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March 27 2013 4 27 /03 /March /2013 08:10

Comme tous les ans, et sans possibilité de débat, ma cousine de 80 ans et son mari de 82 nous appellent pour nous remémorer que nous sommes attendus pour le seder.

 

Nous sommes donc partis à Haifa.

 

Le long de la route, nous dépassons les éternels malheureux en panne, moins toutefois qu'il y a 4 ans, et le flot de voitures bondées de voyageurs habillés en blanc, alourdies par les plats préparés depuis une semaine.

 

Dans la foule, il y a les enchantés, les impatients, les résignés, mais surtout il y a les enfants, pressés de chanter à tue-tête, et plus tard dans la soirée, chercher l'afikoman.

 

Chez nous, point de petits, mais bien des grands costauds, entre 15 et 25 ans, qui ont chanté avec entrain toute la soirée, complimentant leur grand-mère pour le repas.

 

J'ai pensé à mes enfants, loin de moi, et j'ai vu le bonheur intacte de mon cousin rappelant la libération de nos ancêtres, tel un acteur de théâtre qu'il aurait pu être, son enthousiasme montant au fur et à mesure que son verre de vin se vidait.

 

Avant qu'on ne le lui remplisse à nouveau.

 

C'était, comme à chaque fois une belle soirée, et nous avons quitté la famille, alors que mon cousin chantait avec conviction une chanson de Brassens, en hébreu.

 

Persuadé pourtant de chanter du Brel.

 

Arrivés chez nous, nous avons entendus les voisins hurler joyeusement et avec force "mi yodea ?"

 

Moi, je sais en tous cas pourquoi je suis ici.

 

pessah.jpg

 

 

 

 

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September 11 2012 3 11 /09 /September /2012 11:43

Dimanche nous fêterons la nouvelle année.

 

Nous entrerons en l'an 5773.

 

Quand on pense à tous les efforts fournis pour nous anéantir ...Uniquement parce que nous sommes juifs, rien d'autre, eh bien, je me dis que ce que nous devons fêter en cette année nouvelle, comme toutes celles d'avant, c'est de toujours continuer à aimer très fort cette putain de vie.

 

Nous nous souhaitons chaque année une année bonne et sucrée.

Sucrée elle ne l'est pas toujours, ni bonne d'ailleurs, mais vue d'ici, chaque nouvelle année a une autre dimension.

 

Parce que nous la fêtons avec les juifs du monde entier, ceux venus d'Iran, de Turquie, d'Irak, du Yemen, du Liban, du Maroc, de Tunisie, d'Algérie, ces pays où il ne fait plus bon d'être juif.

 

Et puis il y a les danois, les allemands, les français, les belges, les américains, les canadiens, les anglais ... venus de pays où porter la kippa est devenu une "provocation".

Quand la circoncision n'est pas remise en question pour des raisons obscures et détournées.

 

Souhaiter une bonne année juive, c'est souhaiter énormément de choses à la fois.

Je résume toujours cela par une seule phrase, "Qu'on nous foute la paix".

 

Si seulement.

 

Cette année le premier souhait serait que nous échappions à la guerre avec l'Iran.

Mais est-ce bien réaliste ?

 

Le second serait que nos ennemis nombreux cessent de croître, alors qu'ils ne savent même pas, pour la plupart, qui nous sommes.

Mais est-ce bien réaliste ?

 

Le troisième serait que tous les arabes israéliens et les juifs se mélangent sans méfiance et curieux d'enfin se découvrir.

Ah ça, ça me paraît plus réaliste.

 

Mais surtout nous souhaiter à tous de vivre notre judaïsme librement et comme bon nous semble.

 

Une nouvelle année sans intégristes primitifs et moralisateurs.

D'où qu'ils viennent.

 

Une année où le meilleur pourrait nous arriver, comme une bonne surprise qu'on attendrait depuis si longtemps.

 

On y croit, c'est un des miracles de ce pays.

 

Parce que fêter notre nouvelle année en Israël, c'est constater que bien des voeux se réalisent.

 

Shana Tova à tous, que cette année nous soit douce, heureuse, pacifique, et que tout cela devienne enfin réaliste.

 

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May 16 2011 2 16 /05 /May /2011 09:25

 

Israel63WebButton.jpg

 

Le jour de Yom haatsmaout, nous avons été invité chez nos amis de Modiin... pour un barbecue, évidement.

