Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 10:07

D'abord je voulais dire que je trouve fascinant de constater que, que j'écrive ou non un billet, j'ai autant de visiteurs.

A quoi bon se fouler alors, mmmm ?

 

Ensuite à tous ceux qui me disent ne plus pouvoir accéder à ce blog ou oublier de le consulter, il suffit de vous inscrire à la newsletter ce qui vous permettra de vraiment penser aux choses importantes.

Faut tout vous dire ou quoi ?

 

Ceci étant dit, je me prépare à ne pas du tout fêter le Nouvel An, car sans homard ni foie gras, ...Oui je sais les oies, le gavage, mais moi c'est le canard...

Oui je sais les canards....

"Bref",  mot vide à la mode, un Nouvel An sans foie gras et sans mièvreries télévisuelle, ça ne vaut pas le coup.

 

Qu'a donc apporter cette foutue année 2011, sinon que j'ai eu un demi-siècle? (Merde..!)

 

Peu de joyeuseté il faut le dire, du moins à l'échelle planétaire, à part peut-être la mort de l'un ou l'autre despote malheureusement vite remplacés par pire et plus jeune.

 

Des massacres ignorés, des femmes réduites à l'état de choses à enfanter, des enfants éduqués dans la haine, des pseudos-croyants obsédés par ces femmes qu'ils appellent le Diable...

 

Oui, je voulais approfondir ce sujet justement.

 

 

Ici et là on a pu lire, je veux dire chez nous, l'attitude minable et primitive de quelques ultras cons, pardon, orthodoxes, qui veulent revenir à l'époque merveilleuse où l'homme de Cromagnon tirait sa femme par les cheveux en grognant.

 

humour femme préhistoire

 

Nous aussi on a nos demeurés, et bien qu'ils soient minoritaires, ils font trop de bruit et personnellement, je ne peux pas les encadrer.

Cette minorité bruyante est celle qui nie l'existence de l'Etat d'Israël, sous prétexte que le Messie aurait raté son vol, mais qui prend les allocations de ce même Etat sans ciller.

Séparation des femmes et des hommes dans les bus, (on croit rêver), enfant agressée parce que sa jupe n'est pas assez longue, jeunes filles qui doivent baisser les yeux et se faire discrète dès qu'un mâle surexcité fait mine de la croiser...

 

J'ai vécu en direct ce genre de comportement hautement ridicule, lors de mes premières semaines en Israël, ce que j'ai raconté je ne sais plus où.

 

Je suis allée avec une amie acheter une cuisinière chez un vendeur de Bnei Brak.

Bnei Brak est une ville ultra religieuse et ultra sinistre où vivent les "noirs"comme on les appelle ici.

Les femmes portent la perruque et ne s'habille qu'en noir et en gris et les hommes portent le costume noir.

 

bnei brak

Notre vendeur à papillotes a pourtant eu l'air ravi de nous voir entrer, mon amie et moi.

Sans doute s'est-il mis à bander, je n'en sais rien, il est resté assis.

Sa secrétaire, elle, nous a regardées comme si nous étions deux poufs en goguette.

 

Ce qui relie les extrémistes en tous genre c'est évidement leur immense bêtise mais aussi une peur viscérale de tout ce qui leur échappe.

Et donc, sous prétexte qu'une femme, bien qu'emballée comme un jambon casher, les fasse soudain bander, il faudrait la priver de toute existence en dehors de la maison.

Oui, je peux écrire et dire "bander", ce n'est pas réservé aux seuls machos et autres limités.

 

la-femme-de-cro-magnon

 

Aucun des "sages" qui conseillent les communautés, sectes, groupuscules en tous genre, n'a jamais préconisé une bonne douche froide à ces imbéciles, ni d'ailleurs ne fût-ce qu'un peu de retenue.

Je me souviens, lors des quelques cours que j'ai suivi à l'oulpan de Modiin, de l'attitude des étudiants pré et post pubères de la yeshiva dans laquelle deux classes nous étaient allouées.

On pouvait voir leurs hormones virevolter autour d'eux telles des milliers de petites fées Clochette titillant leur testostérone.

A la vue de n'importe quelle bout de tissus ressemblant à une jupe ils partaient en vrille, hurlant de leur voix cassée et rougissant de sentir la bête se dresser dans leur pantalon.

