailleurs dans le monde, on te précise qu'on parle de fumer des clopes ?

Et elle aussi a ri.

 

Bonne année 2012, qu'elle nous surprenne celle-là !

 

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November 8 2011 3 08 /11 /November /2011 09:01

 

Deux femmes d'un âge incertain entrent.

L'une, le sosie de la Castafiore, embrasse Igor, son vendeur préféré, tandis que le sus-nommé s'échauffe mentalement pour ce qui va suivre.

 

Ces deux là viennent acheter, beaucoup acheter même.

 

( Je travaille à présent dans un magasin très luxueux, de vêtements très coûteux, et de chaussures dont les talons sont à la hauteur des prix.)

 

Seul problème, trouver des vêtements dans lesquels elles vont rentrer.

Elles sont d'excellente humeur et blagueuses si j'en crois les fous rires qui déchirent la pièce du bas, surmontant la musique d'ambiance, et arrachant à Igor un rire de hyène, auquel décidément, je ne m'habituerai jamais.

 

La copine de la Castafiore se déshabille à côté de la cabine d'essayage, surgissant au milieu du magasin, et face au rayon homme, en gaine ultra moulante.

 

Une gaine couleur chaire qui enlèverait toute envie, même à un taulard fraîchement libéré et sérieusement en manque.

 

Rien de sexy là-dedans, ni dehors d'ailleurs, et Igor se met à l'ouvrage.

 

La Castafiore, elle, est étalée de toute son envergure dans un canapé qui en a senti d'autres, et fait ses commentaires, en russe.

 

L'autre enfile ce qu'on lui a préparé sur une tringle, et se présente au vendeur, les seins à moitié dehors, les bras en l'air dans ce que j'interprète comme une demande de lui rentrer tout ça au plus vite.

Celui-ci se met à enfoncer à pleines mains, tout ce qui dépasse dans le décolleté d'une robe de style qui du coup,n'a plus grand chose de stylé.

 

Miraculeusement, et contrairement aux lois les plus élémentaires sur la gravité, rien de ce que Igor enfourne d'un côté, ne ressort de l'autre.

 

J'ai très envie de rire, ce que font les deux clientes d'ailleurs, mais les vendeurs, eux, en ont vu d'autre.

Ils restent impassibles, priant pour qu'elles investissent le plus de tenues possibles, tenues conçues pour des femmes qui n'ont aucun appétit, et encore moins de formes.

 

Les deux plantureuses sont optimistes, à tel point qu'elles demandent même à essayer des peties choses toutes mimis et taille xs.

Xs dans ce magasin, c'est l'équivalent d'une illusion de vêtement, dans un tissu tout aussi fantomatique.

 

Mais bon, qui ne tente rien ...

 

 

 

 

.

 

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