Tout le pays était sur les routes du nord ou du sud, et les forêts grouillaient de famille venues faire griller toutes sortes de bonnes choses.

Chéri avait vérifié qu'il y avait bien des bus et des trains ce jour là et quelque soit l'option que nous choisirions, nous mettrions un petit quatre heure aller-retour.

Mais voilà, en amitié, on ne compte pas, et le matin de ce beau jour de célébration des 63 ans du pays, nous attendons le bus.

Soit celui qui nous mènera à la gare, soit celui qui nous mènera à Tel Aviv.

Au bout d'une heure...oui, une heure, nous nous rendons compte qu'il y a un problème.

Nous ne sommes pas les seuls cons qui attendons, et tels les moutons de Panurge, nous nous disons que si d'autres attendent, c'est qu'il y a des bus.

J'appelle mon amie, qui appelle à son tour la compagnie, qui déclare que non, point de bus aujourd'hui.

 

Ironique non ? Je veux dire, que niveau indépendance, c'est pas vraiment ça, quand on est à pied !

 

Bref notre copain vient nous chercher, et nous arrivons à modiin.

 

Modiin.

Chaque fois que je reviens à Modiin, et c'est plus que rare, je me dis 'Quelle chance de ne plus y vivre !"

Quoi de neuf à Modiin ? Ils construisent comme des malades et les gens achètent comme des ....

 

Nous avons passé un après-midi merveilleux dans le jardin de nos ex-voisins, avec leurs amis et nous avons trinqué à notre indépendance et à la paix.

 

Oui, étrange comme ce pays ressemble peu à la définition qu'en donnent ceux qui se prétendent des professionnels. 

 

Ceux qui ne savent pas par exemple que les musulmans rafolent ...des matsots !

Matsots, qui, je vous le rappelle, sont faites à base du sang des "pôvrespetitspalestiniens".

 

Moi-même je n'en avais aucune idée, jusqu'à ce que je vois des musulmanes revenir de leur courses avec de grandes boîtes.

 

Ceux qui ne savent pas non plus que lors de toutes les fêtes joyeuses qui commémorent notre passé, donnant l'occasion aux enfants de s'amuser en regardant une pièce de théâtre en plein air, ou se défoulant à la pêche aux canards, les petits musulmans ne sont pas les derniers à s'amuser et à participer.

 

Ah, l'apartheid vu d'ici, c'est sympa quand même.

 

 

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September 24 2010 6 24 /09 /September /2010 16:31

J'ai toujours aimé les quartiers populaires.

Les gens y sont plus humains, moins hautains, et ils disent bonjour.

Enfin, presque tous.

Tout le monde a vu que nous sommes arrivés et tout le monde s'est demandé d'où nous sommes venus.

Tous n'ont pas reconnu que nous parlons français entre nous et beaucoup ne savent pas où est la Belgique.

 

Les plus curieuses nous ont adressé la parole à la première occasion.

Nous nous sommes présentés et leur avons laissé le soin de propager les nouvelles à propos de nous.

Elles diront que nous venons d'un pays qu'elle ne connaissent pas,  d'un pays près de la France, ça, la France, tout le monde connaît, et qu'entre nous, nous parlons français.

 

La plupart de nos voisins habitent le quartier depuis longtemps et les locataires qui vont et viennent ne les intéressent pas trop.

 

Pour Souccot, ils ont construit des cabanes en-dessous de chaque immeuble.

Le premier soir les familles s'y sont retrouvées , à la grande joie de la floppée d'enfants qui peuplent notre nouveau quartier.

 

Notre quartier ressemble à un village.

Les gens s'interpellent par les fenêtres en gueulant.

 

Il y a des petites épiceries qu'on appelle "makolet" en hébreu.

Ce sont des petits magasins, parfois de 1m20 de large qui vendent un tas de choses.

Ils vendent des bonbons, des boissons et des cigarettes, des glaces ou du houmous.

Ou tout à la fois.

Il y en a des milliers en Israël, comme dans tous les pays du Proche Orient.

 

Dans mon nouveau quartier les gens se retrouvent sur les bancs après la journée de travail et les enfants jouent sous les immeubles.

 

Ceux-ci sont bâtis sur pilotis.

