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May 10 2013 6 10 /05 /May /2013 11:25

Les mères israéliennes ne comprennent pas comment je survis au fait que mes enfants soient loin de moi.


Du moins celles qui n'ont pas elles-même leurs enfants au Canada ou ailleurs.


"Oh la la comment tu fais, moi je ne pourrais pas, ça doit être terrible pour toi ... Et pour eux aussi !"


Moi crâneuse, "Non, ça va, ils sont heureux et c est tout ce qui compte. On ne fait pas des enfants pour soi...bla bla bla."


Suit une flopée de compliments à mon égard, " Bravo, c' est toi qui a raison, tes enfants ont de la chance,... Mais moi, je ne pourrais pas ! Déjà quand il change ne fût-ce que de ville ..."

Ben moi, la vérité, c'est que je peux, mais difficilement.

Hier, une maman vient à la boutique, avec sa fille de 40 ans, qui vit depuis 20 ans a Paris.


Elle me dit que chaque fois qu'elle va chez le coiffeur, elle regarde nos vitrines et pense à tout ce qu'elle pourrait acheter à sa fille.


Sa fille me demande si ce que nous vendons vient de Paris et je lui dis que oui.

 

"Maman, tout vient de Paris ...!"

 

"Et alors ? " répond la mère.


" Maman, à quoi ça sert que j'achète ici, j'habite à Paris !"

 

"Regarde toutes les belles choses qu'il y a pour toi, tu ne regardes même pas !"

 

"Il y a la même chose à Paris..."

 

" Et alors, je veux t offrir de beaux vêtements, quel rapport avec le fait que ça vienne de Paris, tu as des actions dans l' industrie textile en Israël ?"

 

 

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Pour détendre l'atmosphère, la mère est décidée à rhabiller sa fille, même et surtout contre son gré, je lui dis que moi aussi j'ai une fille à l'étranger et je comprend qu'elle veuille la gâter.

 

Je lui parle de mes enfants et combien ils me manquent.


Elle, a la chance d avoir au moins son fils près d elle ...


La fille nous fait remarquer, en levant les yeux au ciel, que nous avons trouvé un sujet commun de lamentation, et nous acquiesçons.


La mère ne la lâche pas.

 

" Tu as vu les beaux foulards, il n y a pas une photo de toi ou tu ne portes pas un foulard, choisis quelques foulards !"


" Tu n as pas regardé de ce côté. Il y a plein de choses magnifiques."


" Comment tu n aimes pas ? Mais ce n'est pas possible, c est tellement beau !"


"Regarde cette couleur ! Oh, et ce pantalon, tu DOIS l'essayer...."

La fille va complaisamment et docilement essayer tout le magasin, ce que ma fille a fait il y a 2 semaines, avant de se décider pour quelques articles, au grand soulagement de sa maman, qui lui annonce qu elles n'en ont pas fini .

Car elle a vu une veste plus loin, dans un autre magasin ...

 

Bonne fête à toutes les mamans du monde.

 

Le-chat-Oedipe.jpg

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January 31 2013 5 31 /01 /January /2013 08:22

Nous sommes passées aux soldes, Janvier oblige.

 

Et avec les soldes, viennent les questions idiotes, les reflexions stupides, et les bonnes femmes exaspérantes.

 

Oui, toutes les vendeuses du monde pensent comme moi, et ça nous fait beaucoup marrer.

 

Après, parce que pendant ...

 

Une russe entre et laisse sa mère en chaise dehors.

Je lui dit qu'il y a 50 % sur tout.

Elle sort pour le dire à sa mère.

 

Elle revient et dégotte une veste.

"C'est combien ?"

Moi, "Le prix -50 %."

Elle montre à la vieille dame et lui dit le prix.

 

Elle choisit un pantalon.

C'est combien ?

Moi, "La moitié du prix qui est sur l'étiquette."

 

Elle a fait ça avec toutes les pièces du magasin.

Elle n'a rien acheté.

 

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Il y a celles qui ne savent pas combien c'est 50% d'un prix.

 

Celle qui te demande de lui montrer ce que tu as de joli.

 

Celle qui te sort un cardigan col rond avec des étoiles et qui te dit que c'est exactement ce qu'elle cherche.

Sans les étoiles.

Et elle préfère les cols V.

Et les boutons, c'est pas trop son truc.

 

Mais il lui plaît quand même, ce cardigan.

C'est pour ça qu'elle ne l'achètera pas, d'ailleurs.

 

Une fille entre avec sa copine et lui montre tout ce qu'elle a acheté chez nous.

Ce qu'elle ne trouve pas, elle me le réclame.

Quand je lui dit qu'il n'y a plus, elle le décrit à sa copine.

 

Ou celle qui veut un truc que tu n'as plus et qui te répond "Tu es sûre ? "

 

Il y a 10 personnes dans le magasin qui fait 25 m2, et une dame entre avec son bébé dans les bras.

Derrière suit la grand-mère ... avec la poussette.