 

On en revient toujours à ce problème technique difficilement contrôlé par certains frustrés, pour manipuler ces hommes en "mâle de virilité", soit en prétextant que leurs fautes sont le fait de ce Satan en bas résilles, soit en leur promettant des vierges en file indienne afin de légitimer le pire.

 

Soit on leur interdit toute approche charnel, ce qui les rend parfois, trop souvent, pédophiles.

 

Si tu bandes c'est mal, attends de bander au Paradis.

 

Sexy-Devil-Girl-Adult-Halloween-Costume.jpg

 

 

Je finirai par une note optimiste, car chaque jour apporte son lot de franche rigolade quand même, du moins si on fait un petit effort.

 

Mon assurance m'a appelée, que dis-je, harcelée, pour me vendre de quoi pratiquement espérer l'accident, tant si,  Has Ve Halila ! , "Tu te casses la jambe et tu peux pas travailler, tu reçois 20000 shekkels", si .....

 

Mor, c'est le nom de la fille, ça ne s'invente pas, me pose les questions habituelles, et puis elle me demande si je fume, hésitation, des cigarettes.

Je suis partie d'un fou rire et je lui ai dit que j'aime tellement ce pays, parce que où ailleurs dans le monde, on te précise qu'on parle de fumer des clopes ?

Et elle aussi a ri.

 

Bonne année 2012, qu'elle nous surprenne celle-là !

 

Par Miss caustic - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Ma vie en Israël
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 16:31

medium_lagaffe_travail-copie-1.jpg

 

Nous avons garder notre compte bancaire à Modiin, car nous avons le plus chouette des directeurs de banque qui soit.

Mais quand il faut récupérer une nouvelle carte de crédit, je me fais envoyer celle-ci à Kfar saba, dans l'une des innombrables agences de la ville.

 

Au pif, je décide que ce sera celle en réfection dans la rue principale.

LA mauvaise idée !

 

D'abord tu mets trois heures à comprendre où est l'entrée provisoire.

 

Commence alors le jeu de piste, jusqu'à ce que tu repères le garde, planqué derrière les gravats.

Un petit jeune qui dit bonjour tout en jouant sur son téléphone et qui te demande où tu dois aller.

"Je viens chercher ma nouvelle carte de crédit"

"Tu rentres et c'est tout droit."

Merci.

 

Je rentre et le deuxième indice à trouver dans le jeu de piste c'est le guichet ad hoc.

Tout le monde a l'air égaré, même le personnel.

L'être humain déteste le changement, et cela, même si la banque va vraiment faire un lifting.

Je demande à un gars dont le bureau fait face à l'entrée et que l'on doit interrompre toutes les 2 minutes, où je peux récupérer ma carte de crédit.

"Ce n'est pas ici, tu ressors, et tu prends à droite."

Merci.

 

A droite, il y a des machines qui distribuent des tickets en fonction de ce que tu viens faire.

Je prends un ticket.

Je me retrouve dans une salle sans fenêtre, elle aussi en réfection, pleine de chaises avec des gens dessus qui attendent tous un numéro dans la main et, au-dessus d'eux, un grand écran où sont sensés défilés des numéros mais sur lequel rien ne se passe.

 

Enfin, à part le numéro 331.

Moi j'ai le 18.

Tous, moi y compris, nous regardeons dans un aller retour assez stupide, notre numéro et l'écran, notre numéro, l'écran, notre numéro, et ...

 

Jusquau moment où un papy arrive avec son caddie et, bien que tenant  un ticket à la main, se dirige vers un guichet vide.

Du coup je demande à une hotesse que je n'avais pas vue jusque là parce qu'elle ne sert à rien, où est le numéro 18.

Tu vas au bout, c'est le dernier guichet.

Guichet 14 je précise, rien à voir donc avec mon foutu numéro 18.

 

J'attends mon tour.

 

La dame au guichet est comme toutes les israéliennes des guichets, elle est "embijoutée" comme une représentante de chez  Le Manège à Bijoux, elle mange des petits gâteaux secs, parle à sa voisine, répond au téléphone, et tape sur le clavier de ses longs et faux ongles, eux aussi sertis de tout un tas de choses bizarres.