En dessous, ils ont installés des vieux canapés et des vieilles chaises autour d'une table.

Les voisins s'y retrouvent avec leur tasse de café et mangent des biscuits.

Les femmes conciergent et les hommes parlent d'argent.

 

Il y a des immeubles plein de vieux, qui se réunissent l'après-midi.

Chez nous, ce sont les commères qui s'y retrouvent, tard le soir.

 

Chaque immeuble a construit sa souccah link , et je trouve ça merveilleux.

Elles sont décorées de toutes les horreurs que les gens achètent.

Des trucs brillants qui viennent de Chine.

 

Dans les quartiers populaires, on ne se sent pas seul, même si on vient d'arriver.

 

Je sais qui rentre à quelle heure, et quel môme va se mettre à pleurer.

 

 

Les jours de Fête, les gens feront des barbecues, entre voisins, parce que, à la moindre occasion, le moindre congé, on fait des barbecues dans tout Israël.

Et ça sentira la viande grillée dans tout le pays.

 

Nous sommes retournés à Modiin voir nos amis.

Qu'est ce que c'est chouette Modiin, quand on n'y habite plus.

 

 

souccah.jpg

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April 5 2010 2 05 /04 /April /2010 15:43

Chéri a un cousin qui vit dans le nord, au kibbutz.

La région est tout simplement splendide et passer le sedder au kibbutz, était une nouveauté pour nous.

Pessah 2010 070

Nous sommes arrivés vers 16h, dans la vallée du Jourdain, à 20 kms de la Jordanie, dans ce qui fut un des kibbutzim les plus prospères d'Israël.

Après les retrouvailles et les embrassades, nous avons commencer à dresser les tables, pendant que de quoi nourrir la moitié du voisinage était en train de mijoter.

La suite de la famille, ainsi que des voisines sont arrivés avec ... des salades et des plats.

Miraculeusement, nous avons tous pu nous asseoir autour des innombrables prestations gastronomiques des convives.


Et nous avons commencé une parodie de sedder, chacun interrompant le début des prières pour dire une chose certainement primordiale, enfin je suppose, car c'est là que j'ai commencé à perdre le fil.

Ce fut ensuite assez étrange et cacophonique, jusqu'à ce que nous constations que chacun ayant une haggadah différentes, chercher l'harmonie allait être vain.

Personne ne lisait la même chose et il n'y a que lors des chants qu'une certaine cohérence, très relative quand même, pouvait donner un moment l'impression que nous faisions ça correctement.

Je ne connais que ce que j'ai vu en Belgique, et j'ai pu depuis constater que chaque famille ici met sa sauce perso, ses habitudes et ses (mé)connaissances au service de nos traditions.

Et que les plus motivés sont, comme toujours les enfants, qui adorent les histoires, la nôtre en particulier.


Chacun y va de ses préoccupations.

Les femmes c'est la nourriture.

Y aura-t-il assez ? Question que se pose toute mère juive qui se respecte et question que se pose également tout goinfre qui se respecte et qui sera inévitablement invité.


Les hommes, c'est de dire que tout est délicieux, et de la prouver en emmagasinant pour la semaine.

Nous avons commencé à quatorze à table et avons fini à je ne sais plus combien.

Nous n'avons manqué ni de chaises, ni de fous rires.


Les puristes s'offusqueront sans doutes, mais ce qui importe à mes yeux, c'est que chacun sache pourquoi il est là, et ce qu'il fête, même si le style laisse un peu à désirer.

Car Pessah c'est avant tout la fête de la liberté retrouvée.

Pessah 2010 012

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April 7 2009 3 07 /04 /April /2009 16:13


Mercredi commence la fête de Pessah, Pâques juives commémorant la libération des Hébreux de l´esclavage en Egypte, il y a 3500 ans.
(En effet ces emmerdeurs de juifs en ont eu marre de faire le sale boulot afin que les Pharaons puissent se gargariser de leur grandeur.)
Elle célèbre aussi l´arrivée du printemps et la fertilité de la terre.
Cette fête est l´une des plus importantes de toutes nos fêtes et elle dure 7 jours.
Elle symbolise la conquête de la liberté et  la naissance du peuple d´Israel.
Cette fête nous rappelle que la liberté n´est jamais acquise.
(Pour personne.)
Pendant 7 jours (8 en diaspora) nous mangeons de la nourriture sans levain.