Je lui fait remarquer que si la poussette est vide, ce serait sympa de rester dehors.

 

"Mais, me répond la fille, mon sac est dans la poussette !"

 

 

humour-shopping.jpg

 

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January 14 2013 2 14 /01 /January /2013 08:07

 

Martha, qui travaille, je le rappelle, dans un magasin d'ustensiles de cuisine, me raconte une autre de ces expériences qui nous donne tant de bonheur et de fous rire.

 

Une dame entre et lui demande si elle a des couteaux à beurre.

Oui, dit Martha et elle les lui montre.

Non réagit la cliente, ils sont trop grands.

Martha en propose donc des plus petits et la dame rétorque que ce n'est pas ce qu'elle cherche.

 

Vous n'avez vraiment pas de couteaux à beurre ?

Mais si assure Martha, je viens de te les montrer.

 

Non pas ceux-là.

J'ai acheté chez vous il y a quelques temps (...) des couteaux à beurre avec un manche de couleur.

Je voudrais les mêmes.

 

Martha lui dit qu'elle est désolée, mais qu'il n'y en a plus.

 

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Je trouve incroyable que vous ne vendiez pas de couteaux à beurre dans votre magasin !

Si répond Martha, nous en vendons, ceux que je t'ai montré.

 

Ce n'est pas ça que je cherche, je veux ceux avec le manche de couleur.

Oui, j'ai compris continue Martha, mais nous n'en avons plus.

 

Tu es sûre ? Parce que je les ai acheté ici-même ?!

Oui, j'en suis sûre.

 

Mais c'est incompréhensible ça. Vous êtes sensé être un magasin spécialisé en ustensiles de cuisine, et vous ne vendez même pas de couteaux à beurre ...

Si nous en vendons, des petits, des plus grands, mais pas avec un manche de couleur.

 

La dame est sortie furieuse en maugréant que c'est quand même anormal que dans un magasin prétendûment dédié aux accessoires de cuisine, il n'y ait pas de couteaux à beurre.

 

 

 

Bottes de cow-boy

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December 23 2012 1 23 /12 /December /2012 12:06

Mon amie Martha, qui travaille dans un magasin d'articles pour la cuisine, m'a raconté ce qui lui est arrivé la semaine passée.

 

Un couple rentre et commence à explorer les rayons quand Martha leur demande si elle peut les aider.

 

Ils cherchent un ustensile spécifique, puis un deuxième, et alors qu'elle a bien commencé sa vente, le téléphone du monsieur sonne.

 

Il répond, et aussitôt se fige.

-"Quoi ? Non ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? C'est pas vrai ? Oh lala ..."

Sa femme lui fait des signes et demande ce qui se passe.

Lui: " Mais quand ? J'en reviens pas !!! "

 

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Il raccroche et annonce : "Dudu est mort ! "

Elle : " Quoi Dudu est mort ? Quel Dudu ? LE Dudu ? C'est pas possible ! "

Lui: "Si, Dudu est mort !"

Elle:  " Oh Mon D', mais c'est terrible ! "

 

Martha attend, ne sachant pas quoi faire, quand un autre couple rentre.

 

Elle va vers eux, trop contente de passer à autre chose, quand le premier couple annonce au deuxième, " Vous savez quoi ? Dudu et mort ! "

 

-"Quoi Dudu? Quel Dudu ?"

-" Ben, NOTRE Dudu ! "

-" Oh, mais c'est affreux ! "

 

Arrive un homme, et Martha n'a pas le temps de réaliser ce qui se passe que les autres lui disent: "Figures-toi que Dudu est mort !"

- "Quoi ? Comment ça Dudu est mort ? "

 

Rentre une petite fille à qui tout le monde dit, "Tu sais quoi ? Dudu est mort !"

-"Quoi, dit la fillette, Dudu que je connais ?"

-"Oui, Dudu l'accordéoniste ! "

 

Enfin, apparaît une femme et tous se retournent vers elle, "Tu connais la nouvelle ? Dudu est mort !"

-"Quoi ? Dudu, NOTRE Dudu ? L'accordéoniste qui a joué à la bat mitsva de ma fille ? Oh Mon Dieu quel choc !"

Son mari entre à son tour avec un ami.

- "Tu sais quoi ? ..."

 

A présent il y a bien 15 personnes dans le magasin, toutes atterrées par la nouvelle.

 

Martha est  ahurie, et ne sait plus comment réagir, quand la dame se retourne vers elle et lui dit,  " Nous sommes venus spécialement d'Eilat pour écouter jouer Dudu et maintenant il est mort !"

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October 11 2012 5 11 /10 /October /2012 07:54

Il y a en Israël beaucoup de gens formidables.

Ailleurs aussi certainement.

 

Personnellement, je suis une vrai pipelette.

J'ai toujours aimé parler aux gens et d'ailleurs j'ai toujours travaillé dans des domaines où la communication est indispensable.

 

C'est fou le nombre de gens qui vivent ou ont vécu des trucs incroyables.