 

Arrive mon tour.

Sourire.

"Que puis-je faire pour toi ?"

Moi: "Je viens chercher ma nouvelle carte de crédit...."

"Tu as un compte privé ? "

"Oui."

"Ici, ce ne sont que les comptes de société. Tu dois aller à l'étage."

"Yaffa, ici présente..."

 

Yaffa, la ronde soixantaine et maquillée comme une voiture volée, se promène parmi ses collègues féminines, parlant de tout un tas de chose, une tasse de café à la main.

 

"...sera à son guichet très bientôt."

 

Je ne sais pas vous, mais il y a des fois où on sait que mieux vaut être philosophe, parce que frapper quelqu'un ne me fera pas obtenir ma carte de crédit plus rapidement.

 

Je monte en me demandant quand Yaffa aura fini son café.

 

Arrivée au guichet de Yaffa, là où c'est écrit "Yaffa", on me dit que ce n'est pas le guichet de Yaffa (?), et que le sien est là où se trouve déjà assise une dame qui a l'air de s'être momifiée tant elle a attendu.

 

J'attends debout derrière elle, et arrivent deux messieurs dont un, qui a largement fréquenter le siècle dernier, lui aussi, et un plus jeune.

Le plus jeune me dit, "Nous attendons au mauvais guichet depuis un bon moment..."

Sous-entendu, on est avant toi, ma vieille.

Oui bon, je n'ai pas le coeur à envoyer paître un centenaire et je souris.

 

Arrive Yaffa The Queen, repue de son café, des dollars en main pour la cliente.

Elle s'assied, remet son siège droit, sautille sur le coussin pour lui redonner la forme de ses fesses rebondies, et commence à compter les billets.

 

Un type arrive, la caricature de l'homme pressé qui croit qu'en ayant l'air pressé, nous, on va l'être moins.

 

Il lui pose une question, et elle répond.

Donc elle arrête de compter les billets.

 

Elle reprend et la mamie lui dit quelque chose.

Elle la fait répéter tout en s'enfournant des petits biscuits secs.

 

Une dame boudinée dans son pull, elle doit, elle aussi, adorer les biscuits secs, et toute essoufflée, arrive et lui sort un "Salut" tonitruant.

Yaffa s'interrompt pour lui répondre et lui demander comment elle va.

Tout le monde va bien.

Mamie attend.

Nous aussi.

 

La dame aussi a l'air pressée.

En tous cas elle nous regarde l'air de dire qu'elle n'a pas que ça à faire.

 

Mamie, elle, elle n'a que ça à faire.

Donc elle dit à Yaffa qu'elle veut verser des sous sur un compte mais elle ne sait pas combien, ni sur quel compte.

Le téléphone sonne.

"Ah, Moshe, comment tu vas ? " demande Yaffa.

"Moi je vais super bien !"

"Tu veux faire quoi, Moshe" ?

La dame boudinée revient lui demander de quoi écrire.

"Attends, donnes-moi ton numéro de compte, tu veux faire quoi, Moshe ? Ah d'accord. Sur quel compte ? Changer le montant ?"

Son portable sonne.

Elle dit à Moshe d'attendre et elle répond.

C'est sa copine Dorit.

"Dorit comment ça va, ma chérie ? Oh oui c'était super...

Non Moshé, ce n'est pas à toi que je parle.

Oui Dorit, je disais...Non Moshé, attend..."

 

Moshé est un client, je le rappelle à ceux qui sont toujours là, pas un ami.

Dorit est une copine.

 

La momie aussi est une cliente.

Et nous....

 

Yaffa jongle entre ses téléphones et l'ordinateur et puis elle finit par dire à sa copine de rappeler dans quelques minutes.

"Oui, Moshé, où en étions-nous ?"

Tout en machant ses gâteaux et en comptant toujours les dollars.

 

"So, how much do you want to put ?"

Mamie ne répond pas, elle s'est endormie.

Mais non je rigole.

La boudinée revient.

Je peux prendre ta machine à calculer ?

 

Mamie se lève à regret et les deux messieurs se précipitent au cas où.

 

Le plus âgé est sourd comme un pot, et l'autre, son fils sans doute, fait tout pour lui.

Et voilà qu'on ne trouve pas la carte d'identité de Papy.