Et nous mangeons de la matzah (mmmmmmmmmh), pain azime, qui rappelle la fuite précipitée d´Egypte et le fait que les juifs n´ont pas eu le temps de faire lever la pâte.
Le premier soir, se déroule le repas du Seder.
On lit la Haggadah, récit de l´esclavage, de la vie de Moise, des dix plaies d´Egypte et de l´Exode et de la traversée de la mer.

La lecture de la Haggadah est ponctuée de rituels, comme la consommation d´herbes amères qui rappellent la vie amère de nos ancêtres, de Haroset, pâte de fruits et de fruits secs,symbolisant le mortier avec lequel les Hébreux faisaient les briques pour construire les pyramides, ainsi que des herbes qu´on trempe dans l´eau salée en souvenir des larmes versées par les esclaves.
(Autant planter un potager !)
Ce que j´aime dans nos traditions, c´est qu´elles nous rappellent sans cesse qui nous sommes, et qu´elles réunissent les familles et les amis.
Et nous empêchent d´oublier.
Oublier ceux qui ont fait en sorte que nous existions encore et malgré tout.
Parce que loin de nous attrister, la mémoire des souffrances d´hier, doit nous faire aimer ce que nous avons aujourd´hui.
La liberté d´être et de vivre.

Bonne fête à tous !


(source: site de l´ambassade d´Israel en France)


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March 9 2009 2 09 /03 /March /2009 23:57
Notre histoire si merveilleusement riche et ancienne, nous est rappelée grâce aux innombrables fêtes qui se succèdent durant l'année.
Il y est tellement souvent question de cette fâcheuse envie de nous exterminer, que ce fait à lui seul explique que nous aimions tant nous plaindre.
Et tout autant nous amuser.
Pourim est la plus joyeuse de nos fête et partout dans le pays, les enfants se déguisent, ainsi que beaucoup d'adultes qui vont travailler costumés en fraise ou en clown.
Les chauffeurs de bus portent un chapeau amusant, et les femmes et les hommes qui en ont envie, une couronne ou une coiffe colorée.
Evidement, on mange des gâteaux spéciaux et des bonbons et on est même encouragés à picoler.
Ouaip !

En résumé et à ma sauce, mes ancêtres, qui vivaient en Perse au 5ème siècle de notre ère et qui ne demandaient rien à personne sinon qu´on leur foute la paix (déjà), se retrouvèrent en danger de mort annoncée, parce qu´un connard du non d´Haman, bourré de complexes (encore un), voulait qu´on lui baise les pieds.
Comme l´un d´entre eux refusa, il suggéra donc à son roi de trucider tous les juifs (logique !) sous un prétexte fallacieux, et le roi, trop occupé à faire la sieste (digèrant ce qu´il venait d´ingurgiter), lui dit la voix pâteuse, de faire ce que bon lui semble.

Le roi, qui était très con, avait épousé un femme superbe, Esther, qui, sur les conseils avisés de son oncle Mordéchai, (celui là même qui avait trop mal au dos pour se prosterner), avait caché à son futur époux qu´elle était juive.
Quand il appris les sombres desseins du salopard, Mordéchai poussa Esther a parler à son mari le roi pour sauver son peuple, ce qui l´obligea à dévoiler sa religion.
Et ainsi à se mettre en danger.
Elle pris rendez-vous avec son époux (ben oui, c´est le roi quand même) pour un lunch le lendemain.
Le roi qui est insomniaque tellement il bouffe, se fait lire les ragots du palais et voilà qu´il se rend compte que Mordechai lui a sauver la vie, déjouant un terrible complot contre lui, et que celui-ci, (Mordechai), ne s´en est même pas vanter !
Le lendemain le roi demande à Haman, qui est son conseiller, comment il peut récompenser un homme épatant de son entourage.
Haman, certain que c´est de lui qu´on parle (rien que ça), l´encourage à faire parader le héros sur le cheval du roi.
Esther embobine le roi avec une danse lascive de son cru et le peuple juif fut sauvé.
Haman finira sur la potence érigée à l´intention de Mordechai et tout est bien qui finit bien...
(Enfin, c´est ce qu´on s´est dit à ce moment là !)










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  • Miss caustic
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