 

Je ne parle pas des grandes gueules, des "Me, myself and I", qui, dès qu'ils ouvrent la bouche, vous saoulent avec leur "Moi" sur dimensionné.

 

Je parle de ceux qui lors d'une conversation à bâton rompu, narrent des pans de vie exceptionnels.

Je parle des olims, je parle de gens qui n'ont pas besoin de mettre en avant leur cv, car il suffit de parler 5 minutes avec eux pour se rendre compte de leur valeur.

 

Je parle des femmes en Israël, incroyablement courageuses, même si le courage est souvent leur apanage.

 

J' ai rencontré une multitude de ces femmes qui forcent l'admiration.

Qui n'ont plus 20 ans, ni même 30.

Qui ont déjà fait leurs preuves et qui doivent tout recommencer.

 

Conscientes que leur expérience, leur savoir-faire, toutes les langues qu'elles pratiquent parfaitement, y compris l'hébreu, leur intelligence, ne suffira pas à leur donner accès à un salaire digne d'elles, elles cumulent les jobs, acceptant tout mais pas n'importe quoi, gérant famille et boulots, sans jamais se lamenter, parce que malgré tout, elles ne quitteraient ce pays qu'elles aiment tant, pour rien au monde.

 

Et parce que, un jour, elle rencontre finalement un patron, un partenaire, un recruteur, qui réalise ce que ces femmes ont de précieux.

 

Ces femmes, mais aussi ces hommes, médecins, par exemple, qui ont eu des cabinets privés, et qui doivent repasser des équivalences, et refaire des stages s'ils veulent exercer, sont l'exemple magnifique d'une alya réussie, et du bonheur quotidien d'être ici.

 

C'est dur ? Certainement, et d'autant plus après 40 ans.

 

Mais cela nous rend plus fort et c'est ce qui présage un futur passionnant.

 

Malgré tout.

 

awny_yes-we-can.jpg

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October 8 2012 2 08 /10 /October /2012 18:35

Me revoilà à Tel Aviv pour le boulot.

 

Je travaille dans un quartier branchouille nommé Basel, très agréable et typique de ce que Tel Aviv peut offrir de mieux.

 

Belles boutiques de stylistes, cafés sympas, magasins de décoration, et toute une faune colorée pour qui le terme "ridicule" est inconnu.

 

Je ne sais pas pourquoi, mais où que j'ai voyagé, les artistes-créateurs-bobos se ressemblent comme des clones.

 

Il y a ceux qui sont la réplique parfaite de ce que l'on trouve malheureusement dans les magazines, ceux qui ont lu où il faut être et avec qui, comment se looker, parler, vivre quoi.

Photoshop en moins.

 

Les femmes ont très (très) souvent subi un ravalement de façade qui en font potentiellement de bonnes candidates pour des films d'horreur de série z, et leur mec a tout du toy boy sans les pectoraux, au regard un peu hagard de celui qui ne se souvient plus très bien comment il en est arrivé là.

 

Il y a ceux qui par soucis de ne pas avoir l'air d'être à la merci de la mode, font semblant d'avoir un genre.

Lequel je ne sais pas, mais pas celui que je voudrais avoir en tous cas.

 

La fille qui travaille deux boutiques plus loin, a les cheveux jaunes, un orange à lèvres qui ferait passer le clown Zavatta pour un amateur, et porte des vêtements vintages affreusement laids.

Vous remarquerez que j'ai dit affreusement et laids dans la même phrase, car il y a des limites, moi je dis.

 

Mais le summum ce sont les pompes, inspirées directement d'une certaine Gaga, reine du mauvais goût, qui a fait tant d'émule que c'en est à désespérer du genre humain.

 

L'avantage, c'est qu'il y a des bancs tout le long des boutiques.

Tu t'installes, une glace à la main, et tu mates.

C'est mieux que le cirque, et c'est gratuit.

 

Une amie et moi-même avons fait un petit tour dans le quartier, et nous sommes entrées dans une maroquinerie.

Mon amie a vu un sac en cuir affiché 699 shekels dans la vitrine.

Il s'avère qu' il est à 1699, le chiffre 1 ayant décoloré au soleil.

"Non, non, dit la vendeuse, on n'a pas honte de nos prix !"

 

J'ai déjà observé cette attitude des vendeuses de trucs chères, alors qu'elles ont un salaire aussi merdique que le mien.

Mais à force de traîner dans le milieu du luxe, on perd la valeur des choses. 

Et surtout on se croit au-dessus des autres.

 

L'éclair au chocolat, dans la délicieuse petite boulangerie à côté, coûte le prix d' un mini terrain, d'où l'intérêt de n'en acheter qu'un à la fois et de choisir avec qui le partager.

Cet endroit ne désemplit pas, à croire que tout est gratuit.

 

Ah les bobos, cette merveilleuse clientèle esclave du paraître ...!

 

Bien sûr c'est plein de français et d'américains, de touristes et de tout nouveaux émigrants.