On vide 20 fois les poches du pépé, on soulève le clavier, le paquet de biscuit, on scrute le sol, ...

Pendant que la file s'allonge de gens pressés et que le monsieur très en affaires du début va faire un caca nerveux, et que la dame boudinée souffle.

 

C'est mon tour.

Yaffa n'a pas oublié qu'en bas j'ai dit ce que je viens chercher.

 

Et là, comme dans toutes les banques ici, elle se met à fouiller dans un tiroir où il y a des enveloppes, puis dans un autre un tiroir où il y a aussi des enveloppes, et finalement sort une boite où il y a des cartes de banques.

Trois endroits différents pour ranger des cartes de banques, ça c'est l'organisation à l'israélienne.

 

"Ah mais tu n'es pas dans notre agence ?

 "Non."

"Ici, je n'ai que des cartes de cette agence..."

Et juste quand je commence à dangereusement chauffer, que j'imagine par quel autre orifice je vais lui enfourner ses biscuits secs si elle ne me trouve pas cette .... de carte de banque....

Elle me la sort avec un grand sourire.

"Là voilà !"

 

FIN

Par Miss caustic - Publié dans : Portrait - Communauté : Ma vie en Israël
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 16:08

 

abbas-sarkozy 

abbas_obama_.jpg

 

La politique c'est rigolo, mais c'est salaud.

Tout le monde a parlé de l'échange hautement intellectuel des deux bouffons de service au G20, j'ai nommé, la poupée Obama et le lutin Sarko.

Sarko qui traite Netanyehou de menteur c'est marrant, quant on sait que le métier même de politique, c'est d'être un menteur, et ...

Pardon ?

Ah...

Pas menteur ?

Diplomaaaaaate !

Oups! Autant pour moi.

Je suis désolée, et quand je dis ça je ne mens pas !

 

obama_bibi_.jpg

Sarkozy-Netanyahou 

Donc Sarko et consorts sont diplomates.

 

Et Netanyehou est un menteur.

 

Normal, quoi.

 

Et l'autre niais de se plaindre ...

 

"Tu crois que c'est marrant tous les jours d'être LE Président des States ( renifle) et de devoir parler à toute sorte de gens que je n'aime pas (renifle), et que je comprends encore moins....!"

 

"Et puis, (gros soupir),  tu m'as même pas dit que tu allais voter à l'Unesco pour un état palestinien..."

 

Le lutin: "Ah bon ? J'ai fait ça moi ?"(diplomate !) "Merde, chuis désolé mon vieux, j'étais certain de te l'avoir dit !"

 

Alain Juppé, chef de la "diplomatie" française, (le chef des faux-culs donc), a toutefois réaffirmé que la France a "une position équilibrée" au Proche-Orient.

 

Ah mais c'est qu'il est marrant lui !

 

Ceci dit, faut quand même caresser les israéliens dans le sens du poil, (diplomatie) et leur faire croire qu'on veut la justice pour tous ( ça c'est un mensonge) en ménageant la chèvre et le chou, exercice dans lequel les gouvernements français succéssifs se sont essayés, plus ou moins avec talent.

 

Plutôt moins en ce qui concerne les autres démocraties, plutôt bien en ce qui concerne tout un tas de dictatures.

 

Quoi, c'est même po vrai ?

 

Les journalistes, ni menteurs, ni diplomates, eux, seulement journalistes prétendent que ça a fuité, merde, mais c'est qui qu'a fait ça ?

On sait po.

Croix de bois, croix de fer, si je suis journaliste, je vais en enfer.

 

Mais tous, diplomates, menteurs et journalistes, sont d'accord.

"Les deux peuples doivent cohabiter."

Et ça ce n'est ni un mensonge, ni de la diplomatie, c'est de l'humour.

 

Ce que Sarko semble ignorer, c'est que quand Oï Bama parle avec Netaneyou de lui, il se plaint de se farcir ce con.

Et quand Sarko parle à  Netanyehou   il se plaint de devoir faire des courbettes à Oï Bi.

Et quand sarko parle à ...

 

sarkozy-obama

 

Bref, (comme disait Pépin),qu'est-ce qu'on se marre en politique !