 

On peut à peine marcher sur les trottoirs, squattés par les foutus cyclistes, qui ont déjà failli me renverser plein de fois.

 

Bien qu'il y ait pas mal de pistes cyclables à Tel Aviv, ses piétons, qui ne connaissent pas la discipline, élevés et vénérés comme des roitelets capricieux par des mères juives sûres de faire au mieux, marchent là où sont sensés circuler les vélos, ceux-ci se rabattant donc sur les trottoirs.

Gare donc si vous êtes suivi par un des ces électrons libres, et que vous vous arrêtez brusquement, ou pire, que vous faites demi tour.

Oui, ça fait très mal, merde.

 

Et les poussettes.

Vous savez, ces nouvelles choses ergonomiques et encombrantes, trop petites pour que bébé y soit à l'aise après 3 mois, et dans laquelle on met ses achats, le locataire pendouillant dans les bras.

Ces cons entrent partout avec, même si l'espace fait 2m2.

 

Sans oublier la cohorte d'enfants terriblement mal élevés et antipathiques, ben oui, ça va ensemble.

La mignonne petite frimousse à qui on sourit et qui vous regarde du haut de ses 2 ans avec tout le dédain du monde.

Et la maman qui va avec, conne, débordée, coupable forcément de n'avoir pas assez donné le sein, ramassé les crasses du futur Nobel, chanté des chansons débiles, l'avoir pris dans son lit ...

 

Devant, le toy boy, courant derrière un morveux qui découvre comment faire suer ses parents.

Ce petit "lui" pas charmant du tout, qui dort dans le lit conjugal, et décide du programme télé.

 

Beaucoup de petit dernier aussi, beaucoup !

Papa et maman, bien que botoxés et déjà bien amortis, qui ont eu envie d'un dernier pour la route.

Ouiiii, un bébé à 43, 45 ans c'est vivifiant, énergisant, rajeunissant ... Tuant.

 

Bonjour la gueule de bois, hein.

 

Voilà un très petit échantillon de ce que l'on peut voir de l'un des bancs rue Basel, à Tel aviv.

 

Allez ...

 

Tel Aviv Rothschild 067

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August 17 2012 6 17 /08 /August /2012 09:26

...d'une collègue manipulatrice ?*

 

J'ai tapé dans Google, "Comment se débarrasser d'un collègue ?", et je suis tombée sur une avalanche de commentaires désespérés de gens dans ma situation.

 

En général, les conseilleurs, qui ne sont jamais les payeurs, les experts en tous genre, préconisent d'agir de la même façon que ceux qu'on méprise.

Autrement dit, la seule solution serait de devenir aussi minable que son adversaire ...

 

Seulement n'est pas ignoble qui veut.

Et encore moins qui peut.

Le manipulateur est une caricature.

Il suffit de lire les témoignages pour être surpris du fait que tous ont le même comportement.

 

Se mettre en valeur est la première chose.

Ou plutôt, se vendre.

Se vanter, comme un enfant fier de n'avoir pas fait pipi dans sa culotte.

 

Elle fait des bijoux, et porte ses créations telle une femme sandwich.

Et elle te dit, "Tu as vu, c'est moi qui les ai fait ?!"

"Moui, moui, j'ai vu...On peut pas ne pas les voir, en même temps, hein !"

Bien sûr elle attend que je m'extasie, elle en a besoin même, la pauvre.

NON, pas la pauvre !

 

Ma collègue, beurk, appelons-la Kaa, comme le serpent du livre de la jungle, vous savez, "Aies confianceuh...", qui vous donne des petits nomnoms à la concon, alors qu'elle vous connaît depuis 2 secondes, "Ma chérie, mon sucre, ma mignonne, ..."

(Pardon, je reviens, je vais vomir.)

 

 

   
Celle-là donc, dès le premier jour a demandé aux clientes de lui écrire des lettres pour dire à quel point elle est formidable.
D'abord je ne l'ai pas crue quand elle me l'a dit.
C'est quand même pathétique à 50 balais, et le résultat, pas du tout escompté par elle, a été une franche rigolade au sein du bureau, ainsi que parmi mes amis.

 

Faut dire que la concurrence était dure, vu que les clientes m'adorent, sans que j'ai à leur demander des bons points.

 

Ainsi, plutôt que de profiter de la bonne ambiance, elle a dû se dire que pisser pour marquer son territoire serait productif.

Le premier jour, je lui ai expliquer le fonctionnement de la caisse, les principes de la maison, et je lui ai dit qu'elle pouvait m'appeler à tout moment si elle avait un problème.

Je lui ai dit aussi qu'on ne se bat pas pour les clientes, qu'elles viennent pour la boutique et pas pour une vendeuse, comment on range le stock et où, bref, rien de bien compliqué.

 

Elle a fait tout le contraire depuis, et le magasin est devenu un souk où une mère ne retrouverait pas ses petits.

 

Plein de clientes ont bizarrement disparus et petit à petit, quelque soit le moment, je comptais les mouches, alors que Kaa faisait des chiffres hallucinants.

 

Et elle s'est mise à causer au patron à tout bout de champs.

Toutes mes voisines de travail m'ont suggérer de la buter mais moi je suis trop polie, pardon, con pour faire ça.

 

Enfin, elle a commencé à me faire des remarques devant les clientes.

Je me suis plainte bien sûr d'autant que mon patron m'a demandé comment je m'arrangeais avec elle.

Je lui ai dit "Je ne m'arrange pas du tout", et il s'est mis à m'engueuler comme un hystérique en me disant qu'il avait autre chose à foutre que de se soucier de nos problèmes hormonaux.

 

Tiens, je devrais chercher "Comment se débarrasser d'un patron très con ?"

Il y en a qui croient que l'autorité se conjugue avec les hurlements.

Je les appelle les "petits zizis".

 

Je me doute que, pour ceux qui me suivent depuis un moment, cette s... leur rappelle Sunshine.

Eh bien oui, dans chaque lieu de travail, il y a une garce prête à tout pour arriver à ses fins.

D'expérience je peux également dire que ces mémères se retrouvent seules, aigries, et mises au placard à un moment ou un autre.

A propos de Sunshine, elle s'est fait virer, enfin, et se morfond de désespoir et d'incompréhension.

Et non, ces individus ne comprennent pas du tout ce qu'on leur reproche, même si on le leur explique en épelant chaque mot.

 

"Moi ? MOI ? Qui me décarcasse, qui nettoie, qui range (?), qui vend si bien, qui suis si gentille ?"

Le tout accompagné de trémolos dans la voix, de tremblements subtils des lèvres, et s'il le faut, de larmes de crocodiles.

C'est ce à quoi j'ai eu droit hier lors d'une réunion au sommet avec la nouvelle gérante.

Je fais une parenthèse pour dire quand même que la vie est un cirque, et que cette fraîchement nommée gérante est une daube qui ne sait même pas quelles sont les promos du moment et à qui je dois dire de changer les étalages.

Elle est chou et glousse à chaque connerie que je lui sors.

 

Elle a donc répété à Kaa ce que je lui reproche et Kaa a joué le 1er acte.

"Moi ? MOI? ..."

 

Voyant que je ne faisais même pas semblant de participer, elle est passée au 2ème acte et j'ai assisté à une transformation digne des films les plus flippants qui soient.

 


 

La gérante, appelons-la Simplette, en est restée bouche bée.

 

Kaa s'est mise à éructer en me foudroyant de ses yeux mauvais, ses boucles faussement blondes valsant de gauche à droite, noyant le petit noeud rose au sommet de sa tête.

 

Moi j'avais tellement envie de rigoler devant le spectacle que ça la rendue encore plus folle et elle m'a sorti la phrase qui tue "Tu es jalouse parce que je vends bien !"

 

J'ai éclaté de rire devant Simplette dépassée par la scène et qui n'a pu que sortir, "Vous vendez bien toutes les deux et vous êtes mignonnes toutes les deux !"

Mignonne, cette furie ?

Bon ...

 

Entre deux fous rires, j'ai dit que je démissionnais.

 

Le seul truc vraiment moche, c'est que vos proches vous prennent pour une caractérielle, et vous reprochent de ne pas mettre d'eau dans votre vin.

Autrement dit, de faire profil bas.

Peux pas faire ça.

Vraiment pas.

Ni le salaire, ni le job n'en valent le coup.

 

*Catégorie, pas bête mais méchant.

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November 17 2011 5 17 /11 /November /2011 16:31

medium_lagaffe_travail-copie-1.jpg

 

Nous avons garder notre compte bancaire à Modiin, car nous avons le plus chouette des directeurs de banque qui soit.

Mais quand il faut récupérer une nouvelle carte de crédit, je me fais envoyer celle-ci à Kfar saba, dans l'une des innombrables agences de la ville.

 

Au pif, je décide que ce sera celle en réfection dans la rue principale.

LA mauvaise idée !

 

D'abord tu mets trois heures à comprendre où est l'entrée provisoire.

 

Commence alors le jeu de piste, jusqu'à ce que tu repères le garde, planqué derrière les gravats.

Un petit jeune qui dit bonjour tout en jouant sur son téléphone et qui te demande où tu dois aller.

"Je viens chercher ma nouvelle carte de crédit"

"Tu rentres et c'est tout droit."

Merci.

 

Je rentre et le deuxième indice à trouver dans le jeu de piste c'est le guichet ad hoc.

Tout le monde a l'air égaré, même le personnel.

L'être humain déteste le changement, et cela, même si la banque va vraiment faire un lifting.

Je demande à un gars dont le bureau fait face à l'entrée et que l'on doit interrompre toutes les 2 minutes, où je peux récupérer ma carte de crédit.

"Ce n'est pas ici, tu ressors, et tu prends à droite."

Merci.