 

1-Bongo-Obama 

benali sarkozy

 

 

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Par Miss caustic - Publié dans : Portrait - Communauté : Etats d'âme
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 09:01

 

Deux femmes d'un âge incertain entrent.

L'une, le sosie de la Castafiore, embrasse Igor, son vendeur préféré, tandis que le sus-nommé s'échauffe mentalement pour ce qui va suivre.

 

Ces deux là viennent acheter, beaucoup acheter même.

 

( Je travaille à présent dans un magasin très luxueux, de vêtements très coûteux, et de chaussures dont les talons sont à la hauteur des prix.)

 

Seul problème, trouver des vêtements dans lesquels elles vont rentrer.

Elles sont d'excellente humeur et blagueuses si j'en crois les fous rires qui déchirent la pièce du bas, surmontant la musique d'ambiance, et arrachant à Igor un rire de hyène, auquel décidément, je ne m'habituerai jamais.

 

La copine de la Castafiore se déshabille à côté de la cabine d'essayage, surgissant au milieu du magasin, et face au rayon homme, en gaine ultra moulante.

 

Une gaine couleur chaire qui enlèverait toute envie, même à un taulard fraîchement libéré et sérieusement en manque.

 

Rien de sexy là-dedans, ni dehors d'ailleurs, et Igor se met à l'ouvrage.

 

La Castafiore, elle, est étalée de toute son envergure dans un canapé qui en a senti d'autres, et fait ses commentaires, en russe.

 

L'autre enfile ce qu'on lui a préparé sur une tringle, et se présente au vendeur, les seins à moitié dehors, les bras en l'air dans ce que j'interprète comme une demande de lui rentrer tout ça au plus vite.

Celui-ci se met à enfoncer à pleines mains, tout ce qui dépasse dans le décolleté d'une robe de style qui du coup,n'a plus grand chose de stylé.

 

Miraculeusement, et contrairement aux lois les plus élémentaires sur la gravité, rien de ce que Igor enfourne d'un côté, ne ressort de l'autre.

 

J'ai très envie de rire, ce que font les deux clientes d'ailleurs, mais les vendeurs, eux, en ont vu d'autre.

Ils restent impassibles, priant pour qu'elles investissent le plus de tenues possibles, tenues conçues pour des femmes qui n'ont aucun appétit, et encore moins de formes.

 

Les deux plantureuses sont optimistes, à tel point qu'elles demandent même à essayer des peties choses toutes mimis et taille xs.

Xs dans ce magasin, c'est l'équivalent d'une illusion de vêtement, dans un tissu tout aussi fantomatique.

 

Mais bon, qui ne tente rien ...

 

 

 

 

.

 

Par Miss caustic - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Ma vie en Israël
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 11:28

Elle entre, sûre de l'effet qu'elle va produire.

(Croit-elle.)

 

D'abord un regard dans le premier miroir de l'entrée.

Cette image, cette vision si satisfaisante, cette délectation, elle est comme aimantée vers son reflet.

 

Elle ne peut s'empêcher de passer devant encore et encore et de se regarder, apprécier l'image qu'elle reçoit d'elle-même.

Elle est parfaite, c'est incroyable.

Elle a une chance inouï d'avoir hérité de ce corps élancé et mince.

Ce visage ravissant et cette démarche féline.

Et le regard des autres, la sensation d'être exceptionnelle.

Le désir dans les yeux des hommes, l'envie dans ceux des femmes.

 

Elle avance auréolée d'autosatisfaction, elle n'en plus d'être si belle, si désirable, si ...

 

...Pourtant, cette ridule au coin des lèvres.

Cet imperceptible affaissement du menton.

Ces petites taches qui apparaissent sur les mains.

La peau qui a tendance à se relâcher..

 

Elle balaie ces pensées négatives d'un mouvement hautain.

 

Dans le genre "Je suis ridicule mais je n'en mourrai pas", elle est quand même près du coma.

Du coma narcissique j'entends.

Cette moue boudeuse accrochée à ses lèvres gonflées, ce visage sans expression, hormis celui de la vanité.

Et cette insupportable transe quant à sa personne, son moi, et son surmoi.

 

Et la phrase qui tue, quand on lui dit que ce vêtement lui va si bien.

"Je sais".

 

 

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Par Miss caustic - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Etats d'âme
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