 

A droite, il y a des machines qui distribuent des tickets en fonction de ce que tu viens faire.

Je prends un ticket.

Je me retrouve dans une salle sans fenêtre, elle aussi en réfection, pleine de chaises avec des gens dessus qui attendent tous un numéro dans la main et, au-dessus d'eux, un grand écran où sont sensés défilés des numéros mais sur lequel rien ne se passe.

 

Enfin, à part le numéro 331.

Moi j'ai le 18.

Tous, moi y compris, nous regardeons dans un aller retour assez stupide, notre numéro et l'écran, notre numéro, l'écran, notre numéro, et ...

 

Jusquau moment où un papy arrive avec son caddie et, bien que tenant  un ticket à la main, se dirige vers un guichet vide.

Du coup je demande à une hotesse que je n'avais pas vue jusque là parce qu'elle ne sert à rien, où est le numéro 18.

Tu vas au bout, c'est le dernier guichet.

Guichet 14 je précise, rien à voir donc avec mon foutu numéro 18.

 

J'attends mon tour.

 

La dame au guichet est comme toutes les israéliennes des guichets, elle est "embijoutée" comme une représentante de chez  Le Manège à Bijoux, elle mange des petits gâteaux secs, parle à sa voisine, répond au téléphone, et tape sur le clavier de ses longs et faux ongles, eux aussi sertis de tout un tas de choses bizarres.

 

Arrive mon tour.

Sourire.

"Que puis-je faire pour toi ?"

Moi: "Je viens chercher ma nouvelle carte de crédit...."

"Tu as un compte privé ? "

"Oui."

"Ici, ce ne sont que les comptes de société. Tu dois aller à l'étage."

"Yaffa, ici présente..."

 

Yaffa, la ronde soixantaine et maquillée comme une voiture volée, se promène parmi ses collègues féminines, parlant de tout un tas de chose, une tasse de café à la main.

 

"...sera à son guichet très bientôt."

 

Je ne sais pas vous, mais il y a des fois où on sait que mieux vaut être philosophe, parce que frapper quelqu'un ne me fera pas obtenir ma carte de crédit plus rapidement.

 

Je monte en me demandant quand Yaffa aura fini son café.

 

Arrivée au guichet de Yaffa, là où c'est écrit "Yaffa", on me dit que ce n'est pas le guichet de Yaffa (?), et que le sien est là où se trouve déjà assise une dame qui a l'air de s'être momifiée tant elle a attendu.

 

J'attends debout derrière elle, et arrivent deux messieurs dont un, qui a largement fréquenter le siècle dernier, lui aussi, et un plus jeune.

Le plus jeune me dit, "Nous attendons au mauvais guichet depuis un bon moment..."

Sous-entendu, on est avant toi, ma vieille.

Oui bon, je n'ai pas le coeur à envoyer paître un centenaire et je souris.

 

Arrive Yaffa The Queen, repue de son café, des dollars en main pour la cliente.

Elle s'assied, remet son siège droit, sautille sur le coussin pour lui redonner la forme de ses fesses rebondies, et commence à compter les billets.

 

Un type arrive, la caricature de l'homme pressé qui croit qu'en ayant l'air pressé, nous, on va l'être moins.

 

Il lui pose une question, et elle répond.

Donc elle arrête de compter les billets.

 

Elle reprend et la mamie lui dit quelque chose.

Elle la fait répéter tout en s'enfournant des petits biscuits secs.

 

Une dame boudinée dans son pull, elle doit, elle aussi, adorer les biscuits secs, et toute essoufflée, arrive et lui sort un "Salut" tonitruant.

Yaffa s'interrompt pour lui répondre et lui demander comment elle va.

Tout le monde va bien.

Mamie attend.

Nous aussi.

 

La dame aussi a l'air pressée.

En tous cas elle nous regarde l'air de dire qu'elle n'a pas que ça à faire.

 

Mamie, elle, elle n'a que ça à faire.

Donc elle dit à Yaffa qu'elle veut verser des sous sur un compte mais elle ne sait pas combien, ni sur quel compte.

Le téléphone sonne.

"Ah, Moshe, comment tu vas ? " demande Yaffa.

"Moi je vais super bien !"

"Tu veux faire quoi, Moshe" ?

La dame boudinée revient lui demander de quoi écrire.

"Attends, donnes-moi ton numéro de compte, tu veux faire quoi, Moshe ? Ah d'accord. Sur quel compte ? Changer le montant ?"

Son portable sonne.

Elle dit à Moshe d'attendre et elle répond.

C'est sa copine Dorit.

"Dorit comment ça va, ma chérie ? Oh oui c'était super...

Non Moshé, ce n'est pas à toi que je parle.

Oui Dorit, je disais...Non Moshé, attend..."

 

Moshé est un client, je le rappelle à ceux qui sont toujours là, pas un ami.

Dorit est une copine.

 

La momie aussi est une cliente.

Et nous....

 

Yaffa jongle entre ses téléphones et l'ordinateur et puis elle finit par dire à sa copine de rappeler dans quelques minutes.

"Oui, Moshé, où en étions-nous ?"

Tout en machant ses gâteaux et en comptant toujours les dollars.

 

"So, how much do you want to put ?"

Mamie ne répond pas, elle s'est endormie.

Mais non je rigole.

La boudinée revient.

Je peux prendre ta machine à calculer ?

 

Mamie se lève à regret et les deux messieurs se précipitent au cas où.

 

Le plus âgé est sourd comme un pot, et l'autre, son fils sans doute, fait tout pour lui.

Et voilà qu'on ne trouve pas la carte d'identité de Papy.

On vide 20 fois les poches du pépé, on soulève le clavier, le paquet de biscuit, on scrute le sol, ...

Pendant que la file s'allonge de gens pressés et que le monsieur très en affaires du début va faire un caca nerveux, et que la dame boudinée souffle.

 

C'est mon tour.

Yaffa n'a pas oublié qu'en bas j'ai dit ce que je viens chercher.

 

Et là, comme dans toutes les banques ici, elle se met à fouiller dans un tiroir où il y a des enveloppes, puis dans un autre un tiroir où il y a aussi des enveloppes, et finalement sort une boite où il y a des cartes de banques.

Trois endroits différents pour ranger des cartes de banques, ça c'est l'organisation à l'israélienne.

 

"Ah mais tu n'es pas dans notre agence ?

 "Non."

"Ici, je n'ai que des cartes de cette agence..."

Et juste quand je commence à dangereusement chauffer, que j'imagine par quel autre orifice je vais lui enfourner ses biscuits secs si elle ne me trouve pas cette .... de carte de banque....

Elle me la sort avec un grand sourire.

"Là voilà !"

 

FIN

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November 11 2011 6 11 /11 /November /2011 16:08

 

abbas-sarkozy 

abbas_obama_.jpg

 

La politique c'est rigolo, mais c'est salaud.

Tout le monde a parlé de l'échange hautement intellectuel des deux bouffons de service au G20, j'ai nommé, la poupée Obama et le lutin Sarko.

Sarko qui traite Netanyehou de menteur c'est marrant, quant on sait que le métier même de politique, c'est d'être un menteur, et ...

Pardon ?

Ah...

Pas menteur ?

Diplomaaaaaate !

Oups! Autant pour moi.

Je suis désolée, et quand je dis ça je ne mens pas !

 

obama_bibi_.jpg

Sarkozy-Netanyahou 

Donc Sarko et consorts sont diplomates.

 

Et Netanyehou est un menteur.

 

Normal, quoi.

 

Et l'autre niais de se plaindre ...

 

"Tu crois que c'est marrant tous les jours d'être LE Président des States ( renifle) et de devoir parler à toute sorte de gens que je n'aime pas (renifle), et que je comprends encore moins....!"

 

"Et puis, (gros soupir),  tu m'as même pas dit que tu allais voter à l'Unesco pour un état palestinien..."

 

Le lutin: "Ah bon ? J'ai fait ça moi ?"(diplomate !) "Merde, chuis désolé mon vieux, j'étais certain de te l'avoir dit !"

 

Alain Juppé, chef de la "diplomatie" française, (le chef des faux-culs donc), a toutefois réaffirmé que la France a "une position équilibrée" au Proche-Orient.

 

Ah mais c'est qu'il est marrant lui !

 

Ceci dit, faut quand même caresser les israéliens dans le sens du poil, (diplomatie) et leur faire croire qu'on veut la justice pour tous ( ça c'est un mensonge) en ménageant la chèvre et le chou, exercice dans lequel les gouvernements français succéssifs se sont essayés, plus ou moins avec talent.

 

Plutôt moins en ce qui concerne les autres démocraties, plutôt bien en ce qui concerne tout un tas de dictatures.

 

Quoi, c'est même po vrai ?

 

Les journalistes, ni menteurs, ni diplomates, eux, seulement journalistes prétendent que ça a fuité, merde, mais c'est qui qu'a fait ça ?

On sait po.

Croix de bois, croix de fer, si je suis journaliste, je vais en enfer.

 

Mais tous, diplomates, menteurs et journalistes, sont d'accord.

"Les deux peuples doivent cohabiter."

Et ça ce n'est ni un mensonge, ni de la diplomatie, c'est de l'humour.

 

Ce que Sarko semble ignorer, c'est que quand Oï Bama parle avec Netaneyou de lui, il se plaint de se farcir ce con.

Et quand Sarko parle à  Netanyehou   il se plaint de devoir faire des courbettes à Oï Bi.

Et quand sarko parle à ...

 

sarkozy-obama

 

Bref, (comme disait Pépin),qu'est-ce qu'on se marre en politique !

 

1-Bongo-Obama 

benali sarkozy

 

 

1737771256.jpg

 

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August 17 2011 4 17 /08 /August /2011 10:28

 

 

Lorsqu'on fait son alya, il faut repasser son permis de conduire.

 

Merci à tous les menteurs qui ont prétendu savoir conduire et qui n'avaient jamais circulé qu'à dos d'âne.

 

Ce ne serait pas si terrible, si, d'une part, il ne fallait pas payer une fortune, et si, d'autre part les conducteurs qui sillonnent les routes israéliennes n'étaient pas aussi dangereux et ignorants du code de la route.

 

Cette pure arnaque officielle de repassage du permis commence par l'examen des yeux chez un opticien agrée.

 

Une amie me donne l'adresse où je dois aller à Kfar Saba, adresse à laquelle je me rends.

  Là, une gentille dame m'envoie chercher un formulaire chez un autre opticien, à l'autre bout de la ville,et me dit de revenir pour l'examen qui me coûtera 20 shekkels.

Je traverse donc la ville et me fait remettre le papier par une fille qui me propose de faire le test chez elle pour 50 shekkels.

 

daltonisme

 

Je retourne au premier endroit et je m'installe devant un appareil pour visionner des images.

Première image, 3 cubes en 3D.

Combien vois-tu de cubes ?

3.

Très bien.

Image suivante, une rue avec au bout un feu de signalisation.

Elle actionne des lumières et je dois dire si c'est à gauche ou à droite.

Parfait !

Ensuite une série de numéro.

Excellent ! Voilà, c'est fini.

 

3 minutes, 20 shekkels, ça suffit.

 

Ensuite le médecin généraliste. J'en prends un au hasard, près de chez moi, il est français.

Il me demande d'où je viens en France et je réponds "Bruxelles".

"Oh, mais vous n'avez pas d'accent !"

Il n'y a qu'un français pour faire ce genre de remarque, vu qu'en France, il n'y a pas d'accents bien sûr, et que les belges, les suisses, les canadiens, les polynésiens, les africains, les tahitiens et j'en passe, s'en foutent, eux, que tu aies un accent ou pas.

 

J'arrive chez le docteur, et à l'accueil, (ah ah ah, l'"acceuil", terme inexistant en hébreu), une secrétaire hurle dans le téléphone.

Pas "bonjour", pas "qu'est-ce que tu veux", pas "je suis à toi dans une minute".....

 

Elle crie sur le mec de la compagnie de téléphone parce qu'apparemment, cela fait 1/4 d'heure qu'il lui explique comment transférer un deuxième appel, alors qu'elle est en ligne et qu'elle n'y arrive pas.

 

"Je ne crois pas être plus bête qu'une autre, mais ça ne fonctionne pas ton truc."

 

Elle fait des test avec le docteur qui est en consultation (qui l'eut cru ?)

"Docteur ? Vous m'entendez ?"

"Oui."

"Et si je transfère ?"

"Non."

 

Elle revient à l'employé du téléphone.

 

"J'ai fait tout ce que tu as dit, je ne suis pas bête quand même."

(On le saura qu'elle n'est pas bête.)

 

La salle d'attente se remplit sans que ça la démonte.

 

"Attendez, je réessaye."

"Docteur ? Vous m'entendez, ça sonne ?"

"Oui. Non."

 

A l'employé.

"Je n'y arrive pas et les patients attendent ici." ( Ah, quand même !)

"Envois-moi quelqu'un pour m'expliquer s'il-te-plaît, je dois être bête."

(Ah quand même !)

 

"Comment personne ne peut venir ?"

"Mais là le téléphone sonne, sur plusieurs lignes, et je ne peux répondre à aucune, tout est bloqué !"

 

"Envois-moi un gars à midi, qu'il me montre s'il-te-plaît." ( Elle va chialer, je le sens....Et lui aussi il le sent.)

"Oui ? Tu m'envois quelqu'un ? Oh merci beaucoup!"

 

Elle me regarde la secrétaire médicale, et elle me dit, "Je hais les ordinateurs et les téléphones, ce n'est vraiment pas pour moi !"

"Comment tu fais alors?" je lui demande.

"Je fais très bien sans !"

...!

 

Le docteur sort.

"Alors tu as résolu le problème ?"

"Non, il vont envoyer un technicien à midi."

 

Il me fait entrer dans son cabinet et la secrétaire médicale (!) lui dit qu'elle sort prendre sa pose, parce qu'elle doit souffler un peu.

"Mais oui" dit le docteur, compréhensif..

 

Consultation.

 

"Bonjour, vous venez d'où en France ?"

 

Le téléphone sonne, il décroche.

Je lui tends mon papier à remplir pour le permis de conduire.

"Vous avez des maladies ?"

Le téléphone sonne, il décroche.

"Vous avez le diabète ?"

Le téléphone sonne, il décroche.

"Vous prenez des médicaments ?"

"Non ? Voilà, c'est fait, au-revoir et bonne journée."

Le téléphone sonne...

 

Dehors la salle d'attente est pleine à craquer et la secrétaire est en remise en forme, quelque part, loin du téléphone.

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